Le Rajasthan nous a enchantés. Un peu étourdis par tant de beauté mais aussi de vie, nous sommes revenus avec la tête pleine de mosaïques de couleurs, de visages et d'images ! De ce séjour, nous retiendrons une règle essentielle, base de la vie quotidienne en Inde : c'est la loi du plus fort qui prime. En Inde, on ne vit pas, mais on survit. Darwin avait sûrement des origines indiennes !
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Taux de change en nov. 2005 : 1 Euro = 54 Rupee
Notre budget : 960 Euro (soit 1 120 USD à l'époque) pour 2 pers. et 2 semaines (320 E pour les transports + 250 E pour les repas + 225 E pour des hôtels à petit et moyen budget + 90 E pour les visites + 72 E en dépenses diverses)
Sites d'infos :
- www.indiatourism.com : site offiel de l'Office de Tourisme indien
- http://mapsofindia.com/maps/ : site contenant une multitude de cartes sur l'Inde
- http://kropla.com/city_india.htm : liste des codes téléphoniques des principales villes indiennes
- www.bsnl.co.in/stdsearch.php : portail de recherche de codes téléphoniques par ville
- www.indianrail.gov.in : site de l'Indian Railways où on peut acheter ses billets de train via le net
- www.delhi-hotels.geohealthweb.com : site de réservation d'hôtels, des plus luxueux aux hôtels à petit budget
- www.heritagehotels.com : liste des hôtels de charme en Inde, situés bien souvent dans des anciens palais ou des havelis (demeures de marchands)
- www.pushkarfestivals.com : site d'une agence de voyage où figurent chaque année des infos sur Pushkar et les dates de son festival des chameaux

Ne faisant pas partie du Rajasthan, New Delhi et Agra ne figurent pas sur cette carte (de l'agence Indian Travel Tours). Mais nous avons visité ces 2 villes puisque c'est par New Delhi que la plupart des voyageurs entrent au Rajasthan et Agra est à 2h de New Delhi. Pourquoi s'en priver !
Notre hôtel : on n'a pas d'hôtel à vous conseiller après notre mésaventure.
Nous avons réservé le Rahul Palace Hotel par le site de la SNCF. Arrivés à Dehli à minuit et demi passé, la réception nous redirige vers un autre hôtel de standing plus médiocre, le Megha Sheraton Hotel, sous prétexte que le Rahul était plein. Après réflexions, nous aurions pu protester mais il était tard et nous étions bien fatigués ! Nous sommes réveillés à 3h du matin car la tuyauterie de notre salle de bain a éclaté et que notre étage et le RDC sont inondés. En tenue pour dormir et ensommeillés, nous assistons au nettoyage de notre chambre et de l'étage par 3 hommes de ménage.
Le lendemain, après une très très courte nuit, nous avons à peine mis les pieds dehors qu'un employé de l'hôtel nous harcèle pour nous vendre des tours organisés. Il ne part qu'après s'être fait bruyamment malmené par Christophe. Cerise sur le gâteau, le Megha Hotel nous réclame 120 USD alors que nous avions déjà payé 75 E par internet pour 2 nuits et que la chambre ne vaut même pas 10 USD la nuit ! Les vacances commencent bien ! A notre retour à Bangkok, j'ai bien sûr déposé une réclamation sur le site de la SNCF qui me dit que les plaintes ne sont valables que si elles sont envoyées par courrier. Perte de temps, je n'ai fait aucun courrier postal. Et l'hôtel est toujours sur le site. Merci la SNCF !
Malgré ces déboires sans compter les spéculations de la presse sur les bombes qui avaient touché Dehli une semaine avant notre arrivée, nous parvenons tout de même à profiter de la vieille ville : le Fort rouge que nous avons trouvé décevant, l'ambiance bon enfant de la grande mosquée de Jama Masjid, l'avenue animée de Chandni Chowk avec ses bazars, le marché aux épices de Khaori Baoli et le copieux déjeuner chez Karim, proche de la grande mosquée.
Se rendre à Agra : train 2è classe réservé à l'avance sur le site www.indianrail.gov.in / Billet à 7 E par pers. pour 2h15 de trajet
Kamal Hotel (tél : 0562 330 126 / email : kamal@hotmail.com)) : ce n'est vraiment pas le grande luxe et je dirai même que la propreté est un peu douteuse mais nous le choisissons pour sa proximité au Taj Mahal et son restaurant en terrasse avec vue sur l'édifice. Et le manager est très sympa et serviable (chambre double à 450 Rps la nuit soit 8,5 E)
Resto conseillé : Joney, dans le centre ville, et ses fameux lassi à la banana, de vrais étouffe chrétiens qui pourraient remplacer un repas ! (petit budget)
A faire : Taj Mahal, le Fort, Itmad-Ud-Daulah, petit déjeuner sur la terrasse du Kamal Hotel après avoir assisté au lever du soleil de l'intérieur du Taj
Cette 2è journée commence bien mieux que la précédente : le trajet en train est court (6h-8h15) et confortable. Nous retrouvons sans difficulté nos places grâce au panneau d'affichage à l'entrée des wagons avec les noms de tous les passagers. Pendant le trajet, un repas et des bouteilles d'eau nous sont servis, et le tout est inclus dans le prix dérisoire de 7 Euro par pers. !
A la gare d'Agra, nous prenons un rickshaw pour nous emmener à l'hôtel et le gardons pour visiter les sites. Christophe n'a pas voulu négocier et c'est un peu avec dépit à la fin de la journée que nous réalisons que non seulement le chauffeur nous a emmenés dans un resto attrape touriste tout en ayant déjeuné à nos frais mais que son tarif à la journée (450 Rps) s'est avéré plus élevé que celui de ses collègues (250 Rps normalement). Une bonne leçon pour nous !
Mais sans trop de regret puisque nous nous faisons arnaquer de seulement 3 E, ce qui est peu pour nous mais beaucoup en Inde, et que notre chauffeur-guide connaît la ville comme sa poche. Sans entrer dans le Taj Mahal, visite en détail que nous réservons pour le lendemain, nous admirons l'édifice de 4 points différents : de l'entrée et de l'intérieur du fort, de la rive opposée du fleuve Yamuna et sur le chemin en partant vers le Baby Taj. La balade se poursuit avec l'impressionnant Fort rouge et Itmad-Ud-Daulah, appelé aussi le Baby Taj, plus intimiste et moins imposant que son aîné. La journée s'achève en beauté : nous déjouons les plans de notre guide pour nous faire visiter les ateliers de marbre de la ville et arrivons à temps au fort pour assister au coucher de soleil sur le Taj Mahal.
Le lendemain, lever aux aurores et arrivée au Taj à l'ouverture, à 6h, pour admirer le site au lever du soleil et profiter du nombre restreint de touristes pour visiter l'intérieur. Bien que moins impressionnant que dans notre imagination, le Taj n'en reste pas moins majestueux avec ses fines inscrustations de pierre de couleur et ses murs de marbre habilement sculptés. Pour la petite histoire, l'Empereur Shah Jahan, qui fit construire ce monument au 17è siècle en souvenir de sa 2nde femme décédée en couche, fit amputer les mains de tous les maçons afin de s'assurer qu'aucun d'entre eux ne puisse reproduire un aussi beau chef d'oeuvre. Ah, c'est beau l'amour !
Se rendre à Fatehpur Sikri : une heure de bus local à partir d'Agra pour 6 francs 6 sous
La visite de Fatehpur Sikri se fait à partir d'Agra, après avoir visité l'intérieur du Taj Mahal. Une heure de route chaotique à travers un paysage dépouillé, non sans nous être auparavant battus pour avoir des places assises dans le bus. Avec surprise, nous découvrons une ville pas si fantôme que ça ! C'est jour de fête à la mosquée. Les habitants ont revêtu leurs plus belles parures pour aller prier. Des étalages de tissus égaient la place principale avec des imprimés aux couleurs châtoyantes. Entre deux enfants qui nous harcèlent gentiment pour se faire photographier, nous parvenons tant bien que mal à nous frayer un chemin vers la mosquée, ses salles de prière ouvertes et ses mosaïques sculptées sur la pierre rouge.
Pour le bus de retour, nous imitons sans scrupule les indiens : le bus à peine arrivé, nous lançons notre sac sur une place assise à travers le hublot. D'autres, moins élégants, vont même jusqu'à monter dans le bus par les fenêtres ou lancer avec précipitation le plus petit de leurs enfants sur un siège. Darwin n'aurait-il pas des origines indiennes ? Le dîner à l'hotel Kamal nous réserve une surprise de taille pour notre dernière nuit à Agra : plusieurs feux d'artifice éclatent simultanément mais malheureusement, le Taj Mahal n'est pas éclairé la nuit !
Se rendre à Jaipur : en bus deluxe gouvernemental devant l'hôtel Sakura (250 Rps par pers. soit plus de 2,3 E)
Atithi Guest House (tél : 0091 141 2378679 / email : atithijaipur@hotmail.com) : accueil très chaleureux, chambres petites mais très propres (500 Rps la double soit 9,3 E la nuit), charmant petit jardin et terrasse à l'étage où on peut petit déjeuner.
Restos conseillés : Handi avec de copieux plats de viande en BBQ - Surya Mahal, resto végétarien avec un très bon thali.
A faire : les rues marchandes du centre ville, le City Palace, le Palais des Vents, le fort D'Amber
Malgré des places réservées à l'avance par l'hôtel Kamal, nous apprenons avec déception, après 45 mins d'attente à la gare, que le train pour Jaipur est plein. Avec le faible coût des billets (6 E pour 2 pers.), nous nous offrons le luxe de partir sans demander leur remboursement et de prendre dans la foulée un bus deluxe gouvernemental pour Jaipur. Le manager de l'hôtel Sakura, devant lequel stationnent la plupart des bus gouvernementaux, nous propose gentiment de réserver un hôtel à Jaipur pour nous, ce que nous acceptons, puisque l'hôtel est bien noté par le Lonely Planet.
Mais là encore, nous aurions dû nous méfier : dans le bus, une personne de la compagnie donne discrètement à chaque touriste étranger un petit dépliant dénonçant les pratiques condamnables d'une mafia des hôtels à Jaipur. Consigne nous est donnée par écrit de ne pas ébruiter l'existence de ce dépliant. Autre arnaque détournée ? Un peu dubitatifs, nous suivons les conseils du dépliant et déclinons l'invitation du rabatteur qui monte dans le bus à l'approche de Jaipur pour nous emmener à l'hôtel réservé.
L'après-midi est consacré à la visite des rues marchandes du centre ville avec ses nombreux magasins de tissus et les anciennes maisons de riches marchands. La ville porte bien son surnom de ville rose. Les murs de couleur rose prennent des teintes rouges sombre la journée avant de virer à l'orange foncé au coucher du soleil. Sur le chemin, nous découvrons un temple de la fertilité non mentionné dans le guide, le Shri Radah Damodar III, où tourne sans cesse en rond une vingtaine de femmes. Elles prient pour tomber enceintes ou pour la fécondité d'une de leurs proches. Notre 1ère balade s'achève à la jolie Porte de Tripoli.
2è jour à Jaipur : visites du site scientifique de Jantan (pas vraiment extra), du City Palace (joli et intéressant mais pourrait être mieux entretenu avec moins de graffitis sur les murs), l'extérieur du Hawa Mahal ou Palais des Vents au coucher du soleil.
3è jour à Jaipur : lever du soleil face au Palais des Vents qui est eclairé dans son intégralité vers 8h, visite de l'intérieur du site et départ en bus local vers le fort d'Amber. Ah, j'oubliais une petite anecdocte amusante sur le Palais des Vents dont le nom paraît si poétique mais la raison de son existence beaucoup moins. La palais abritait les femmes de la cour auxquelles il était formellement interdit de sortir dans les rues. Des petits balcons nichés dans les hauteurs de l'édifice, les femmes pouvaient ainsi observer la vie des habitants de Jaipur tout en restant dissimulées au regard des gens de la rue.
Se rendre à Pushkar : 3 h de bus local avec un changement à Ajmer (3,3 E par pers. le trajet), mais il existe aussi un bus direct mais qui ne part de Jaipur qu'une fois par jour. A cette époque là, le départ était à fixé 13h.
Navratan Palace (tél : 0091 145 2772981 ou 145) : accueil sympa / situé en plein centre ville, juste à côté du campement des chameaux et du stade où se déroulent toutes les manifestations / prix très raisonnables pour une période de fête (1 000 Rps la double soit 18,5 E la nuit)
Restos conseillés : RS Restaurant resto végétarien face au temple Brahma et se trouvant à un coin de rue animée - Madubar Hotel avec une agréable terrasse ombragée
A faire (un programme officiel est publié en anglais et affiché dans les hôtels) :
- se balader sur le campement à différents moments de la journée (surtout tôt le matin et avant le coucher du soleil)
- manger au RS restaurant et observer les pélerins monter au temple Brahma et la foule compacte et colorée de gitanes, de chameliers et de touristes se diriger vers le campement
- ne pas rater les manifestations organisées tout au long de la journée au Mela Ground, le stade de la ville : concours de la moustache la plus longue, concours de beauté de chameaux, concours de dressage de chevaux, courses de chameaux etc...
- assister à un spectacle de danses traditionnelles organisé le soir dans les temples
- suivre la marche spirituelle à travers la ville : les personnages sont enfantins, les costumes colorés, le tout dans une ambiance très zen et très secte.
- se rendre aux ghats, aux bords des rives du lac, où viennent se laver les pélerins et les sadhus baba, ascètes hindous (attention, les photos sont interdites)
Sur notre route, nous avons rencontré de nombreux touristes préférant fuir les tumultes et les foules du festival des chameaux à Pushkar. Heureusement, nous ne les avons pas écoutés. Car ces 3 jours passés dans ce haut lieu de pélerinage ont été la partie la plus surprenante et la plus marquante de notre séjour !
Avec tous ces chameliers à la coiffe colorée et ces gitanes provocantes richement parées, nous nous sentons comme projetés dans un film d'une autre époque. Retour au moyen-âge. Certes, les touristes sont nombreux mais pas aussi nombreux que les nuées d'indiens qui envahissent chaque jour davantage les rues de la ville. Pushkar grouille de vie, d'odeurs d'encens, de chants, de cris, de rires. Le séjour va au-délà de nos espérances et 3 jours ne sont pas de trop pour s'imprégner pleinement de l'ambiance joviale de Pushkar.
Entre nous, messieurs, il est bien difficile de résister au charme d'une jeune gitane à la démarche provocante, au port de tête noble, à son regard clair et hypnotisant et à son sourire envoûtant, surtout lorsque celle-ci vient vous vendre des colliers ou proposer de se faire prendre en photo contre 10 Rupees. Christophe cède et nous nous retrouvons avec un joli collier bleu turquoise. La jeune chipie ne s'est pas privée pour glisser discrètement à son oreille que les gitanes sont de sacrées femmes et que tant qu'il n'y aura pas goûtées, il ne pourra jamais connaître leurs qualités. Sans rancune de ma part !
Se rendre à Udaipur : préférer les bus gouvernementaux aux bus privés pour éviter les arrêts fréquents, mais il n'y a qu'un bus gouvernemental par jour au départ de Pushkar (vers 13h)
Poonam Haveli (tél : 0091 294 2410303 ou 2525755 / email : poonamhaveli@hotmail.com : ce n'est peut être pas le plus bel hôtel d'Udaipur mais il a le mérite d'être près du lac, en plein centre ville, et d'avoir une terrasse où petit déjeuner en assistant tranquillement au lever du soleil / chambres doubles assez propres à 670 Rps la nuit soit 12,5 E
Restos conseillés : Jag Niwas Palace Hotel avec ses petits blacons privés où, assis en tailleur sur de confortables coussins, on a une magnifique vue sur le lac et le Lake Palace où a été tourné Octopussy avec James Bond - Bagore-ki-Haveli avec son spectacle de danses traditionnelles suivi d'un dîner au bord du lac - Ambrai restaurant, situé de l'autre côté d'un bras de la rivière et face au City Palace
A faire :
- temple sculpté de Jagdish
- City Palace avec toutefois des bâtiments intérieurs un peu décevants
- Balade sur le lac à partir du City Palace et visite de l'ile Jagmandir
- se balader dans la vieille ville pour assister aux bains des femmes en fin d'après midi
- Bagore-Ki-Haveli, ancienne demeure d'un premier ministre du 18è siècle comptant plus de 100 chambres (possibilité de voir un spectacle de danse traditionnel et ensuite de dîner au bord du lac)
- assister au coucher de soleil sur le City Palace en sirotant un lassi au Ambrai restaurant
Quel contraste entre Pushkar avec ses chants et discours passés à tue-tête dans tous les quartiers de la ville de 6h à 18h et le calme et la douceur de vivre à Udaipur ! Tout se passe au fil de l'eau : des palais extravagants aux dîners en amoureux dans des restaurants surplombant les bords du lac Pichola, sans oublier la fête des lumières à laquelle nous avons la chance d'assister près de la porte du Bagore-Ki-Haveli.
A la tombée de la nuit, femmes et enfants confectionnent avec soin et créativité de petites embarcations en pâte à sel ou en matière végétale à l'intérieur desquelles sont déposées de minuscules bougies. Aucune forme n'est imposée et ce sont des centaines d'embarcations en forme de bateaux, de gâteaux, de fruits, d'animaux et de maisons que nous voyons fondre dans l'obscurité du lac. Patiemment, les propriétaires des embarcations observent leurs oeuvres s'éloigner en espérant qu'elles aillent le plus loin possible sans prendre le feu ou couler. Sous une lune ronde et joviale, le spectacle est absolument magique.
Se rendre à Ranakpur : 2h15 en taxi privé d'Udaipur à Ranakpur
Resto conseillé : la cantine du temple, où, pour une misère, on mange à volonté la nourriture cuisinée au temple ! Ambiance très populaire puisque c'est ici que les pélerins viennent se rassasier (17 Rps par pers. soit 0,3 E !)
Sur le chemin de Udaipur vers Jodhpur, nous visitons le magnifique temple sculpté de Ranakpur. Construit au 15è siècle avec 29 halls et 1444 piliers, le temple est un véritable bijou architectural. Plus grand et plus important temple Jaïn en Inde, celui de Ranakpur accueille de nombreux pélerins mais il n'ouvre ses portes aux étrangers qu'à partir de midi.
La précision et la finesse des sculptures nous ont laissés sans voix. Tout est sculpté dans le moindre détail : murs, portes, piliers et plafonds regorgent de femmes pulpeuses aux courbes aguicheuses, d'animaux sacrés, de dieux aux regards fixes et de scènes oscillant entre l'érotisme et le religieux.
Malgré l'interdiction de monter aux étages supérieurs, des moines peu scrupuleux, nous proposent d'ouvrir les portes des étages moyennant une rétribution de 100 Rps par personne (moins de 2 E) alors que l'entrée du temple est gratuite ! Un peu agacés, nous refusons. Sans regret, car la vue du temple sur une colline environnante est fort jolie.
Se rendre à Jodhpur : 3h30-4h de route en taxi privé (2 000 Rps le taxi soit 37 E, une fortune)
Shahi Guest House (tél : 0091 291 2623802/ email : shahigh@rediffmail.com) : hôtel ne figurant pas à l'époque dans le Lonely Planet mais recommandé par Yogi's Guest House qui était complet. Situé dans les ruelles de la ville bleue, un peu à l'écart des autres hôtels, il est tout simplement charmant. C'est un ancien haveli (maison de marchands) possédé par un gentil jeune couple. Les petits déjeuners sont servis sur le toit de l'hôtel avec une superbe vue sur le fort. Et pour 12 E seulement (600 Rps), j'ai enfin eu ma chambre de princesse. Simple mais spacieuse et propre, elle offrait un coin salon ainsi qu'un lit disposé au centre de la pièce et un étage supérieure qui permettait aux femmes de la famille d'observer les invités sans être vues. Il y avait également des chambres moins chères mais aussi plus chères, chacune avec une disposition et une décoration originales.
Resto conseillé : Yogi's Guest House et sa terrasse avec vue sur le fort et sa cuisine généreuse préparée avec soin par des népalais
A faire : le fort de Meherangarh - le marché de Sadar autour de Clock Tower - Se balader sans but dans la vieille ville - Acheter des épices aux marchés aux épices chez MV Spices (les autres magasins vendent souvent des contrefaçons) - Goûter à la spécialité locale : les lassis au safran (ceux de Shri Mishrilal Hotel sont excellents et ils vous dévoilent même leur recette)
Avec une arrivée nocturne à l'hôtel, nous restons à peine un jour et demi à Jodhpur. C'est court mais suffisant pour voir les principaux sites. De l'hôtel, nous rejoignons le palais forteresse de Meherangarh à pied. La montée est raide mais faisable. Le fort, construit au 15è siècle et toujours habité par le maharajah de Jodhpur est un enchantement : les bâtisses sculptées sont impressionnantes et chargées d'histoires que la visite audio-guidée nous fait découvrir à notre ryhtme ; la vue sur la ville bleue des remparts du fort est magnifique.
Après une brève visite du très decevant et trop récent Umaid Bawan Palace, sans âme et ni magnificence, nous nous baladons sans but dans la vieille ville bleue, à travers un labyrinthe de ruelles colorées dont nous n'en sortons, pour aller au marché central, que grâce à la bonne mémoire et au bon sens de l'orientation de Christophe (sans conteste meilleur que le mien). En prenant les ruelles les plus éloignées, nous échappons enfin au flot tumultueux des marchands, des carrioles à boeuf et aux acheteurs bruyants et pressés de clore leurs transactions. Les rues deviennent plus calmes et les gens plus souriants. Des papys jouent aux cartes. Des femmes font tranquillement leur marché. Un boeuf, couché à travers l'entrée d'une maison et que personne n'oserait déranger, nous jette un regard morne et sans surprise. Un petit garçon nous hèle pour nous faire, avec fierté, une démonstration de prépartion de nans, petits pains indiens sans goût.
Le séjour se termine déjà. Et tout était trop beau pour continuer comme ça ! Les déités indiennes nous réservent une surprise de taille pour notre dernier jour : retard de notre avion de 5 heures avec Indian Airlines, sans oublier les 40 mins d'attente au comptoir pour finalement s'entendre dire par l'hôtesse que faire la queue est inutile puisque l'avion sera en retard ! Pour gagner du temps et avoir une demi-journée à Delhi, nous avions en effet opté pour l'avion (67 USD le trajet / pers.). Mais c'était sans compter l'efficacité de Indian Arilines ! Après tout, ce sont aussi ces petits inconvénients qui rendent nos voyages si inoubliables !
Seul regret : ne pas avoir eu le temps de visiter le désert de Jaisalmer et son pittoresque château, le temple aux rats de Karna Mata à Bikaner et la ville de Shekhawati et ses extraordinaires maisons de marchands. Peut-être lors d'un prochain séjour (petit message à mon compagnon) ?