Profitant que Christophe soit en mission en Allemagne et que Bangkok Airways, son employeur :), ait maintenu ses vols pour le Japon via Hiroshima, je décide de retourner au Pays du Soleil Levant, un an près mon premier séjour (Voyage de mars-avril 2008)). Ce bref voyage d'une semaine m'emmène successivement aux temples de Nikko, puis à Tokyo où j'assiste à un tournoi de sumos, pour finir en beauté par l'impressionnant château d'Himeji. Ce second séjour ne fait que renforcer ma fascination et mon admiration pour ce pays aux multiples visages.
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MES AUTRES SEJOURS AU JAPON : Mars - Avril 2008
VOIR AUSSI : Allemagne - Australie - Bhoutan - Birmanie - Cambodge - Chine - Etats-Unis - France - Inde - Indonésie - Italie - Jordanie - Laos - Malaisie - Nouvelle-Zélande - Philippines - Singapour - Thaïlande - Vietnam
Ce voyage s'est organisé très vite : en à peine 2 semaines, il a fallu déterminer les destinations, réserver les billets d'avion et les hôtels, acheter le Japan Rail Pass et consulter les horaires de train. Et comme le hasard fait bien les choses, mon voyage coïncide avec le plus grand festival de Nikko et un tournoi de sumo à Tokyo. Décollage de Bangkok vers 1h du matin et arrivée à Nikko le lendemain à 18h, après 5h de vol et près de 7h de train, sans compter les attentes et les transferts via Hiroshima, Osaka, Tokyo et Utsunomiya ! Un long voyage donc qui ne semble pas du tout logique puisqu'il est plus pratique d'atterrir à Tokyo pour se rendre à Nikko, mais passer par Hiroshima a été, pour moi, la contrepartie pour entrer au Japon à titre gracieux !
Le propriétaire de la pension Rindo-No-Ie vient me chercher en voiture à la gare JR de Nikko. Il accepte même gentiment de m'accompagner au supermarché du coin, au nom français de "Le Lion d'Or", faire quelques courses pour mon dîner et les casse-croûte déjeuner de mes prochains jours. Minshuku Rindo-No-Ie (les minshukus sont des pensions familiales japonaises) est située dans un quartier résidentiel sans prétention mais calme et fleuri, de l'autre côté du pont, à 5 mins en voiture ou 10 mins à pied des gares Tobu et JR. La maîtresse de maison, Kaiko, me fait découvrir une chambre de style japonais confortable et lumineuse, puis, insiste pour me présenter aux autres invités de la maison, dont trois jeunes, viennent, à ma grande surprise, de Thaïlande ! Il est d'autant plus étonnant de tomber sur des Thaïlandais hors de Thaïlande que ces derniers ne sont pas des grands voyageurs, excepté dans leur pays !
La journée du lendemain est consacrée aux temples, les principales attractions à Nikko mais également une des destinations les plus prisées au Japon. Et les temples de Nikko méritent bien leur réputation !!! A l'entrée du sanctuaire, se dresse avec élégance le pont vermillion du 17è siècle de Shinkyo, enjambant la pittoresque rivière Daiya. Réservés autrefois aux membres de la cour impériale et aux généraux, ce pont sacré n'est aujourd'hui ouvert au public qu'à l'occasion de festivals ou de mariages, comme celui auquel j'assiste par hasard ce jour-là. Le marié est vêtu d'un kimono noir et gris anthracite et la mariée, d'une parure blanc immaculé. Le couple arrive en rickshaw devant le pont, le traverse, se présente devant deux maîtres de cérémonie habillés de kimonos traditionnels colorés, avant de repartir en rickshaw vers les temples, suivi de près par toutes la famille en minibus. Je les retrouverai plus tard dans l'un des temples.
Du pont Shinkyo aux temples, c'est environ 10 mins de marche. Le centre historique de Nikko se compose en fait de deux haut-lieux de pélerinage que sont Toshogu et Futurasan, puis d'un temple, celui de Rinnoji. Ce jour là, veille de festival et en plein week-end, les temples étaient bondés, à tel point que je les parcours à la va-vite. Toshogu est envahi par des hordes de japonais, principalement des groupes d'écoliers et des personnes du 3è age. Le guide Lonely Planet a entièrement raison lorsqu'il conseille de visiter Nikko en semaine afin d'éviter les foules !
A l'entrée de chaque temple sont vendus une multitude de porte-bonheur : des gris gris pour la chance, pour tomber enceinte, pour les voyages, pour la guérison, pour la réussite aux examens et que sais-je encore ! Les temples exploitent avec beaucoup d'habileté la superstition des japonais et le commerce des gris gris semblent extrêment lucratif : un porte bonheur peut coûter jusqu'à 4000 Yens (30 Euros). Mes préférés sont les tablettes de prière en bois peintes à la main (700 Y soit 5,4 Euros) que je suis supposées laisser accrocher à l'entrée du temple après y avoir écrit ma prière mais que je ramènerai à Bangkok en guise de simple souvenir.
Pour la pause déjeuner, je déniche un coin isolé plutôt bucolique : un sentier de randonnée, à gauche de l'entrée de Futurasan Shrine, bordé de cèdres géants. Malheureusement, le panneau de signalisation est en japonais et je ne sais pas vraiment où mène le chemin. Je reviens donc sur mes pas et me dirige vers Kanmangafuchi Abyss, appelé aussi le Sentier des Pierres. La balade se révèle fort agréabe, loin des foules. Une soixantaine de statues en pierre de Jizo, ces protecteurs bouddhistes des voyageurs et des enfants, sorte de St Christophe, jalonnent le parcours. Le long du chemin, coule une petite rivière bordée de pierre de lave aux formes lunaires et d'un sous-bois verdoyant. A l'écart du sentier, une tribu de singes traverse la route. Le mâle dominant se montre agressif et dissuade un touriste de le photographier.
La pluie écourtera malheureusement ma première journée à Nikko et je reporte au lendemain la visite (qui ne se fera jamais) de la villa impériale et du jardin botanique. Après une longue journée de marche sous la grisaille puis la pluie, ma pension familiale est un réel hâvre de paix. Pendant trois jours, le rituel sera simple : douche dans la salle de bain commune puis dîner traditionnel préparé par la maîtresse de maison avant de sombrer dans les bras de Morphée au fond d'un moelleux futon.
Si dans les bains traditionnels tout le monde se retrouve en tenue d'Adam dans la même pièce (hommes et femmes séparés), les hôtels, qui, comme le Rindo-No-Ie, reçoivent essentiellement des étrangers, offre un usage privé de la SDB à ses clients : pas la peine donc de se retrouver nue, toute gênée devant une inconnue qui est tout aussi gênée que vous ! Les japonais, quant à eux, ne semblent pas éprouver le moindre embarras à se montrer dans le plus simple appareil dans les bains publics. Durant tous mes voyages, je m'arrange toujours pour avoir la salle de bain et les toilettes dans ma chambre. Le Japon fait exception à la règle car les douches communes sont en général plutôt propres. La SDB ne se ferme jamais à clé, on accroche à l'entrée une languette en bois affichant 'occupé'. Les grands bains comprennent 5 ou 6 douchettes voire davantage. Les plus modestes seulement deux. Face à chaque douchette est posé un tabouret et un seau en plastique sans oublier le shampoing, la crème douche et l'après shampoing en libre service. On se rince avant de s'immerger dans l'eau bouillante du bain commun, un grand bassin dans les structures publiques ou une simple baignoire dans les pensions familiales. On ressort et on se lave à nouveau avec les douchettes. Chez l'habitant, l'eau utilisée dans les baignoires étant la même pour tous les clients, il vaut mieux être le premier à s'en servir ! Dans le cas contraire, je me contente d'une bonne douche chaude.
Mon premier dîner à Rindo-No-Ie se révèle fort copieux, même si tous les plats ne sont pas de mon goût !!! Kaiko et Shizo, les maîtres de maison, nous installent dans une salle à manger de style japonais, recouverte de tatamis. Les plats sont déjà disposés sur de petites tables basses. Les invités sont assis par terre sur de minces coussins. Au menu, pour la modique somme de 1 800 Y ou 14 Euros (meilleur rapport qualité-prix que dans les restaurants de la ville !) :
* une soupe de nouilles udon avec des champignons, des algues et du tofu
* du porc et des rondelles d'oignons frits
* poisson en papillote avec une sauce au beure accompagné de maïs et de champignons
* 2 roulés de saumon fumé avec concombre et oignons crus
* 3 boules de pommes de terre avec une sauce sucrée aux champignons
* crème de tofu avec des éclats de châtaignes
* riz gluant
* fraises au sucre
LIENS UTILES :
* www.nikko-jp.org (Association de Tourisme de Nikko)
* http://www.tobu.co.jp/foreign/ (Pass avec les chemins de fer Tobbu)
* www.tourisme-japon.fr (Office de Tourisme du Japon)
* www.city.nikko.lg.jp (Site de la Ville de Nikko)
* www.shinkyo.net (Site officiel du pont Shinkyo)
MON HOTEL : MINSHUKU RINDO-NO-IE
* SITE WEB : http://www3.ocn.ne.jp/~garrr/Rindou.html
* Pour la description, voir la rubrique "Mon voyage de 7J/7N"
DUREE MINIMUM DE SEJOUR CONSEILLE : 2,5 jours et 2 nuits
* 1 jour pour les temples, Kanmangafuchi Abyss, la villa impériale, le jardin botanique
* 1 jour pour le lac Chuzenji, le temple et les chutes d'eau de Kegon
* 1 jour pour des randonnées à Kirifuri, et éventuellement l'Avenue des Cèdres
La plupart des touristes visitent Nikko à la journée à partir de Tokyo. Mais en plus des temples, la nature dans la région vaut bien quelques jours et quelques nuits supplémentaires sur place. Pour ceux qui ont moins de temps, 2 jours/1 nuit suffisent.
S'Y RENDRE :
* Pour les détenteurs du Japan Rail Pass (JRP) : Tokyo (gare centrale) - Utsunomiya - Nikko (1h35 / 1 changement)
* Pour les détenteurs du "World Heritage Pass" avec les chemins de fer Tobbu : Tokyo (Asakusa) - Nikko (2h-2h30 / direct)
SE DEPLACER :
* Pour ceux venus à Nikko avec le JRP, acheter le pass de bus Chuzenji, valable 2 jours (2 000 Y) pour des trajets illimités pour le lac Chuzenji et les temples
* Ceux ayant acheté le "World Heritage Pass" avec les chemins de fer Tobbu bénéficient de trajets illimités entre la gare et la zone des temples
TUYAUX :
* L'office de tourisme situé à la gare Tobbu à Nikko propose des documents fort utiles : carte de la ville, feuilles d'horaires de bus etc ...
* Tous les bus partent de la gare de Tobbu.
* L'arrêt de bus pour accéder rapidement aux temples est "Nishisando". Celui pour voir le pont est "Shinkyo", à env 10 min à pied du temple Rinnoji.
* Un ticket combiné (1 000 Y) permet de visiter le Toshogu shrine, le Futurasan shrine et le Rinnoji temple. Sont exclues les entrées pour le Treasure House (500 Y) et le Art Museum (800 Y) de Toshogu et le Tayiun Mausoleum (550 Y) et le Treasure House (300 Y) au temple de Rinnoji
* Tous les pass achetés avec la compagnie Tobbu permettent d'obtenir diverses réductions (parcs d'attraction, balades en bateau sur le lac Chuzenji etc ...)
* Le "World Heritage Pass" (3 600 Y / http://www.tobu.co.jp/foreign/) proposé par les chemins de fer Tobbu est valable 2 jours et inclue : l'aller-retour en train à partir de la station Asakusa à Tokyo, des trajets en bus illimités dans la zone des temples ainsi que les entrées pour le Toshogu shrine, le Futurasan shrine et le Rinnoji temple. Achetés à l'unité, les tickets coûteraient au total plus de 4 200 Y (2 700 Y pour l'AR Tokyo - Nikko + 1 000 Y pour 3 temples + 500 ou 600 Y pass de bus pour les temples)
* Le "All Nikko Pass" (4 400 Y / http://www.tobu.co.jp/foreign/) acheté auprès des chemins de fer Tobbu est valable 4 jours et comprend : un aller-retour en train à partir de la station Asakusa à Tokyo, des trajets illimités en train sur les chemins de fer de Tobbu et des trajets en bus illimités dans la zone des temples, pour le lac Chuzenji, Yumoto et Kirifuri (mais pas les entrées aux temples, contrairement au "World Heritage Pass")
J'avais planifié mon séjour pour assister aux 2 jours du festival de Toshogu Shrine. Le revers de la médaille a été de me retrouver à Nikko en plein week-end et de devoir affronter une foule impressionnante de touristes, pour l'essentiel des japonais. Et le temps n'est guère clément : le premier jour, une pluie battante s'acharne sur Nikko toute la journée. Les organisateurs décident de maintenir la compétition d'archers à cheval mais cette dernière, commencée à 13h et plus brève que d'habitude, ne durera qu'à peine une demi-heure, sous la pluie et dans la boue : les archers se présentent vêtus de leurs habits d'entraînement et non de leurs costumes de fête. La cérémonie d'ouverture religieuse est, quant à elle, purement et simplement annulée.
Malgré le mauvais temps, la foule est au rendez-vous. Quinze archers se relaieront tout de même avec enthousiasme, encouragée par la foule par des ho et des ha. Selon les japonais, une bonne performance (sur chaque parcours, l'archer doit atteindre 3 cibles) assure aux habitants de de la région une bonne récolte. Malheureusement, mes photos des archers en pleine action ne sont guère concluantes : les flashs sont interdits pour ne pas effrayer les chevaux alors qu'il fait plutôt sombre ; et m'étant postée sur la ligne d'arrivée, je ne pouvais qu'entre-apercevoir les cibles (le mieux est de se placer quelques mètres après une cible).
Les musées non visitées la veille rempliront à la perfection l'après midi pluvieux restant : les entrées sont en supplément du ticket combiné pour les temples mais les musées valent bien un détour : les pièces exposées sont intéressantes et belles. Le Toshogu Musueum of Art, abrité dans une pittoresque maison traditionnelle faisant face à une jardin, renferme de jolies portes en papier peintes. Le Treasure House du Toshogu Shrine présente une collection plus diversifiée d'objets ayant appartenu à des membres de la cour royale. Le Treasure House du temple Rinnoji offre une collection de valeur mais restreinte et se complète par la visite du jardin de Shouyoen.
Pour ma 3è nuit à Nikko, je dois changer d'hôtel, le Rindo-No-Ie étant complet. Malgré les avis mitigés lus sur différents forums, je n'avais pas d'autres choix, en cette haute saison touristique, que de réserver une chambre à Logette Sainbois. Le propriétaire de Rindo-No-Ie m'y amène gentiment en voiture : c'est à seulement 5 mins de leur pension. Plus en retrait dans les bois, Logette Sainbois, que je ne recommande pas du tout, n'offre pas la chaleur de Rindo-No-Ie. Une odeur nauséabonde de chien mouillé m'accueille à l'entrée de la maison. Ma chambre, nommée Amour par les propriétaires, n'incitent pas vraiment au romantisme : meublée de vieux lits de style occidental recouverts de couvertures aux motifs fleuris, la pièce ressemblerait davantage à la chambre d'un motel américain de ceux qu'on trouve en bord d'autoroute. Ma SDB est tellement peu engageante que je préfère utiliser la SDB commune. Les propriétaires, bien qu'accueillants et souriants, semblent ne pas être à la hauteur pour s'occuper d'une telle pension. Peu soucieux de la propreté et du calme, ils feront même du bruit jusqu'à une heure assez avancée de la nuit : je les entends claquer les portes, utiliser le micro onde, parler, se doucher. Tout ça pour des prix plus élevés que le Rindo-No-Ie ! Les deux seuls points positifs ont été la grande baie vitrée de la SDB commune avec une magnifique vue sur le bois de cèdres géants et le copieux repas servi dans une salle à manger chaleureuse.
Je ne m'attarde en général jamais sur la description des repas lors de mes voyages mais ceux préparés par mes hôtes à Nikko sont d'une telle qualité (et quantité) qu'il me faut en parler. Celui à Logette Sainbois met faire encore saliver rien que d'y penser (malgré le prix élevé de 2 900 Yen soit 22 Euros) :
* salade verte avec des tomates et des noix
* grillades de viande (boeuf, poulet, champignons, citrouille)
* petite truite d'env. 25 cm
* yuba (peau de tofu) en sauce, la spécialité de Nikko
* soupe miso aux coques
* glace vanille au poivre accompagnée de fraises
* riz
Après le repas, notre hôte abandonne sa cuisine pour venir nous donner un cours d'origami. En artistes en herbe un peu maladroits, nous apprenons à donner vie à un cygne. Pas si facile que ça !
Le lendemain, je m'échappe de bonne heure de Logette Sainbois pour retrouver, avec bonheur , la chaleur de Rindo-No-Ie. Le second jour du festival, le plus important, s'annonce ensoleillé avec des températures estivales (28°C) alors que celles de la veille frôlaient à peine les 5°C ! J'assiste au festival avec 3 sympathiques parisiens rencontrés à la pension. Les préparatifs ont lieu au Futurasan Shrine, point de départ d'une procession de plus de 1 200 personnes. Les participants posent gentiment pour le plus grand plaisir des touristes. Stéphane, un des parisien, d'origine africaine, devient la coqueluche des japonais et se fait prendre en photos sous tous les angles ... Lui-même reconnaît qu'il est plutôt rare de voir une personne de couleur noire au Pays du Soleil Levant !
Le festival offre une reconstitution du transfert des dépouilles du shogun Ieyasu du Mont Kuno à Nikko, au Toshogu Shrine. Tokoguwa Ieyasu (1543-1616) fut le fondateur de la dynastie de shogun de Tokoguwa, la dernière du Japon qui allait régner sans partage, pendant près de 3 siècles (1616 - 1868), sur un pays unifié et pacifié (SHOGUN est le titre militaire suprême accordé par l'Empereur. Les généraux devinrent très vite plus puissants que les membres de la cour impériale. Les shoguns comprennent 4 classes : les samourais, les fermiers, les artisans et les marchands. Le règne des shoguns prend fin en 1868, année marquant la restauration du pouvoir de l'empereur et le début de l'Ere Meiji).
La procession me paraît décevante : la reconstitution est certes réaliste avec de beaux costumes mais le manque d'animation musicale pendant le défilé le rend plutôt monotone. Je m'attendais à un festival rythmé aux sons de tambours ! Mais tout simplement peut être parce que c'est une marche funéraire ! J'assiste au défilé aller mais décide de ne pas rester pour la cérémonie religieuse ni pour la procession retour (peut être à tort !). En route vers la station de bus, nous surprenons des participants en costume en train de déjeuner. L'un d'eux me prête son sabre et son kabuto (la casque des samurais) le temps d'une photo. Le kabuto pèse au moins 2 kgs et ce n'est qu'un modèle de parade !
TUYAUX :
* Le festival de Toshogu a lieu les 17 et 18 mai. Une version plus réduite se tient également à l'automne (17 octobre).
* Le 1er jour (17 mai) est consacré à la compétition d'archers. Se placer sur la ligne droite, quelques mètres après une cible.
* Le 2nd jour (18 mai), une procession commence au Futurasan Shrine (défilé aller de 11h à 11h40, cérémonie religieuse, défilé retour de 13h à 13h30). Pour les photos, lors du défilé aller : se rendre d'abord au Futurasan shrine au moment des préparatifs pour photographier plus aisément les participants, puis, se placer dans la descente, une dizaine de mètres après le Tori gris afin d'avoir le défilé dans son ensemble passant sous le Tori.
* Demander le parcours et les horaires à l'Office de Tourisme de la gare Tobbu.
* http://samourais.free.fr/S_Plan.html : un site intéressant sur les samourais
Après la procession, je me précipite au lac Chuzenji, à une heure en bus de Nikko. Malgré sa taille imposante, le bus parvient à se faufiler à travers la route étroite de montagne, avec, à sa droite, une vue plongeante sur la ville de Nikko posée au creux d'une vallée et entourée de montagnes verdoyantes. Premier arrêt : Akechidaira pour un petit tour en téléphérique (710 Y AR). La vue sur le lac, la chute de Kegon et la ville de Chuzenji, dominés par l'imposant Mont Nantai, est époustouflante. Seul regret : m'y être rendue trop tard dans la journée (il est 14h30) car la chute d'eau n'est plus éclairée par le soleil. Le second arrêt à Chuzenji me mène vers un point de vue direct face à la chute d'eau de Kegon. Ce n'est bien sûr pas les chutes d'eau d'Iguazu en Argentine comme dit une touriste française, mais Kegon no taki, du haut de ses 97 m, est la chute d'eau la plus impressionnante parmi les 47 que compte Nikko et elle est considérée comme faisant partie des 3 plus belles du Japon. Ereintée par le décalage horaire et les longues attentes durant le festival, je décide de ne pas aller jusqu'au bord du lac ni au temple Futurasan Jinja.
De retour à la pension Rindo-No-Ie, un autre délicieux repas préparé avec des produits frais locaux est servi dans la salle à manger japonaise. Une charmante avocate chinoise de Shanghai partage ma table. Cela sera mon dernier dîner de qualité du séjour :
* steak hâché grillé sur une feuille de je ne sais pas quel arbre
* un petit saumon grillé
* sashimis de saumon et de coques
* tempuras de crevettes, de champignons et de légumes
* soupe miso champignons et tofu
* yuba sucré (peau de tofu)
* fruits de saison
* riz
Le lendemain, je laisse mes bagages à la pension et passe la dernière journée à Nikko à explorer les plateaux de Kirifuri. C'est la saison de foraison des azalées et une photo d'allée fleurie située près de l'arrêt de bus Tsutsujigaoka m'attire tout particulièrement. Malheureusement, aucun coin ne ressemble à la photo et la japonaise avec qui je descends a autant de mal que moi à trouver le point de départ du sentier de randonnée. Bien dissumulé derrière la végétation, il longeait en fait tout simplement la route. Nous retournons sur nos pas vers les chutes d'eau de Kirifuri. Une marche de 10 mins mène vers deux chutes suspendues à flanc de montagne : vue guère impressionnante mais bien agréable.
De Kifirfuri no taki, je prends un bus vers Kirifurikogen. Quatre niveaux de télésiège permettent aux visiteurs de monter sans se fatiguer vers les hauts plateaux, avec des arrêts possibles à chaque niveau. Je me contente des deux premiers : la montée se fait en télésiège et la descente à pied. Il y a très peu de monde. Le 1er télésiège est bordé par des gros arbustes d'azalées qui ne sont malheureusement pas totalement éclos. La 2è portion de télésiège est moins fleurie. Le sentier de randonnée de retour vers le bas se révèle monotone : coincé entre la route en contrebas et le télésiège, le chemin longe le grillage délimitant la zone de la remontée mécanique. Et une annonce semblable à celle dans les gares ou les aéroports vient, toutes les 5 minutes, rompre la quiétude de la promenade ! Il vaut donc mieux prendre un billet aller retour pour le télésiège. Il est temps de quitter Nikko pour Tokyo : les trains sont fréquents entre les deux villes, pas de stress.
TUYAUX :
* Lors du trajet aller vers le lac Chuzenji, s'asseoir sur le côté droit du bus pour la vue sur la vallée.
* Pour le panorama d'ensemble sur le lac, la ville et la chute d'eau de Kegon, s'arrêter à la station de bus Akechidaira et prendre le téléphérique (billet AR). Attention, la route vers Chuzenji étant à sens unique, il n'est pas possible de s'arrêter à Akechidaira sur le chemin retour vers Nikko ni de repartir vers Nikko à partir d'Akechidaira.
* Arrêt de bus Chuzenji : un ascenseur payant (530 Y) descend vers un point de vue de 2 étages faisant face à la chute d'eau de Kegon mais uen centaine de mètres avant l'entrée de l'ascenseur, il y a un point de vue gratuit, avec une vue plongeante sur la chute.
* A Kirifuri, la station de bus Kirfuri no taki correspond au point de départ de la balade vers les chutes d'eau de Kirifuri ; celle de Kirifurikogen vous mène au pied du 1er télésiège vers les hauts plateaux (il y a 4 niveau au total).
*
En 1h45 de train et une heure passée à me perdre dans le métro tentaculaire de Tokyo, je passe du cadre verdoyant et reposant de Nikko à la folle effervescence de Tokyo. Ma chambre japonaise au Oak Hotel est minuscule riquiqui à tel point que, même avec mon gabarit d'1,54 m, je me cogne partout dans la salle de bain. Le Oak Hotel est un petit hôtel sans prétention mais propre et bien situé, entre les quartiers touristiques d'Ueno et d'Asakusa, dans la partie est de Tokyo.
Akihabara est le quartier électronique de Tokyo et le plus grand au monde. Maintenant également associé au monde des mangas, il réserve des surprises pour le moins sidérantes. Plusieurs grandes tours en verre dominent des petites ruelles mêlant magasins de composants électroniques, grandes surfaces de produits finis, boutiques de jeux et de mangas et salles d'arcade diverses. Yodobashi, le plus grand magasin du quartier, se décline sur plusieurs étages.
Le mieux est de se perdre dans les ruelles et de ne pas hésiter à entrer dans un des bâtiments de la zone, même ceux qui ne semblent pas payer de mine. Voici quelques-unes des mes découvertes étonnantes au gré de ces pérégrinations nocturnes :
* Au RDC d'un petit immeuble, une porte automatique s'ouvre sur une salle de jeux remplie d'hommes en costume cravate assis devant des machines de jeux. Je n'ose pas entrer et dois attendre que quelqu'un y pénètre pour pouvoir immortaliser cette scène plutôt surprenante (photo 3 à partir de la droite).
* Dans un autre bâtiment, je monte dans une salle de jeux d'arcade où la clientèle est cette fois-ci plus jeune. Les jeux de course et de tire font l'unanimité. Pan pan, zoum zoum, vroummmmm ... que de bruits assourdissants !
* En suivant le panneau SORTIE dans la salle de jeux d'arcade, je tombe sur des affiches géantes mettant en scène de plantureuses créatures dénudées aux larges yeux qui annoncent, sans équivoque, la nature des produits vendus : des mangas pornos !!! Quelques minutes me suffisent pour réaliser que je suis la seule femme du magasin qui accueille apparemment une clientèle exclusivement masculine. Et certains aficionados semblent avoir moins de 18 ans ! Clic clac, je prends rapidement quelques clichés mais cela n'a l'air de déranger ni les clients, ni les vendeurs. Certaines couvertures sont très très chaudes voire carrément hards ! Messieurs, attention à ne pas vous brûler les yeux en essayant de les détailler !
* A côté d'un magasin de jeux vidéo (eh oui, Christophe et moi sommes maintenant des drogués de jeux nintendo wii), une autre boutique vend des cartes de jeux pour télévision. Les trois-quarts des jeux proposés sont des jeux pornos avec des personnages de manga. Et les japonais semblent être friands de jeux mettant en scène des lesbiennes. A ma grande stupeur, beaucoup d'acheteurs frôlent à peine les 15 ans. Et les filles n'hésitent pas à accompagner leurs copains ou leurs camarades de classe. Chaque carte coûte 500 Y (soit 3,8 Euros).
* En me promenant dans la rue, je rencontre plusieurs jeunes filles habillées en soubrette. L'une d'entre elles posent avec le sourire, puis, me tend un prospectus pour un MAID CAFE. Les maids cafés sont en fait des cafés où les clients sont servis, en tout bien tout honneur, par des jeunes femmes en costume de soubrette. Et apparemment, l'intérieur de certains de ces endroits sont décorés d'objets rose bonbon. J'essaierai la prochaine fois !
* En route vers le métro, je croise deux passantes déguisées en personnage de manga : l'un en garçon manqué affichant un air la Fureur de Vivre façon James Dean mais avec un côté tête à claque, l'autre en Mary Poppins vêtue d'une robe rose et d'un tablier bleu rayé en forme de coeur, avec un parapluie rose bonbon à son bras. Seule la seconde accepte de se faire prendre en photo (dernière photo ci-dessus).
Akihabara est en somme un quartier révélateur des maux et des vices de la société japonaise :
* les japonais sont des stressés oppressés : au lieu de rentrer chez eux après le travail, nombreux sont ceux se rendant directement dans les salles de jeux pour assouvir un besoin d'évasion, ne serait-ce que le temps d'un jeu, seul ou entre amis.
* les japonais sont des obsédés vicieux et commencent très tôt à jouer ou à lire des mangas hards. Non pas que je sois contre les BD Xtras coquines, mais au Japon, cette tendance est d'autant plus étonnante qu'elle touche un large public, d'une dizaine d'années à 60 ans plus, avec un grand choix de mangas spécialisés !!!
Je fais une entorse à cette journée 100 % japonaise (marre du riz collant et des brochettes en sauce épaisse super sucrées) et déguste un kebab frites au coin de la rue menant au métro, avec une vue imprenable sur les tours en verre illumées et les affiches publicitaires animées géantes. Les vendeurs turcs sont souriants comme des portes en fer mais les nombreux clients japonais y viennent après tout pour les kebabs !
LIENS UTILES :
* http://www.akiba.or.jp/english/index.html
* http://www.e-akihabara.jp/en/index.htm
* http://www.akihabaranews.com/fr/
*
MON HOTEL :
* Site web : http://www.oakhotel.co.jp/english/
* Pour la description, voir la rubrique "Mon voyage de 7J/7N"
J'établis un programme assez chargé pour le 6è jour de mon périple (20 mai) : visite de l'extérieur du Palais Impérial, balade dans les jardins de l'Est, déjeuner de sushi au marché de poissons de Tsukiji, tournoi de sumo, achats de cadeaux au marché en plein air d'Asakusa.
Mon excursion matinale commence à la station de de métro Nijubashimae. Quelques centaines de mètre de là, se trouve le pont médiéval à 2 arches de Nijibashi. Plusieurs groupes de touristes chinois chahutent sur la place et se font reprendre à plusieurs reprises par le gardien des lieux. Ah, les chinois, ce ne sont pas des cadeaux ! Au milieu d'une pelouse manicurée, se dressent d'élégants ensembles de pins soigneusement taillés. Le guide Lonely Planet précise que le Palais Impérial n'est pas ouvert au public que 2 jours par an (2 janvier et 23 décembre), mais une longue file d'attente devant l'entrée principale du palais semble infirmer cette information. Un policier m'informe qu'il faut une autorisation écrite pour entrer dans certaines parties du palais.
A 15 mins de marche du pont, le Jardin de l'Est (Higashi Gyoen) est un bon échappatoire aux nuisances sonores de Tokyo. Jardins de rose, d'iris, de bamboo, de cerisiers, d'azalées, les 210 000 m2 du parc regorge d'agréables endroits où s'asseoir le temps d'une pause déjeuner. Des policiers en vélo effectuent des rondes au sein du parc. Pas un papier par terre ni la trace d'excérements de chien, si fréquents dans les parcs parisiens ! Etrangement, il est difficile de trouver des poubelles dans les grandes villes japonaises. Je n'aurai guère le temps de visiter tout le parc, seulement la partie la plus exotique, la zone est avec le jardin japonais Ninomaru. Des arbustes d'azalées en fleurs, taillés à la perfection, ajoutent une touche de couleur aux jardins verdoyants. Je quitte les lieux par la station de métro Takebashi.
Très gourmande, je ne résiste pas à la tentation d'un petit détour au marché aux poissons de Tsukiji pour déguster un plat de sushis d'oursin, difficiles à trouver à Bangkok et plutôt onéreux. 2 800 Y (21 Euros) le bol de riz avec des oursins et une soupe miso. Bref, je découvre plus tard qu'il existe des restos de sushi et de sashimi meilleur marché sous les arcades d'Asakusa. Mais l'ambiance de Tsukiji, que j'avais visité l'an dernier, est tellement bon enfant.
LIENS UTILES :
* www.tourism.metro.tokyo.jp (Tokyo Tourism Info)
* http://tokyo.blog.lemonde.fr/ (blog d'un français installé à Tokyo)
Le principal objectif de mon passage à Tokyo est le tournoi de sumo du mois de mai. Les tournois de sumo ou Hon-basho n'ont lieu que 6 fois par an (mois impairs) dans 4 villes différentes : janvier, mai et septembre à Tokyo, mars à Osaka, juillet à Nagoya et novembre à Fukuoka. Assister à un match de sumo, ce sport vieux de 1 500 ans qui était à l'origine un rituel agricole de prière pour la bonne récolte, est une expérience exceptionnelle.
Les matchs des divisions supérieures Juryo et Makuuchi, impliquant des lutteurs professionnels titulaires (les autres sont des lutteurs aspirants) étant les plus prisés, j'arrive un peu avant 14h, horaire auquelle commence la cérémonie de présentation des lutteurs Juryo. Mes voisins sont un adorable couple japonais qui ne cesse de me proposer de la nourriture. S'apercevant que je suis enrhumée et que je tousse, tous deux reviennent munis de masque.
Une grande majorité de spectateurs regagnent leur place avec des montagnes de sacs et de paquets sponsorisés par de grandes marques de bière. A l'intérieur, des souvenirs, des plats salés et des gâteaux. Peut-être y avais je aussi droit à titre gratuit puisque j'avais réservé une place sur l'arène du 1er étage ? Mais aucune des hôtesses d'accueil ne m'a rien proposé ! Tant pis, même si j'aime bien recevoir des produits gratuits ! J'ai apporté mon lourd zoom 300 mm qui me permet de faire des photos correctes à distance et sans flash. Occupée à bombarder les sumos de photos, je ne prends même pas la peine de visiter le musée du stade Ryogoku, ouvert pendant les tournois, uniquement aux spectateurs munis de billets pour les matchs (à tort car cela aurait pu être intéressant). Pour différents angles, je quitte mon siège et tourne autour du stade. Certains spectateurs, munis des billets les moins chers, n'hésitent pas à prendre place sur des sièges plus onéreux mais non occupés.
Il y a deux types de places :
* celles dans l'arène, au 1er étage : les places assises les moins chères sont ceux vendus au guichet le jour même du tournoi (350 billets chaque jour au prix unitaire de 2 100 Y ou 16 Euros). Les 3 autres catégories sont plus élevées mais restent abordables et peuvent être réservées à l'avance par téléphone : 3 600 Y, 4 900 et 8 200 Y (soit 28, 38, 63 Euros)
* celles au RDC au même niveau que le ring sont les plus onéreuses. Une place peut coûter jusqu'à 14 300 Y (110 Euros). Contrairement aux spectateurs placées dans l'arène du 1er étage et disposant de chaises, ceux au RDC sont assis par terre, sur de petits coussins.
Comme les réservations par téléphone ne peuvent être effectuées qu'en japonais, j'avais demandé à la propriétaire de ma pension à Nikko de le faire pour moi, service qu'elle m'a gentiment rendue sans aucune contrepartie. Grâce à un numéro de réservation, elle a pu retirer mon billet dans une épicerie ou une supérette. J'avais opté pour un billet à l'arène du 1er étage (les meilleurs sont arène A et B).
Si le stade est quasiment vide à mon arrivée, il se remplit très vite un peu avant 14h. Les groupes d'écoliers occupent les places achetées le jour même tandis que les zones au RDC, autour du ring, deviennent noires de monde. Reporters photographes, journalistes et chaînes de télévision butinent autour du ring pour les matchs les plus prisés (qui sont après 14h). Les flashs crépitent et les applaudissements fusent de toute part à l'arrivée d'un lutteur populaire ou d'un champion. Un grand champion se fait battre par un lutteur de rang inférieur et les spectateurs du RDC lancent sur le ring les coussins rouges sur lesquels ils sont assis. Le spectacle est plutôt bon enfant et vraiment surprenant. Dans la bonne humeur générale, adultes et enfants crient à tue-tête les noms de leurs favoris. Je reste au stade de 13h30 à 18h mais les 4h30 passent à une vitesse éclair car je me laisse vite prendre au jeu. La joie et la liesse des japonais sont contagieuses. La finale a lieu le dimanche 24 mai, 4 jours après mon passage. Le vainqueur sera le mongol Harumifuji, un petit bébé de 25 ans, mesurant 1,85 m pour 126 kgs.
Pour vous donner une idée de l'ambiance lors d'un grand match, allez voir la VDO amateur du dernier match du 14è jour du tournoi de mai 2007 ayant opposé le Yokozuna Asasharyu, le champion suprême mongol au bulgare Kotooshu, surnommé le David Beckham du sumo pour son sourire charmeur, qui fut le 1er lutteur européen à gagner un grand tournoi de sumo (celui de mai 2008) : http://www.youtube.com/watch?v=jO7BgausqmE&feature=related
Ci-dessous, je vous propose de découvrir en images (les miennes) le monde du sumo au Japon. Les commentaires relatifs au déroulement type d'un match ont été empruntés aux 2 excellents sites : www.sumofr.net et www.ten-ryu.org (des rubriques LE CRIEUR PUBLIC ET L'ARBITRE à LES VAINQUEURS)
LE STADE RYOGOKU KOKUGIKAN A TOKYO
A Tokyo, les tournois de sumo ont lieu au stade Ryogoku Kokugikan. Un tournoi compte 15 jours, le 1er et le dernier étant les plus prisés pour les cérémonies d'ouverture et de clôture et la remise de la Coupe de l'Empereur. Les matchs commencent tous les jours vers 8h30 mais les plus intéressants, ceux des divisions supérieurs Juryo et Makuuchi, ont lieu après 14h. Les matchs avant 14h sont ceux des divisions inférieures. Ceux après 16h de la divison Makuuchi rassemblent de nombreux grands champions et c'est en général les plus palpitants et ceux qui attirent le plus grand nombre de spectateurs et de journalistes. Quatre cérémonies se tenant tous les jours de tournoi sont à ne pas rater : la présentation des divisions Juryo et Makuuchi à 14h30 et 15h50, celle des Yokozuna (champions surprêmes) à 16h et la danse de l'arc à 18h (pour une journée type d'un tournoi de sumo, consulter le site www.sumo.or.jp).
LE RING (DOHYO)
Le dohyo est une plateforme carrée faite en argile tassée et couverte de sable, de 6,7 mètres de côté et de 34 à 60 centimètres de haut. Afin de ne pas violer la pureté de l'espace, les femmes sont interdites sur le ring et ne peuvent le toucher. Sur la plateforme est dessiné, avec des balles de pailles de riz, un anneau de combat de 4,55 m de diamètre. Au dessus du ring est suspendu un toit shintoïste en bois auquel est accroché 4 pompons de couleur représentant les 4 saisons. Les 5 juges, vêtus de kimonos noirs, sont assis autour du ring. 4 sumos (Rikishi) sont assis à l'est et à l'ouest pendant que 2 luttent sur le ring.
PUBLICITE et SPONSORS
Avant chaque combat, des porteurs de publicité montent sur le ring et en font le tour. Chaque panneau coûte 60 000 Y (460 Euros). La moitié du montant revient au vainqueur et l'autre à l'Association Japonaise de Sumo. Les matchs les plus prestigieux reçoivent le soutien de nombreux sponsors pouvant aller jusqu'à une douzaine voire plus d'une quinzaine de banderolles (la photo ci-contre montre 17 bannières). Durant le défilé, chaque sponsor est annoncé au haut-parleur. Les matchs des divisions inférieures sont souvent dépourvues de sponsors.
LA TAILLE NE FAIT PAS LE SUMO
Contrairement à la boxe, il n'y a pas de catégorie de poids pour les lutteurs de sumo. L'un des combattants peut donc avoir plus du double du poids de son adversaire (les poids de sumo pouvant aller de 90 à 280 kg !). Cependant, les sumos des meilleures divisions pèsent en moyenne environ 150 kg. Le mongole Asashoryu, dernier champion suprême en date, mesure 1,84 m pour un poids de 153 kgs ! Mais le plus imposant ne sort pas toujours vainqueur ! La taille et le poids ne sont donc pas des arguments décisifs lors d'un combat de sumo. Beau bébés débordant de gras ci-dessus.
LE CHANKO NABE, LE POT AU FEU DU SUMO
Le CHANKO NABE est le plat de base que consomme quotidiennement un lutteur de sumo. Autrefois le chanko nabe au poulet était le plus prisé des rikishi : pour des raisons de surperstition, il ne convenait pas de manger des animaux à 4 pattes comme le boeuf ou le porc (pour ne pas tomber à 4 pattes sur le ring et perdre un combat) ni les animaux sans membres comme les poissons. Aujourd'hui, les lutteurs de sumo consomment toutes sortes de viande. C'est une sorte de pot au feu ou de ragout épicé avec de la viande ou du poisson, du tofu et des légumes, relevé avec du sake et de la sauce fermentée de poisson, le tout accompagné de riz ou de nouilles. Selon leur morphologie, les lutteurs peuvent manger une à cinq fois par jour. Les titulaires mangent les premiers tandis que les non gradés se contentent des restes. Si le chanko nabe permet aux lutteurs de grossir, la sieste après chaque repas accélère la prise de poids (pendant le sommeil, les calories sont transformées en graisse). Dans le célèbre quartier sumo de Ryokogugikan à Tokyo, les visiteurs peuvent déguster le chanko nabe dans des restaurants traditionnels où les sumos viennent manger en famille.
* http://www.wasabi.fr/chankonab%E924_26.pdf : article détaillé sur le chanko nabe
* http://www.sumofr.net/ : histoire et recette
LES DIVISIONS et LES SALAIRES
Les lutteurs de sumo sont appelés RIKISHI (sumotori pour les débutants). Seul les hommes peuvent devenir rikishi. Le monde du sumo compte actuellement 700 lutteurs dont près d'une soixantaine d'étrangers provenant de 6 pays (Mongolie, Corée du Sud, Russie, Géorgie, Bulgarie, Estonie). Les 2 derniers Yokozuna en titre sont mongols et le vainqueur du dernier tournoi (mai 2009) est également mongol ! Depuis 2002, le nombre de lutteur étranger par écurie est limité à un. L'astuce est de faire prendre la nationalité japonaise à un lutteur étranger afin de pouvoir en recruter un autre.
Il existe 6 divisions de sumo (dans l'ordre décroissant) : makuuchi (42 lutteurs), jûryô (28), makushita (120), sandanme (200), jonidan (env. 230) et jonokuchi (env. 80); les 2 premières correspondant à celles des titulaires.
La division Makuuchi regroupe les meilleurs rikishis professionnels titulaires. Au sein de la division Makuuchi, se déclinent 3 rangs (dans l'ordre décroissant) :
* Yokozuna (salaire mensuel de 2 820 000 yens soit env. 21 530 Euros).
* Sanyaku (1 693 000 yens soit env. 12 930 Euros) : le plus gradé des sanyaku, l'ôzeki, gagne 2 347 000 yens par mois ou 17 920 Euros
* Maegashira (1 309 000 yens soit env. 10 000 Euros)
Les lutteurs de la division Juryo, l'autre division des titulaires avec la Makkuchi, reçoivent un salaire mensuel de 1 036 000 yens soit env. 7 910 Euros. A ces salaires, s'ajoutent des prix liés aux performances des lutteurs et les enveloppes des sponsors. Les rikishis des autres divisions ne perçoivent pas de salaire, juste de l'argent de poche.
UNE VIE STRICTE ET REGLEMENTEE
Chaque lutteur appartient à une écurie (HEYA). Dans une écurie, il y a les rikishi junior qui sont des hommes à tout faire et les SEKITORI, ceux qui se font servir. Les rikishi junior doivent se lever vers 5h (2h avant leurs aînés), se voient confier de multiples tâches (faire le repas, nettoyer, préparer le bain, porter les serviettes etc ...), dorment dans des dortoirs et ne peuvent sortir de l'écurie que s'ils sont accompagnés du maître de l'étable ou s'ils deviennent l'assistant d'un sekitori. Certains se font même battre par les maîtres ou les lutteurs aînés et ne peuvent que subir sans se plaindre. L'entraînement de base pour améliorer la souplesse, l'endurance et la force a lieu de 5h à 8h. Suit alors l'entraînement spécifique au combat jusqu'à 11h. Après le déjeuner, les lutteurs font la sieste. Avec un mode de vie et une alimentation favorisant la prise rapide de poids, les lutteurs de sumo ont une espérance de vie de 60 à 65 ans, soit 18 à 13 ans de moins que la moyenne de l'espérance de vie d'un homme japonais. Lors de leur entrée dans le sumo, les lutteurs laissent pousser leur cheveux pour pouvoir faire un chignon (ou chonmage), similaire à la coupe de cheveux des samurai de l'ère Edo. Ils doivent aussi porter des habits japonais traditionnels en public.
CEREMONIES JURYO ET MAKUUCHI DOHYO-IRI
(14h30 et 15h50)
Avant les combats des divisions supérieures Juryo et Makuuchi, a lieu la cérémonie de présentation des lutteurs. Dans l'ordre croissant du grade, ceux-ci montent sur le ring un par un à l'appel de leur nom, puis, forment un cercle. D'abord face puis dos au public, ils frappent dans leurs mains puis lèvent les bras en émettant un petit grognement. Tous portent le KESHO MAWASHI, un grand tablier de parade multicolore, brodé aux couleurs de chaque lutteur. La cérémonie a lieu en deux temps : une première fois pour les lutteurs de l'ouest et une seconde fois pour ceux de l'est.
CEREMONIE YOKOZUNA DOHYO-IRI (16h)
YOKOZUNA est le titre de champion suprême décerné à un lutteur ayant gagné 2 tournois de suite en tant qu'OSEKI, le titre précédent celui de Yokozuna. C'est le rang le plus haut dans la hiérarchie sumo. Contrairement aux autre titres de lutteurs, un Yokozuna ne peut descendre dans le classement mais on attend de lui qu'il se retire si jamais il persiste à obtenir de mauvais résultats. Le lutteur garde donc ce titre jusqu'à sa retraite. Depuis la création de ce titre en 1624, seuls 69 sumos sont devenus Yokozunas (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_Yokozuna). Ce titre est ouvert à toutes les origines : la majorité des Yokuzana sont ou étaient japonais mais des maoris, des hawaïens et des mongoles se sont vus décerner ce titre prestigieux. Pour la cérémonie Yokozuna Dohyo-Iri qui se tient tous les jours du tournoi à 16h, un Yokozuna monte sur le ring avec un porteur de sabre et un 2nd assistant, tous deux appartenant à son écurie. Par dessus son pagne, le grand champion porte une grosse corde tressée en coton blanc liée autour de la taille, et agrémentée de bandes de papier blanc découpées, signe de reconnaissance du rang de Yokozuna. La corde à 2 noeuds, comme le montre la photo ci-dessus, est le style le moins prisé, les lutteurs préférant la corde à un noeud. A chaque fois que le Yokozuna frappe la terre avec son pied, le public émit un cri grave. Cette cérémonie est répétée une seconde fois par un autre Yokozuna.
CEREMONIE YUMITORI-SHIKI (18h)
La danse de l'arc est traditionnellement exécutée par un lutteur aspirant professionnel de la division MAKUSHITA, celle avant les divisions titulaires de Juryo et Makuuchi. Dans la pratique, cette cérémonie est réalisée depuis quelques temps temps par un lutteur de la division Juryo.
L'ARBITRE ET LE CRIEUR PUBLIC
Avant le combat, un YODOBASHI, sorte de crieur public muni d'un éventail, annonce le nom de chaque lutteur, son grade, la région ou le pays d'où il vient, et le nom de son écurie. Il commence toujours par le coté ouest et finit par le coté est, coté plus honorifique dans le sumô. Assisté de 5 juges, le GYOJI (en bleu sur la photo) arbitre le match. Les arbitres, tout comme les lutteurs, font l'objet d'un classment. Un Gyoki arbitrera les lutteurs correspondant à son grade. Les costumes traditionnels des Gyoki se déclinent en différentes couleurs.
LE SALUT
A l'appel de leur nom, chaque lutteur monte sur le dohyô, salue son adversaire, puis retourne dans le coin du ring qui lui est assigné.
LE SHIKO
Les lutteurs éxécutent un SHIKO, exercice d'assouplissement consistant à prendre appui et sur une jambe, les deux mains sur les cuisses et un peu penché en avant, à relever l'autre jambe sur le coté le plus haut possible puis à la laisser retomber en frappant le sol avec le pied le plus fort possible. Chaque lutteur le fait deux fois en changeant de jambe.
SHIKARA MIZU
Les lutteurs repartent chacun dans leur coin du ring où 2 autres lutteurs les attendent : c'est le vainqueur du combat précédent d'un coté, et le participant au combat suivant de l'autre coté. Accroupi dans chaque coin, les deux lutteurs en lice recoivent des autres lutteurs une coupe d'eau spéciale servie dans un petit récipient en osier. L'eau est puisée dans un grand seau en bois. Après s'être rincé la bouche avec, ils recrachent discrètement l'eau puis s'essuient avec une feuille de papier tendue par les autres lutteurs. A la fin de l'opération, celui qui a déjà fait son combat retourne en coulisse, et l'autre revient s'asseoir sur le coté.
CHIRI-CHOZU
Les deux lutteurs retournent sur le ring et prennent alors une poignée de sel dans un petit panier au coin, se retournent et, ensemble, jettent cette poignée sur le sol argileux. Les deux lutteurs vont alors simultanément effectuer un chiri-chôzu : chacun, accroupi face à son adversaire, va étendre ses bras à l'horizontale de chaque coté, paume vers le haut, puis retourne ses paumes vers le bas avant de replier ses bras. Le chiri-chôzu est souvent présenté comme un manière de prouver à son adversaire que le combat se fera à main nue, sans arme ou autre objet. Le rituel d'avant match n'est pas encore fini ! Les deux lutteurs vont revenir deux fois dans leur coin, effectuer encore un ou deux shiko, balancer une poignée de sel sur le dohyô à chaque fois qu'ils reviennent, et se fusiller du regard lorsqu'ils se retrouvent face à face. A chaque fois, le gyogi leur signale avec le gunbai que le combat ne commence pas encore. Chaque lutteur appuie sa motivation par de vigoureuses et retentissantes claques sur ses cuisses ou ses épaules lors du retour au coin.
LE TACHI-AI (FACE A FACE AVANT LE COMBAT)
Le tachi-ai est le moment où les deux lutteurs se fixent droit dans les yeux en se concentrant pour l'assaut et posent ensemble les mains sur les marques blanches au sol qui délimitent la place des lutteurs. L'arbitre relève son éventail face à lui entre les lutteurs, signifiant enfin que le combat peut commencer.
LE COMBAT
Dès que les deux lutteurs auront posé ensemble leurs deux poings sur le sol, le combat commence, et ils vont se jeter l'un sur l'autre avec la plus puissante poussée possible dans le but de déséquilibrer leur adversaire. Même si les techniques pour vaincre l'adversaire sont nombreuses (il existe 82 prises au total), les règles du sumo sont simples : Le gagnant est le premier lutteur à forcer son adversaire à sortir du ring ou à toucher le sol avec une autre partie de son corps que les pieds. Si la préparation physique et psychologique avant chaque combat peut durer plusieurs minutes (4 min pour les Makuuchi, 3 pour les Juryo et 2 pour les divisions inférieures), la plupart des combats s'achèvent en quelques secondes. Certains, impliquant de grands champions, durent plus longtemps. Si un Yokozuna, rang le plus élevé dans la hiérarche sumo, est battu par un rang inférieur, les spectateurs lancent les coussins rouges sur lesquels ils sont assis. Les coussins fusent de partout du RDC et du 1er étage et atterissent sur le ring et les lutteurs. Si les matchs d'autrefois étaient violents et pouvaient être des combats jusqu'à la mort, sans coups interdits, tirer les cheveux de l'adversaire, saisir les parties intimes et frapper avec le poing dans l'estomac ou le torse sont aujourd'hui prohibés.
LE VAINQUEUR
Lors d'un tournoi de 15 jours, chaque lutteur combat une fois par jour. A la fin de chaque combat, l'arbitre annonce la prise technique gagnante puis remet au vainqueur des enveloppes d'argent dont la somme totale correspond à la moitié de celle allouée par les sponsors du match. Le vainqueur de la Coupe de l'Empereur est celui ayant le meilleur rapport gains-pertes sur ses 15 matchs. Le dernier jour du tournoi, 3 autres coupes sont décernées : celle de la meilleure expertise technique, celle du meilleur esprit sportif et celle au lutteur ayant battu un Yokozuna (ou grand champion). Après chaque tournoi, le classement général ou BANZUKE est revisé. Chaque sumo peut améliorer son classement ou être dégradé. Seul les YOKOZUNA (titre de champion suprême) ne peuvent descendre dans le classement et ne se retireront de leur plein gré qu'à la suite de mauvais résultats.
DELIBERATION SUR LE RING
Si les 5 juges (en noir) infirment la décision de l'arbitre (en costume coloré), tous les 6 se retrouvent sur le ring pour délibérer et annoncer la décision finale.
LIENS UTILES :
* www.sumofr.net : un très bon site complet en français sur le sumo
* http://www.ten-ryu.org/article-21337034.html : article détaillé sur le sumo (partie 1)
* http://www.ten-ryu.org/article-21337323.html article détaillé sur le sumo (partie 2)
* http://www.ten-ryu.org/article-21339672.html (Sumo - glossaire)
* www.info-sumo.net : blog sur le monde du sumo avec le banzuke à télécharger
* www.sumo.or.jp : site officiel japonais du sumo (en anglais) avec des infos sur les tournois et comment acheter des billets
* www.jref.com : traduction en anglais de l'article mis en ligne sur le site www.ten-ryu.org
* www.scgroup.com : description des divisions et des salaires (le document ne semble pas récent)
* http://sumo.goo.ne.jp/eng/ozumo_meikan/shusshinchi/index.html : liste des lutteurs par origine
* www.wasabi.fr : recette et histoire du Chanko Nabe, le ragout des sumos.
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_Yokozuna : liste des Yokozuna depuis la création du titre en 1624
* www.artelino.com : site de vente de gravures sumo
Départ de Tokyo le 21 mai à 9h et arrivée à Himeji vers 12h45. Himeji est une des ces villes japonaises de taille moyenne, sans charme et bétonnée. Mais les lieux sont agréables et l'espace verdoyant autour du château offre une plaisante balade. La principale attraction d'Himeji reste son célèbre château du 14è siècle, considéré comme le plus impressionnant du Japon. La visite à l'intérieur et à l'extérieur du château me prend au moins 2 bonnes heures, séances photos comprises.
De loin, le château ressemble effectivement à un héron, d'où son surnom d'Hakurojo (héron blanc). La structure en bois à l'intérieur du bâtiment principal est imposante. Les pièces sont dénudées. Ne restent que les nombreux porte-armes le long des murs. Et c'est 5 escaliers assez abrupts qu'il faut monter pour atteindre le petit autel d'Osakabe Shinto Shrine au dernier étage. La vue sur la ville à travers les meurtrières n'a rien d'exceptionnelle. A l'entrée et à la sortie du château, du personnel plie, avec délicatesse, les sacs en plastique que les visiteurs rendent après y avoir mis leurs chaussures (il faut se déchausser pour pénétrer dans le château).
Les courbes des toits en ardoise et de la base en pierre rivalisent d'élégance. En s'éloignant de la bâtisse principale, les allées deviennent moins fréquentées. Une maison est même réservée pour le rituel de suicide des samurai (Harakiri-maru) ! Et comme tout vieux château, Himeji compte un fantôme parmi ses murs : Okiku, une jeune servante, que l'intendant du château avait fait torturer à mort pour avoir aidé le seigneur des lieux à déjouer ses plans d'assassinat de ce dernier. Autre bâtiment digne d'intérêt : le West Bailey pour son long couloir de pièces en bois et ses vues imprenables sur le château, noyé, au loin, dans la verdure.
A la sortie, un jeune japonais habillé façon rock'n roll me demande l'heure. Il se lève aussitôt et me suit tout en me bombardant de questions : d'où est ce que je viens, dans quelle ville je me rends ensuite. Finalement, l'individu étrange m'invite à boire un verre, offre je m'empresse de décliner. Je m'arrête et fais semblant de prendre des photos pour me débarasser de lui. Je poursuivs mon après midi de visite par le jardin de Kokoen, à seulement 5 mins du château. C'est un ensemble de 9 jardins, dessinés dans ce qui était le quartier des samurais du château. L'endroit est quasi désert. Très mignon, si ce n'est que certains jardins ne sont pas épargnés par les bruits de la rue.
Les allées ombragées autour du château n'ont pas la grâce manicurée des jardins de Kokoen mais elles offrent quelques points de vue pittoresques sur les donjons du château. Derrière l'édifice, j'attends le Loop Bus pour revenir à la gare, un bus qui ne viendra jamais puisqu'il n'est plus en service depuis 16h30 et qu'il est 17h15 passé ! Une marche effrénée s'ensuit pour arriver à temps pour le train de 17h52. Arrivée à Hiroshima, que j'avais visitée l'an passé, une heure plus tard. Direction le Aster Plaza International pour une courte nuit avant de prendre le vol de 8h pour Bangkok. 5h de vol et me voilà de retour dans l'effervescence (et la pollution) de la Cité des Anges.
LIENS UTILES :
* www.himeji-kanko.jp
* www.himeji-castle.gr.jp
* http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/himeji.htm
DUREE DE SEJOUR MINIMUM CONSEILLE : une journée de Kyoto ou d'Hiroshima
S'Y RENDRE : en shinkansen, à 1h d'Hiroshima et de Kyoto
SE DEPLACER : à pied, en vélo (gratuit à la sortie de la gare) ou prendre un pass illimité d'un jour sur le Loop bus (300 B)
TUYAUX :
* L'office de tourisme à la gare dispose de documents fort utiles en français
* La carte illimitée d'un jour pour le Loop Bus qui s'arrêtent aux principaux sites touristiques (300 B) ne vaut pas vraiment le coup. Le bus n'est plus opérationnel à partir de 16h30 en semaine, dès la fermeture des sites, donc, si vous quittez le château ou le jardin après 16h, vous serez de toute façon obligé de revenir à la gare à pied. De plus, il est plaisant de faire le tour du château à pied, chemin emprunté également par le bus. Par conséquent, il est préférable d'acheter les tickets à l'unité (100 Y par trajet quel que soit les points de départ ou d'arrivée).
* Des vélos sont en libre service à la sortie de la gare.
* Acheter un ticket combiné château + jardins de Kokoen
* Faire le tour du château d'Himeji à pied.
* Himeji est un spot réputé pendant la saison de floraison des cerisiers.
*** MON PROGRAMME ***
J'avais déjà visité Tokyo et Hiroshima lors de mon dernier séjour de 2 semaines en mars-avril 2008 :
- Nikko : 4 J / 4 N
- Tokyo : 1 J / 2 N
- Himeji : 1 J / 0 N
- Hiroshima : 0 J / 1 N
*** MON PARCOURS EN TRAIN ***
Ma porte d'entrée au Japon et de sortie du pays a été Hiroshima. Ce n'est pas le parcours le plus pratique mais la compagnie aérienne avec laquelle nous avons des facilités ne dessert plus qu'Hiroshima au Japon (Bangkok Airways).
- Hiroshima - Nikko : via Osaka, Tokyo, et Utsunomiya (7h / 1 045 kms / 3 changements / Shinkansen + ligne privée)
- Nikko - Tokyo (Ueno) : via Utsunomiya (1h50 / 147 kms / 1 changement / ligne privée + Shinkansen)
- Tokyo - Himeji : aller retour (3h40 / 645 kms / direct / Shinkansen)
- Himeji - Hiroshima : (1h / 250 kms / direct / Shinkansen)
*** MON BUDGET SUR PLACE ***
Les taux de change au 14 mai 2009 : 1 Euros = 131,124 Yens
(1 USD = 96,08 Yens - 100 Yens = 36,58 Baht - 1 E = 47,68 Baht - 1 USD = 34,78 Baht)
- Logement : 33 310 Y (255 Euros) pour 7 nuits
- Japan Rail Pass de 7 jours (train) : 28 300 Y (216 Euros)
- Transport dans les villes : 10 390 Y (80 Euros) (bus, métro, tramway, taxi)
- Entrées temples, musées et jardins : 6 110 Y (47 Euros)
(Je ne mentionne pas les budgets relatifs à la nourriture et aux souvenirs car ils dépendent de chacun)
*** HOTELS RECOMMANDES ***
Les prix ci-dessous sont TTC par nuit pour une chambre simple. Je n'ai séjourné que dans des chambres de style japonais à "Logette Sainbois" (Nikko). Je recommande vivement tous les hôtels où j'ai logé avec cependant un bémol pour "Logette Sainbois" à Nikko. Pour tous les hôtels ci-dessous, le check-in est à 15h et le check-out à 10h.
(1) MINSHUKU RINDO-NO-IE (Nikko) : Vivement recommandé !!!
- SITE WEB : http://www3.ocn.ne.jp/~garrr/Rindou.html
- AVIS DE VOYAGEURS : www.hostelworld.com
- TEL : +81 (0) 288 53 0131 / EMAIL : rindou@smile.ocn.ne.jp
- DESCRIPTIF : Une charmante pension familiale proposant 5 chambres de style japonais (3 500 Y ou 26,7 Euros par pers.) avec une salle de bain et 4 WC à partager (2 au 1er étage et 2 au RDC). Les chambres sont toutes situées à l'étage supérieur mais n'ont pas de numéros. La salle de dîner et le salon sont au RDC. Repas à commander un jour à l'avance : 700 Y pour un petit déjeuner (5,4 Euros) et 1 800 Y pour un dîner (13,8 Euros)
- MA CHAMBRE : Celle juste à côté des WC mais comme je me réveillais tôt tous les matins, le bruit de la châsse d'eau ne m'a pas vraiment posé problème.
- LES PLUS : Environnement calme - Accueil très chaleureux - Les propriétaires, Schizo et Kaiko, sont serviables et attentionnés - Prix des chambres très raisonnables : 3 500 Y par pers. (27 Euros) avec la possibilité d'obtenir une réduction de 500 Y si la réservation est faite par email - Chambres et parties communes très propres - Air conditionné et chauffage au kérosène dans chaque chambre - De nombreux services gratuits : internet, lessive, transfert à l'hôtel et vers la gare - Dîners délicieux et copieux, faits avec des produits locaux par la maîtresse de maison - Une notice de sécurité est collée sur chaque chauffage pour inciter l'utilisateur à aérer sa chambre toutes les 3 heures et à éteindre le chauffage la nuit afin d'éviter les effets nocifs du chauffage au kérosène, délicate attention - Petit frigo, micro ondes, verres et couverts mis à la disposition des invités au 1er étage - Sèche cheveux et miroir dans la chambre - Vend également des nouilles lyophilisées, des plats cuisinés et des glaces - Sur simple demande, les propriétaires emmène les invités le soir à un onsen à 10 mins en voiture et revient les chercher.
- LES MOINS : La pension est assez éloignée des temples mais à moins de 10 mins à pied de la station de bus
- S'Y RENDRE : une fois à la gare Tobbu ou JR à Nikko, téléphoner et une voiture viendra vous chercher.
(2) LOGETTE SAINBOIS (Nikko) : Eviter à tout prix !!!
- PAS DE SITE WEB mais pub sur un site de réservation : http://www.itcj.jp/hdb/309019.html
- AVIS DE VOYAGEURS : www.tripadvisor.com
- TEL : +81 (0) 288 53 0082 / EMAIL : info@sanboa.com
- DESCRIPTIF : Un hôtel de 8 chambres perdu dans les bois. L'environnement est charmant mais les chambres sont mal entretenues. Repas à commander un jour à l'avance : 850 Y pour un petit déjeuner (6,5 Euros) et 2 900 Y pour un dîner (22 Euros)
- MA CHAMBRE, "Amour", de style occidental (6 300 Y ou 48 Euros), n'avait aucun charme et la propreté y était douteuse. Il y a l'air conditionné et un chauffage portatif mais rien pour faire le thé. La SDB de ma chambre était tellement sale que j'ai préféré prendre une douche dans la SDB commune.
- LES PLUS : Dîners copieux (mais assez chers comparés à ceux de "Rindo-No-Ie") - SDB commune avec vue sur le bois de cèdres géants
- LES MOINS : Très mauvais rapport qualité-prix (5 670 Y et 6 300 Y par pers.) - Dîners assez chers - Entrée nauséabonde avec des odeurs de chien mouillé - Propreté douteuse de ma chambre et de sa SDB - Rien pour faire le thé dans ma chambre - Le chien laissé à l'extérieur et qui ne cessait de couiner pendant le dîner - Pas d'internet gratuit - Propriétaires bruyants qui ne font pas attention quand ils claquent les portes, répondent au téléphone ou utilisent le micro ondes à une heure matinale ou tardive - Loin des temples, à env 5 mins à pied de Rindo-No-Ie
- S'Y RENDRE : Transferts sur demande de la gare entre 15h et 18h
(3) OAK HOTEL (Tokyo) : Recommandé !
- SITE WEB : http://www.oakhotel.co.jp/english/index.html
- AVIS DE VOYAGEURS : www.tripadvisor.com - www.hostelworld.com
- TEL : +81 (0) 35828 0551 / EMAIL : hotelinquiry@oakhotel.co.jp
- DESCRIPTIF : Hôtel très biens placé, entre Ueno et Asakusa : à 2 mins à pied de la station Inaricho et à 10 mins d'Ueno, sur la ligne de métro Ginza. Les chambres sont petites mais propres.
- MA CHAMBRE, la 205, de style japonais, était calme et bien entretenue (6 000 Y ou 46 Euros)
- LES PLUS : Proche d'une station de métro, des commerces et des restos - Proches des principaux quartiers touristiques du nord est de la ville : Ueno, Asakusa, Personnel accueillant et parlant bien anglais - Chambres et SDB privées propres - Internet gratuit - Sèche cheveux, bouilloire, thé, petit frigo et air conditionné dans la chambre - Distributeurs de boissons au RDC - Panneaux avec une multitude d'infos sur les principaux lieux à visiter à Tokyo - Près d'un magasin "99 Yens"
- LES MOINS : Chambres très petites - Air cond un peu trop proche du lit - Eviter les chambres au RDC (proches des ordinateurs) et celles au 1er étage, au dessus de la porte d'entrée, plus bruyantes
- S'Y RENDRE : station Inaricho sur la ligne de métro Ginza - Prendre la sortie 3 - Marcher 3 mins et tourner à gauche au coin du magasin de papier mâché de Tokyo Matsuya
(4) ASTER PLAZA INTERNATIONAL (Hiroshima) : Vivement recommandé !!!
- SITE WEB : http://www1.ocn.ne.jp/~kokusei1/Hp_eng/indexeng.htm
- AVIS DE VOYAGEURS : www.tripadvisor.com
- TEL : +81 (0)82 247 8700
- DESCRIPTIF : Grand hôtel de 47 chambres dont seules 4 sont de style japonais. Le centre accueille occasionnellement des séminaires.
- MA CHAMBRE, la 820, de style japonais (4 510 Y ou 34,5 Euros), était située juste en dessous des salles de séminaires mais la manifestation s'est achevée vers 21h. Cependant, le 820 était moins calme que celle de stylle occidental que j'avais eue au 5è étage lors de mon dernier séjour.
- Chambres très propres et calmes ; internet à 400 Y (3 Euros) / heure
- LES PLUS : Très bon rapport qualité prix (3 620 Y ou 27,7 Euros pour un simple de style occidental et 4 510 Y ou 34,5 Euros pour une simple de style japonais) - Chambres propres et calmes (les japonaises semblent plus grandes que les simples de style occidental) - Thé, sèche cheveux et prise LAN pour internet dans les chambres - à 2 mins à pied d'un arrêt de la ligne de bus 24 (arrêt Kosei Nenkin kaikann-mae) - à 5 mins à pied du Peace Memorial Park
- LES MOINS : à 15/20 mins à pied de l'arcade commerciale centrale de Hondori - Internet plutôt cher (400 Y ou 3 euros par heure)
- S'Y RENDRE : Pour ceux qui arrivent à Hiroshima en Shinkansen, prendre la sortie Sud pour se rendre à la gare routière / Pour ceux qui arrivent par l'aéroport, prendre le Limousine Bus jusqu'à la gare centrale (45 mins) + Ligne de bus n°24 (arrêt Kosei Nenkin kaikann-mae / 210 Y / 15 min)
*** QUELQUES PRIX INDICATIFS ***
- Une bouteille d'eau de 500 ml dans les distributeurs ou les 7 Eleven : 110-120 Y ou 0,8-0,9 Euros (beaucoup moins dans les supermarchés)
- Yukata (peignoir japonais) : au moins 3 000 Y (23 Euros)
- Menu Big Mac taille standard : 790 Y (6 Euros)
- Consigne bagage pour grosses valises : 600 Y (4,5 Euros)
- Un service japonais à thé pour 6 pers. : 2 700 Y ou 20,6 Euros (1 200 Y pour la théière et 250 Y pour chaque petite tasse)
- Une paire de tongs japonaise : 1 100 Y (8,4 Euros)
- Un trajet en métro à Tokyo : 160 Y (1,2 Euros)
- Un bol de riz et de viande : à partir de 350 Y (2,7 Euros)
- Un bento (plateau repas) : 400 - 2 000 Y (3-15,2 Euros) selon la taille et les contenus
Pour obtenir des brochures et guides imprimés, se rendre à l'Office de Tourisme du Japon de votre pays (liste des bureaux du JNTO à l'étranger) : on y trouve des tonnes (très utiles) de brochures sur le Japon mais aussi par zone. Celui de Paris est accueillant.
www.tourisme-japon.fr : le site officiel du JNTO, l'Office de Tourisme japonais, une source d'informations indispensable. On retrouve sur le site de nombreuses brochures mises à la disposition des voyageurs dans les bureaux du JNTO.
www.japonfestivals.com : site français entièrement dédié aux festivals, fêtes et autres cérémonies à ne pas rater au Japon
www.japan-guide.com : guide en anglais très bien construit avec un calendrier des festivals mis à jour régulièrement ainsi que des bonnes prévisions sur les dates de floraison des cerisiers.
http://gojapan.about.com/ : guide en anglais sur le Japon
www.japanesepod101.com : leçons de japonais gratuites pour les débutants
www.clickjapan.org : un autre bon complément (en français) au site du JNTO
http://web-japan.org/kidsweb/index.html : le Japon expliqué pour les petits (simple et clair)
www.le-japon.com : site en français avec quelques articles intéressants sur les traditions japonaises
www.wasabi.fr : articles sur la cuisine japonaise en (français)
http://www.lejapon.org/info/ : un bon blog en français
www.destination-japon.com : un guide en français sur le Japon sous forme de forum
http://web-japan.org/ : liste de tous les liens web (en anglais) sur le Japon
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/index.htm : un beau blog francophone sur le Japon
www.balade-au-japon.com : blog sur les visites d'un voyageur à Tokyo, Kyoto et Nara
www.fascinant-japon.com : blog d'une passionné du Japon
Le TRAIN, notamment le Shinkansen (l'équivalent du TGV français), reste le meilleur moyen de transport à travers le Japon, avec le meilleur rapport qualité - prix - rapidité. Il est fortement conseillé aux touristes étrangers non résidents au Japon et désireux de visiter plusieurs régions d'acheter un JAPAN RAIL PASS (JR Pass). Ce pass permet d'effectuer des trajets illimités sur le Shinkansen et l'ensemble des lignes de train, de bus et de bateau opérés par la Japan Railways, l'équivalent de la SNCF française (JR lines).
En seconde classe et par adulte, il coûte 28 300 Yens (216 Euros) pour 7 jours, 45 100 Y (345 Euros) pour 14 jours et 57 700 Y (440 Euros) pour 21 jours. Un aller retour Tokyo - Kyoto (26 440 Y) permet déjà de (presque) rentabiliser un JR PASS d'une semaine. Achetés à l'unité, les billets pour le Shinkansen sont onéreux si l'on compare avec les prix pratiqués sur le TGV français.
Le bon d'échange pour un JR PASS s'achète uniquement hors du Japon dans des agences agrées par le JR Group et sur présentation d'un passeport. Une fois au Japon, il faut se rendre dans un bureau agrée par le JR Group pour échanger son bon contre le JR PASS. Les listes de ces intermédiaires sont sur le site du JR PASS.
Le JR PASS, véritable "Sésame ouvre toi", reste très pratique : on peut réserver et modifier ses réservations autant de fois que l'on veut ; les frais de réservations sont inclus dans le prix ; pour les billets sans siège réservé, les détenteurs d'un JR PASS n'ont qu'à sauter dans les wagons correspondants, sans avoir besoin au préalable de faire la queue pour acheter un billet.
Il existe trois types de trains Shinkansen : Nozomi, Hikari et Kodoma. Le JR PASS n'est valable que sur les 2 derniers, ce qui suffit largement. Des suppléments sont à prévoir sur le Nozomi. En 2 semaines, je me suis toujours arrangée pour ne prendre que les trains Hikari et Kodoma, avec des départs très fréquents des grandes villes. La différence tient surtout au confort, étant donné que le Nozomi n'est pas plus rapide. Une 2nde classe réservée en Hikari et Kodoma est déjà bien confortable et largement supérieure à son équivalent français : beaucoup de place entre deux rangées de sièges, WC spacieux et propres, salle de repos entre 2 voitures.
Quelques conseils pour le Shinkansen :
- Lors de l'échange du bon acheté hors du Japon contre le JR PASS, on peut demander à réserver tous les billets de son voyage, quitte à modifier ses réservations au fil du parcours. Gain de temps garanti.
- Pour les trajets longue distance, il est préférable de réserver ses places car les wagons se remplissent très vite. Il faut donc faire la queue pour acheter un billet mais les temps d'attente sont en général assez courts. Et pour les JR PASS, pas de supplément à payer puisque les frais de réservations sont compris dans le prix d'achat du pass.
- Ne surtout pas perdre son précieux JR PASS car ce pass ne peut pas être acheté au Japon !
Quelques indications de durée et de distance pour des trajets sur le Shinkansen :
- Tokyo - Kyoto : 2h40 / 514 kms / direct
- Kyoto - Osaka : 16 mins / 43 kms / direct
- Kyoto - Hiroshima : 1h50 / 381 kms / 1 changement à Osaka
- Hiroshima - Fukuoka : 1h10 / 638 kms / direct
Il existe également des JR PASS REGIONAUX destinés aux touristes ne voyageant qu'à l'intérieur d'une région :
- www.jreast.co.jp
- www.westjr.co.jp
- http://english.jr-central.co.jp/
- www.jrkyushu.co.jp
- www2.jrhokkaido.co.jp
Pour les trajets de petite distance, les lignes privées prennent le relais. L'achat du billet s'effectue toujours sans réservation de siège. LE JR PASS ne couvre pas les lignes privées (liste sur le site www.japan-guide.com). Malheureusement, je n'ai pas encore réussi à saisir clairement toutes les nuances entre les différents types de trains locaux (le local, l'express, le rapid, le rapid express, le Ltd express).
Dans certaines villes, il existe des "Trains Romantiques" qui traversent en général de beaux paysages : à Kyoto, c'est le "Sagano Romantic Train" qui part de la gare d'Arashiyama.
LIENS UTILES POUR LES TRAINS :
www.japanrail.com : Site officiel du Japan Railways Group, les Chemins de Fer japonais (équivalent de la SNCF française)
http://www.japanrailpass.net/fr/fr001.html : Site du Japan Rail Pass.
http://www.japanrailpass.net/images/map_en.pdf : Carte des lignes du Shinkansen dans l'ensemble du pays. Cette carte est disponible dans tous les comptoirs d'achat des tickets pour le Shinkansen.
http://grace.hyperdia.com/cgi-english/hyperWeb.cgi : le meilleur site pour consulter les horaires des trains Shinkansen ainsi que ceux des lignes privées.
www.japan-guide.com : un très bon guide en anglais sur le Japon avec des parties pratiques sur les trains (les Pass ; Shinkansen ; comment acheter des billets ; trains de nuit ; lignes privées ; horaires)
Les choix de logement en région urbaine sont nombreux au Japon mais j'ai particulièrement apprécié de rester dans les temples à Koyasan et chez l'habitant, dans les ryokans. La propreté reste le principal atout des hôtels japonais. Voyager au Japon, c'est surtout saisir l'opportunité de loger dans une chambre de style japonais et à la japonaise. Les prix moyens mentionnés ci-dessous sont pour une personne dans une chambre privée.
Trois bons sites de réservation et de recherche de logement petit et moyen budget au Japon(auberges de jeunesse, ryokans, pensions, temples, hôtels d'affaire) :
* www.itcj.jp : le site de "l'International Tourism of Center of Japan" (ou "Welcome Inn Reservation Center") ne demande pas d'acompte
* www.hostelworld.com
* www.japaneseguesthouses.com
Les japonais n'apprécient guère les surprises et il est vivement recommandé de réserver à l'avance, quitte à appeler ou à écrire en cas de modification ou d'annulation de réservation.
* Hotels de standard international : très cher
* Business Hotels : 4 500 - 8 500 Y (35 - 65 Euros)
Des chambres de style japonais et occidental sont proposées, toujours avec douches et WC privées
* Temples (ou Shukubo) : 4 000 - 15 000 Y (31 - 115 Euros)
Le site http://templelodging.com/ répertorie les logements dans les temples dans tout le Japon.
Mais l'endroit pour vivre cette expérience unique est Koyasan. Le prix standard à Koyasan est de 9 500 - 10 000 Y par pers et par nuit, dîner et petit déjeuner végétariens compris (douches et WC communs ou privés). Les chambres de style japonais donnent souvent sur un jardin. Voir la liste des logements en temple à Koyasan : http://www.shukubo.jp/eng/05_syukubo.html (mais pas de numéros de téléphone). On peut aussi en réserver quelques-uns avec le site www.japaneseguesthouses.com
* Ryokans : 4 000 - 100 000 Y (26 - 650 Euros)
Tous viennent avec des chambres japonaises : les plus traditionnels comprennent 3 repas par jour ; les plus modernes sont en fait des logements chez l'habitant ou des petits hôtels, sans repas. Les douches et WC peuvent être privés ou communs.
Trois liens utiles avec la liste des ryokans au Japon (le dernier se spécialisant plutôt dans les ryokans de luxe) : http://www.jpinn.com/ - http://www.japaneseguesthouses.com/index.htm - http://www.ryokan.or.jp/index_en.html
* Auberges de Jeunesse : 2 500 - 5 500 Y (19 - 42 Euros) en dortoir
Le site www.jyh.or.jp répertorie tous les JYH au Japon. Les JYH japonais acceptent les membres et les non membres mais ces derniers doivent souvent payer un supplément de 1 000 Y (6,5 Euros) par rapport aux prix affichés. Certaines incluent le petit déjeuner et le dîner dans leur prix.
Le gros inconvénient des JYP c'est qu'il faut quitter la chambre le matin (en laissant ses affaires dans un casier) et on ne peut y revenir que vers 15h.
Pour une adhésion au réseau mondial des Auberges de Jeunesse, consulter le site : www.hihostels.com
* Capsules hotels : 3 500 - 4 500 Y (27 - 35 Euros)
Très répandus à Tokyo et bon marché, les capsules hotels sont surtout fréquentés par les ouvriers, les japonais incapables de rentrer chez eux après une soirée trop arrosée et ceux qui ont raté le dernier train. La plupart sont réservés exclusivement aux hommes, quelques-uns sont mixtes.
Conçus avec une vision plutôt futuriste, les capsules sont alignées sur plusieurs rangées superposées les unes aux autres. Les douches et wc sont à partager et les capsules hotels les plus luxueux proposent un sauna. Chaque capsule possède un lit, une TV, une radio, un réveil, une lampe.
L'inconvénient est le même qu'avec les auberges de jeunesse : il faut quitter sa capsule le matin et on ne peut y retourner qu'en milieu d'après midi.
Liste des capsules hotels à Tokyo : www.japantravelinfo.com - http://gojapan.about.com/
Pour voir des photos de capsules, voir le lien (en anglais) : www.yesicanusechopsticks.com
* Internet : les internet cafés sont plutôt rares au Japon car les japonais possèdent des téléphones portables sophistiqués, tous avec l'option internet (en plus des appels, des photos, de la musique et des films). Les coûts pour internet sont donc élevés, allant de 400 à 1 200 Y (2.6 - 7.8 Euros) par heure. Certains hôtels offrent internet gratuitement ainsi que des lignes wi-fi. Internet est aussi gratuit dans quelques grands magasins d'électroniques comme Sof Map et Yodobashi.
* Wifi : le site http://www.freespot.com/users/map_e.html indique les lieux où l'on peut avoir un accès gratuit à la wifi dans tout le Japon.
* Téléphone portable : La plupart des portables étrangers (ceux qui ne sont pas 3G) ne fonctionnent pas au Japon. Avant son arrivée au Japon, on peut commander (en location) un portable japonais avec la possibilité d'être livré dans n'importe quelle grande ville : www.mobilephonejp.com - www.rentafonejapan.com
* Appels locaux et internationaux : on trouve des cabines téléphoniques à carte et à pièces un peu partout dans les grandes villes.
Etant donné que les retraits d'argent ne sont pas toujours évidents au Japon pour les détenteurs de cartes de crédit étrangères, même dans les grandes villes, il est fortement recommandé d'amener suffisamment de liquide.
Echanger de l'argent : le USD est plus facilement accepté que les Euros mais des grandes banques comme la MUFJ (Mitsubishi UFJ) ou Sumitomo Bank acceptent les Euros.
Taux de change (à Tokyo, au 8 avril 2008) : 1 Euros = 157,44 Yens (les taux sont plus bas dans les petites villes ; les meilleurs taux sont proposés par les "Discount Ticket Shops")
Retrait d'argent : peu d'ATM au Japon acceptent les cartes de crédit étrangères à l'exception de ceux de la Citibank (http://www.citibank.co.jp/en/branch/index.html) et de la Poste (http://www.k.u-tokyo.ac.jp/housingnavi/en/living_in_japan/post.html).
Deux liens utiles pour les voyages à petit budget au Japon :
* http://www.tourisme-japon.fr/sejour/budgets/index.html
* http://lejaponpourpasunrond.ifrance.com/
La JNTO (Japan National Tourism Office) publie une brochure " La Japon à la portée de tous" avec une liste des prix moyens pour le logement, la nourriture, les transports, les visites et le shopping. A prendre dans l'un des bureaux à l'étranger de la JNTO..
Sur le site internet du JNTO, on trouve aussi une rubrique consacrée aux entrées gratuites à Tokyo, Kyoto et Osaka. La brochure est aussi disponible dans les bureaux de la JNTO.
* Transport :
- Le Japan Rail Pass pour couvrir différentes régions sur un séjour
- Les Japan Rail Pass régionaux
- Seishun 18 Kippu (www.japan-guide.com) est un pass saisonnier coûtant 11 500 Y (75 Euros) et comprenant 5 billets à utiliser sur toutes les lignes de la Japan Rail (sauf le Shinkansen càd le TGV).
- Les pass journaliers pour les bus, le métro ou les tramway dans les grandes villes
* Hébergement :
- 3 bons sites pour la recherche de logement bon marché : www.itcj.jp - www.hostelworld.com - www.japaneseguesthouses.com
- Les auberges de jeunesse : www.jyh.or.jp
- Les capsules hotels à Tokyo : www.japantravelinfo.com
- Les guest houses (Gaijin Houses) : www.sakura-house.com
- Les médias cafés (Kissaten, Manga Kiss)
- Les karaokés
* Restauration :
- Restauration rapide : la chaîne Yoshinoya (www.yoshinoyausa.com) propose des plats et des menus de 350 à 700 Y (2 - 4,5 euros). Ce sont en général des guydon (bol de riz recouvert de boeuf et d'oignon sauté), des tendon (riz et tempura), des soupes de nouille (udon, soba). Sukiya est une autre chaîne, moins répandue.
- Les sushi bars : proposent des sushis à partir de 100 Y l'assiette de 2 sushis. Sinon, les menus coûtent environ 1 500 Y minimum (9,6 Euros).
- Les bento : les plateaux repas à emporter, qu'on trouve au sous-sol dans les supermarchés des grands magasins, les Seven Eleven ou les Family Mart sont également très bon marché. On peut y trouver des sushis, des nouilles, des spaghettis.
* Shopping :
- Tout à 100 Yens (0,76 Euros)
- Les marchés aux puces ou Nomi-no-ichi (près des temples) : ceux de Tokyo sont amusants (www.tourisme-japon.fr) et on y trouve de bonnes affaires pour des kimonos et des obis traditionnels.
- Discount ticket shops (ou Kakusaku kippu uriba) pour acheter des tickets de transport en réduction.
- Pour le matériel électronique à Tokyo, se rendre dans les quartiers d'Akihabara et de Shinjiku ouest (notamment le magasin Yodobashi).