Le Japon, c'est un mélange de rigueur singapourienne, de propreté suisse, du sens de l'organisation allemande, de fierté insulaire britannique et de gentillesse birmane. Surprenant et fascinant, le Japon m'a littéralement enchantée, cassant en 13 jours les fausses idées souvent véhiculées sur ce pays :
* Les japonais se montrent très accueillants, polis, gentils et ne rechignent pas à aider le touriste perdu, même sans aucune maîtrise de l'anglais.
* Le Japon fait partie des pays où il est très facile de voyager : tout est très bien organisé ; les endroits les plus touristiques affichent des panneaux en anglais ; pas d'arnaque puisque les prix sont toujours indiqués ; à la rigueur japonaise s'ajoutent la propreté et le souci du confort ... Avec seulement 8 mots de japonais en poche, je ne me suis jamais sentie perdue ni désorientée !
* Bien que plus onéreux que les pays d'Asie du Sud-Est, le Japon reste une destination meilleure marché que les Etats-Unis ou l'Europe de l'Ouest. Il suffit de bien planifier son voyage à l'avance.
Wouah, le Japon se place sans conteste parmi le top 5 de mes meilleurs voyages en Asie avec une grande variété de visites culturelles, d'époustouflants paysages, des habitants et des traditions haut en couleur sans une oublier une cuisine raffinée !!! Le contraste entre la beauté des temples et des jardins à Kyoto et l'excentricité de la vie moderne à Tokyo est saisissant.
(Cliquer sur les photos miniatures pour obtenir les versions agrandies)
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MES AUTRES SEJOURS AU JAPON : Mai 2009
VOIR AUSSI : Allemagne - Australie - Bhoutan - Birmanie - Cambodge - Chine - Etats-Unis - France - Inde - Indonésie - Italie - Jordanie - Laos - Malaisie - Nouvelle-Zélande - Philippines - Singapour - Thaïlande - Vietnam
C'est la première fois que j'effectue un voyage aussi organisé à l'avance : les japonais n'aimant pas les surprises, il a fallu réserver tous les hôtels avant mon arrivée, donc, savoir quelles villes j'allais visiter, combien de temps j'allais y rester et connaître les horaires de train.
MON PARCOURS EN TRAIN (2 763 kms au total) :
Je suis arrivée au Japon par Fukuoka et j'en suis repartie par Hiroshima. Ce n'est pas le parcours le plus pratique mais la compagnie aérienne avec laquelle nous avons des facilités ne dessert que ces 2 villes au Japon (Bangkok Airways).
- Fukuoka - Hiroshima (1h10 / 638 kms / direct / Shinkansen)
- Hiroshima - Koyasan via Osaka (4h30 / 414 kms / 2 changements / Shinkansen + lignes privées)
- Koyasan - Kyoto via Osaka (2h50 / 113 kms / 2 changements / Shinkansen + lignes privées)
- Kyoto - Nara aller retour (45 mins / 43 kms / sans changement / lignes privées)
- Kyoto - Tokyo (2h40 / 514 kms / direct / Shinkansen)
- Tokyo - Kamakura aller retour (50 mins / 54 kms / direct / lignes privées)
- Tokyo - Hiroshima via Osaka (4h50 / 890 kms / 1 changement / Shinkansen)
MON BUDGET SUR PLACE :
- Logement : 82 535 Y (535 Euros) pour 13 nuits
- Japan Rail Pass de 14 jours (train) : 45 100 Y (290 Euros)
- Transport dans les villes : 15 450 Y (100 Euros) (bus, métro, tramway, taxi)
(je ne mentionne pas les budgets consacrés à la nourriture, aux visites et aux souvenirs car ils dépendent de chacun)
HOTELS RECOMMANDES :
Les prix ci-dessous sont TTC par nuit pour une chambre simple. Je n'ai séjourné que dans des chambres de style japonais sauf à Hiroshima. Je recommande vivement tous les hôtels où j'ai logé avec cependant un bémol pour celui à Tokyo. Pour tous les hôtels ci-dessous, le check-in est à 15h et le check-out à 10h. Les réservations ont été faites par téléphone et via email, en contactant directement l'hôtel, et sans jamais payer d'acompte alors que c'était la haute saison touristique.
* (1) Aster Plaza International (Hiroshima) :
- http://www1.ocn.ne.jp/~kokusei1/Hp_eng/indexeng.htm / tél : +81 (0)82 247 8700
- 3 620 Y (24 Euros) douche et WC privés mais sans petit déjeuner
- Chambres très propres et calmes ; internet à 400 Y (2,6 Euros) / heure
- Un peu excentré mais à 5 mins à pied du Memorial Peace Park
- Ligne de bus n°24
* (2) Eko In Temple (Koyasan ou Mount Koya) :
- Pas de site internet mais voici qques avis : www.tripadvisor.com - http://templelodging.com/
- tél : +81 (0)736 56 25 14 / email : (possibilité de réserver directement auprès du temple)
- 10 000 Y (65 Euros) avec petit déjeuner et dîner végétariens, douches et WC communs (les tarifs supérieurs - 12 000 et 15 000 Y - offrent des repas encore plus copieux)
- Un des plus beaux temples de Koyasan ; chambres japonaises très propres, spacieuses, donnant sur un joli jardin et venant avec une table basse chauffante pour les jambes ; repas copieux ; possibilité de participer à la prière du matin à 6h30 suivie tous les jours de la cérémonie du feu ; internet gratuit
- 2 hics : les portes coulissantes en papier en guise de mur de séparation entre les chambres ; certaines chambres ne se trouvent pas dans le même bâtiment abritant le bain et les douches communes (mais les WC sont toujours à côté des chambres)
- Prendre la ligne de bus Okunoin-mae et s'arrêter au stop Karukayado-mae
* (3) Henjokoin Temple (Koyasan ou Mount Koya) :
- tél : +81 (0)736 56 21 24 mais les réservations doivent passer par le Koyasan Tourist Association (tél : +81 (0)736 56 26 16)
- Malgré une architecture plus modeste, ce temple m'a davantage plu que le Eko In Temple : les chambres sont mieux isolées contre le bruit ; la vue de ma chambre (la n°5) était plus pittoresque ; l'accueil y est plus chaleureux ; les repas sont plus copieux.
- Seuls hics : la cérémonie du feu n'a lieu qu'une fois par mois - pas d'internet dans le temple
- Même prix, chambre japonaise similaire, même arrêt de bus que Eko In Temple
* (4) Ryokan Nakajimaya (Kyoto) :
- Tél : +81 (0)75 351 38 86 / kyoto_nakajimaya@yahoo.co.jp / Pas de site internet mais voir le lien suivant : http://www.itcj.jp/hdb/526043.html
- 6 300 Y (41 Euros) sans petit déjeuner, douches et WC à partager
- Accueil très chaleureux ; ambiance familiale ; chambres propres ; ryokan très bien situé, en plein quartier commerçant, près des bus, du métro et des principaux sites culturels.
- Seul hic : pas d'internet dans le ryokan
- Ligne de bus n°5 ou ligne de métro Karasuma (arrêt Shijo, sortie 5) à partir de la gare centrale.
* (5) Cotton 100% (Nara) :
- http://www2.odn.ne.jp/cotton / tél : +81 (0)742 22 71 17/ p-cotton@pop12.odn.ne.jp
- 6 000 Y (39 Euros) avec douche et WC privés mais sans petit déjeuner
- Accueil gentil ; Chambre japonaise propre et calme ; très bien situé (à 5-10 mins à pied du parc aux daims et des temples)
- S'apparente davantage à un petit hôtel qu'à une pension de famillle.
- 15 - 20 mins à pied de la gare JR lines, à côté du temple Kofukuji (la Pagode aux 5 étages)
* (6) Hotel Asakusa Mikawaya :
- lien : http://www.asakusamikawaya.co.jp/English.html / email : mikawaya@mbd.ocn.ne.jp / tél : +81 (0)3 3844 7757
- 6 825 Y (44 Euros) avec douche et wc privés
- Accueil sympa ; très bien situé dans la quartier d'Asakusa, à côté du temple de Senso Ji, un des plus visités et des plus anciens de Tokyo ; près des commerces, des restos, des métros, des bus et du parc Sumida, bon spot pour les cerisiers.
- Gros hics : entrée et couloirs glauques et pas bien entretenus ; chambres vieillottes, moyennement propres (la mienne était bruyante car près de la rue principale)
- train JR sur la ligne Yamanote (arrêt à Ueno) + métro sur la ligne Ginza (arrêt à Asakusa) + 10 mins de marche
Pour obtenir des brochures et guides imprimés, se rendre à l'Office de Tourisme du Japon de votre pays (liste des bureaux du JNTO à l'étranger) : on y trouve des tonnes (très utiles) de brochures sur le Japon mais aussi par zone. Celui de Paris est accueillant.
www.tourisme-japon.fr : le site officiel du JNTO, l'Office de Tourisme japonais, une source d'informations indispensable. On retrouve sur le site de nombreuses brochures mises à la disposition des voyageurs dans les bureaux du JNTO.
www.japonfestivals.com : site français entièrement dédié aux festivals, fêtes et autres cérémonies à ne pas rater au Japon
www.japan-guide.com : guide en anglais très bien construit avec un calendrier des festivals mis à jour régulièrement ainsi que des bonnes prévisions sur les dates de floraison des cerisiers.
http://gojapan.about.com/ : guide en anglais sur le Japon
www.japanesepod101.com : leçons de japonais gratuites pour les débutants
www.clickjapan.org : un autre bon complément (en français) au site du JNTO
http://web-japan.org/kidsweb/index.html : le Japon expliqué pour les petits (simple et clair)
www.le-japon.com : site en français avec quelques articles intéressants sur les traditions japonaises
www.wasabi.fr : articles sur la cuisine japonaise en (français)
http://www.lejapon.org/info/ : un bon blog en français
www.destination-japon.com : un guide en français sur le Japon sous forme de forum
http://web-japan.org/ : liste de tous les liens web (en anglais) sur le Japon
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/index.htm : un beau blog francophone sur le Japon
www.balade-au-japon.com : blog sur les visites d'un voyageur à Tokyo, Kyoto et Nara
www.fascinant-japon.com : blog d'une passionné du Japon
Le TRAIN, notamment le Shinkansen (l'équivalent du TGV français), reste le meilleur moyen de transport à travers le Japon, avec le meilleur rapport qualité - prix - rapidité. Il est fortement conseillé aux touristes étrangers non résidents au Japon et désireux de visiter plusieurs régions d'acheter un JAPAN RAIL PASS (JR Pass). Ce pass permet d'effectuer des trajets illimités sur le Shinkansen et l'ensemble des lignes de train, de bus et de bateau opérés par la Japan Railways, l'équivalent de la SNCF française (JR lines).
En seconde classe et par adulte, il coûte 28 300 Yens (185 Euros) pour 7 jours, 45 100 Y (290 Euros) pour 14 jours et 57 700 Y (375 Euros) pour 21 jours. Un aller retour Tokyo - Kyoto (26 440 Y) permet déjà de (presque) rentabiliser un JR PASS d'une semaine. Achetés à l'unité, les billets pour le Shinkansen sont onéreux si l'on compare avec les prix pratiqués sur le TGV français.
Le bon d'échange pour un JR PASS s'achète uniquement hors du Japon dans des agences agrées par le JR Group et sur présentation d'un passeport. Une fois au Japon, il faut se rendre dans un bureau agrée par le JR Group pour échanger son bon contre le JR PASS. Les listes de ces intermédiaires sont sur le site du JR PASS.
Le JR PASS, véritable "Sésame ouvre toi", reste très pratique : on peut réserver et modifier ses réservations autant de fois que l'on veut ; les frais de réservations sont inclus dans le prix ; pour les billets sans siège réservé, les détenteurs d'un JR PASS n'ont qu'à sauter dans les wagons correspondants, sans avoir besoin au préalable de faire la queue pour acheter un billet.
Il existe trois types de trains Shinkansen : Nozomi, Hikari et Kodoma. Le JR PASS n'est valable que sur les 2 derniers, ce qui suffit largement. Des suppléments sont à prévoir sur le Nozomi. En 2 semaines, je me suis toujours arrangée pour ne prendre que les trains Hikari et Kodoma, avec des départs très fréquents des grandes villes. La différence tient surtout au confort, étant donné que le Nozomi n'est pas plus rapide. Une 2nde classe réservée en Hikari et Kodoma est déjà bien confortable et largement supérieure à son équivalent français : beaucoup de place entre deux rangées de sièges, WC spacieux et propres, salle de repos entre 2 voitures.
Quelques conseils pour le Shinkansen :
- Lors de l'échange du bon acheté hors du Japon contre le JR PASS, on peut demander à réserver tous les billets de son voyage, quitte à modifier ses réservations au fil du parcours. Gain de temps garanti.
- Pour les trajets longue distance, il est préférable de réserver ses places car les wagons se remplissent très vite. Il faut donc faire la queue pour acheter un billet mais les temps d'attente sont en général assez courts. Et pour les JR PASS, pas de supplément à payer puisque les frais de réservations sont compris dans le prix d'achat du pass.
- Ne surtout pas perdre son précieux JR PASS car ce pass ne peut pas être acheté au Japon !
Quelques indications de durée et de distance pour des trajets sur le Shinkansen :
- Tokyo - Kyoto : 2h40 / 514 kms / direct
- Kyoto - Osaka : 16 mins / 43 kms / direct
- Kyoto - Hiroshima : 1h50 / 381 kms / 1 changement à Osaka
- Hiroshima - Fukuoka : 1h10 / 638 kms / direct
Il existe également des JR PASS REGIONAUX destinés aux touristes ne voyageant qu'à l'intérieur d'une région :
- www.jreast.co.jp
- www.westjr.co.jp
- http://english.jr-central.co.jp/
- www.jrkyushu.co.jp
- www2.jrhokkaido.co.jp
Pour les trajets de petite distance, les lignes privées prennent le relais. L'achat du billet s'effectue toujours sans réservation de siège. LE JR PASS ne couvre pas les lignes privées (liste sur le site www.japan-guide.com). Malheureusement, je n'ai pas encore réussi à saisir clairement toutes les nuances entre les différents types de trains locaux (le local, l'express, le rapid, le rapid express, le Ltd express).
Dans certaines villes, il existe des "Trains Romantiques" qui traversent en général de beaux paysages : à Kyoto, c'est le "Sagano Romantic Train" qui part de la gare d'Arashiyama.
LIENS UTILES POUR LES TRAINS :
www.japanrail.com : Site officiel du Japan Railways Group, les Chemins de Fer japonais (équivalent de la SNCF française)
http://www.japanrailpass.net/fr/fr001.html : Site du Japan Rail Pass.
http://www.japanrailpass.net/images/map_en.pdf : Carte des lignes du Shinkansen dans l'ensemble du pays. Cette carte est disponible dans tous les comptoirs d'achat des tickets pour le Shinkansen.
http://grace.hyperdia.com/cgi-english/hyperWeb.cgi : le meilleur site pour consulter les horaires des trains Shinkansen ainsi que ceux des lignes privées.
www.japan-guide.com : un très bon guide en anglais sur le Japon avec des parties pratiques sur les trains (les Pass ; Shinkansen ; comment acheter des billets ; trains de nuit ; lignes privées ; horaires)
Les choix de logement en région urbaine sont nombreux au Japon mais j'ai particulièrement apprécié de rester dans les temples à Koyasan et chez l'habitant, dans les ryokans. La propreté reste le principal atout des hôtels japonais. Voyager au Japon, c'est surtout saisir l'opportunité de loger dans une chambre de style japonais et à la japonaise. Les prix moyens mentionnés ci-dessous sont pour une personne dans une chambre privée.
Trois bons sites de réservation et de recherche de logement petit et moyen budget au Japon(auberges de jeunesse, ryokans, pensions, temples, hôtels d'affaire) :
* www.itcj.jp : le site de "l'International Tourism of Center of Japan" (ou "Welcome Inn Reservation Center") ne demande pas d'acompte
* www.hostelworld.com
* www.japaneseguesthouses.com
Les japonais n'apprécient guère les surprises et il est vivement recommandé de réserver à l'avance, quitte à appeler ou à écrire en cas de modification ou d'annulation de réservation.
* Hotels de standard international : très cher
* Business Hotels : 4 500 - 8 500 Y (30 - 55 Euros)
Des chambres de style japonais et occidental sont proposées, toujours avec douches et WC privées
* Temples (ou Shukubo) : 4 000 - 15 000 Y (26-97 Euros)
Le site http://templelodging.com/ répertorie les logements dans les temples dans tout le Japon.
Mais l'endroit pour vivre cette expérience unique est Koyasan. Le prix standard à Koyasan est de 9 500 - 10 000 Y par pers et par nuit, dîner et petit déjeuner végétariens compris (douches et WC communs ou privés). Les chambres de style japonais donnent souvent sur un jardin. Voir la liste des logements en temple à Koyasan : http://www.shukubo.jp/eng/05_syukubo.html (mais pas de numéros de téléphone). On peut aussi en réserver quelques-uns avec le site www.japaneseguesthouses.com
* Ryokans : 4 000 - 100 000 Y (26 - 650 Euros)
Tous viennent avec des chambres japonaises : les plus traditionnels comprennent 3 repas par jour ; les plus modernes sont en fait des logements chez l'habitant ou des petits hôtels, sans repas. Les douches et WC peuvent être privés ou communs.
Trois liens utiles avec la liste des ryokans au Japon (le dernier se spécialisant plutôt dans les ryokans de luxe) : http://www.jpinn.com/ - http://www.japaneseguesthouses.com/index.htm - http://www.ryokan.or.jp/index_en.html
* Auberges de Jeunesse : 2 500 - 5 500 Y (16 - 36 Euros) en dortoir
Le site www.jyh.or.jp répertorie tous les JYH au Japon. Les JYH japonais acceptent les membres et les non membres mais ces derniers doivent souvent payer un supplément de 1 000 Y (6,5 Euros) par rapport aux prix affichés. Certaines incluent le petit déjeuner et le dîner dans leur prix.
Le gros inconvénient des JYP c'est qu'il faut quitter la chambre le matin (en laissant ses affaires dans un casier) et on ne peut y revenir que vers 15h.
Pour une adhésion au réseau mondial des Auberges de Jeunesse, consulter le site : www.hihostels.com
* Capsules hotels : 3 500 - 4 500 Y (23 - 29 Euros)
Très répandus à Tokyo et bon marché, les capsules hotels sont surtout fréquentés par les ouvriers, les japonais incapables de rentrer chez eux après une soirée trop arrosée et ceux qui ont raté le dernier train. La plupart sont réservés exclusivement aux hommes, quelques-uns sont mixtes.
Conçus avec une vision plutôt futuriste, les capsules sont alignées sur plusieurs rangées superposées les unes aux autres. Les douches et wc sont à partager et les capsules hotels les plus luxueux proposent un sauna. Chaque capsule possède un lit, une TV, une radio, un réveil, une lampe.
L'inconvénient est le même qu'avec les auberges de jeunesse : il faut quitter sa capsule le matin et on ne peut y retourner qu'en milieu d'après midi.
Liste des capsules hotels à Tokyo : www.japantravelinfo.com - http://gojapan.about.com/
Pour voir des photos de capsules, voir le lien (en anglais) : www.yesicanusechopsticks.com
* Internet : les internet cafés sont plutôt rares au Japon car les japonais possèdent des téléphones portables sophistiqués, tous avec l'option internet (en plus des appels, des photos, de la musique et des films). Les coûts pour internet sont donc élevés, allant de 400 à 1 200 Y (2.6 - 7.8 Euros) par heure. Certains hôtels offrent internet gratuitement ainsi que des lignes wi-fi. Internet est aussi gratuit dans quelques grands magasins d'électroniques comme Sof Map et Yodobashi.
* Téléphone portable : La plupart des portables étrangers (ceux qui ne sont pas 3G) ne fonctionnent pas au Japon. Avant son arrivée au Japon, on peut commander (en location) un portable japonais avec la possibilité d'être livré dans n'importe quelle grande ville : www.mobilephonejp.com - www.rentafonejapan.com
* Appels locaux et internationaux : on trouve des cabines téléphoniques à carte et à pièces un peu partout dans les grandes villes.
Etant donné que les retraits d'argent ne sont pas toujours évidents au Japon pour les détenteurs de cartes de crédit étrangères, même dans les grandes villes, il est fortement recommandé d'amener suffisamment de liquide.
Echanger de l'argent : le USD est plus facilement accepté que les Euros mais des grandes banques comme la MUFJ (Mitsubishi UFJ) ou Sumitomo Bank acceptent les Euros.
Taux de change (à Tokyo, au 8 avril 2008) : 1 Euros = 157,44 Yens (les taux sont plus bas dans les petites villes ; les meilleurs taux sont proposés par les "Discount Ticket Shops")
Retrait d'argent : peu d'ATM au Japon acceptent les cartes de crédit étrangères à l'exception de ceux de la Citibank (http://www.citibank.co.jp/en/branch/index.html) et de la Poste (http://www.k.u-tokyo.ac.jp/housingnavi/en/living_in_japan/post.html).
Deux liens utiles pour les voyages à petit budget au Japon :
* http://www.tourisme-japon.fr/sejour/budgets/index.html
* http://lejaponpourpasunrond.ifrance.com/
La JNTO (Japan National Tourism Office) publie une brochure " La Japon à la portée de tous" avec une liste des prix moyens pour le logement, la nourriture, les transports, les visites et le shopping. A prendre dans l'un des bureaux à l'étranger de la JNTO..
Sur le site internet du JNTO, on trouve aussi une rubrique consacrée aux entrées gratuites à Tokyo, Kyoto et Osaka. La brochure est aussi disponible dans les bureaux de la JNTO.
* Transport :
- Le Japan Rail Pass pour couvrir différentes régions sur un séjour
- Les Japan Rail Pass régionaux
- Seishun 18 Kippu (www.japan-guide.com) est un pass saisonnier coûtant 11 500 Y (75 Euros) et comprenant 5 billets à utiliser sur toutes les lignes de la Japan Rail (sauf le Shinkansen càd le TGV).
- Les pass journaliers pour les bus, le métro ou les tramway dans les grandes villes
* Hébergement :
- 3 bons sites pour la recherche de logement bon marché : www.itcj.jp - www.hostelworld.com - www.japaneseguesthouses.com
- Les auberges de jeunesse : www.jyh.or.jp
- Les capsules hotels à Tokyo : www.japantravelinfo.com
- Les guest houses (Gaijin Houses) : www.sakura-house.com
- Les médias cafés (Kissaten, Manga Kiss)
- Les karaokés
* Restauration :
- Restauration rapide : la chaîne Yoshinoya (www.yoshinoyausa.com) propose des plats et des menus de 350 à 700 Y (2 - 4,5 euros). Ce sont en général des guydon (bol de riz recouvert de boeuf et d'oignon sauté), des tendon (riz et tempura), des soupes de nouille (udon, soba). Sukiya est une autre chaîne, moins répandue.
- Les sushi bars : proposent des sushis à partir de 100 Y l'assiette de 2 sushis. Sinon, les menus coûtent environ 1 500 Y minimum (9,6 Euros).
- Les bento : les plateaux repas à emporter, qu'on trouve au sous-sol dans les supermarchés des grands magasins, les Seven Eleven ou les Family Mart sont également très bon marché. On peut y trouver des sushis, des nouilles, des spaghettis.
* Shopping :
- Tout à 100 Yens (0,65 Euros)
- Les marchés aux puces ou Nomi-no-ichi (près des temples) : ceux de Tokyo sont amusants (www.tourisme-japon.fr) et on y trouve de bonnes affaires pour des kimonos et des obis traditionnels.
- Discount ticket shops (ou Kakusaku kippu uriba) pour acheter des tickets de transport en réduction.
- Pour le matériel électronique à Tokyo, se rendre dans les quartiers d'Akihabara et de Shinjiku ouest (notamment le magasin Yodobashi).
Après une nuit blanche dans l'avion sur le vol Bangkok-Fukuoka et deux heures de trajet de l'aéroport de Fukuoka à la gare d'Hiroshima, j'arrive à mon hôtel vers 12h. La demi-journée restante est consacrée au repos.
Tristement célèbre pour avoir été la première cible de la bombe atomique dans l'histoire mondiale (le 6 août 1945), Hiroshima est maintenant devenue une tranquille ville du sud du Japon. La ville n'a pas vraiment de charme mais elle est plutôt agréable.
Le second jour, je n'ai que le temps de me balader le matin dans le Peace Memorial Park sans toutefois entrer dans les musées. Dans un cadre verdoyant et bien entretenu, je passe devant les Portes de la Paix, le Musée, le A-bomb Dome, le Cénophath avec le nom de toutes les victimes, la Flamme de la Paix et le monument dédié aux enfants. Le A-bomb Dome, symbole d'Hiroshima, reste le plus impressionnant : c'est l'un des rares bâtiments de la ville à ne pas avoir été détruits suite au bombardement. Sitôt la visite achevée, je pars en train pour l'ile de Miyajima où je passe la journée.
Liens utiles :
* http://www.city.hiroshima.jp/e/index-E.html
* http://www.hcvb.city.hiroshima.jp/e_navigator/index.html
* www.hiroshima-nagasaki.org : débat sur les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki.
Mon hôtel : Aster Plaza International
site web : http://www1.ocn.ne.jp/~kokusei1/Hp_eng/indexeng.htm
Pour la description, voir la rubrique "Mon voyage de 13J/13N"
Durée de séjour minimum conseillé : 2 jours et 2 nuits (1 jour de visite à Hiroshima + 1 voyage à la journée sur l'île de Miyajima)
S'y rendre : en shinkansen, à 1h50 de Kyoto (direct) et à 4h50 de Tokyo (via Osaka)
Se déplacer : en tramway et en bus
Tuyaux :
* "DEO DEO" est un grand magasin d'électronique près de Peace Memorial Park, sur l'avenue Aioi-dori, l'artère la plus animée de la ville.
* "Hondori Shopping Area" est une longue allée abritée sous des arcades avec plein de restos et de magasins
J'ai préféré Miyajima à Hiroshima. C'est un vrai bol d'air frais : les balades se font à pied ; les daims sont nombreux et se laissent facilement approcher ; on alterne visites de parcs et de sites culturels ; la nature y est omniprésente ; les sites historiques sont beaux.
Les clous de cette journée de visite (et mes sites préférés) :
* La porte rouge O-torii, placée au milieu de la mer et que l'on peut rejoindre à marée basse. C'est l'un des monuments les plus photographiés du Japon.
* Le Sanctuaire d'Itsukushima, faisant face à la porte O-torii. Le style architectural est simple mais ses bâtiments rouge sang se fondent merveilleusement dans le paysage environnant.
* Le superbe temple Daisho-In avec son enfilade de bâtiments renfermant de nombreux trésors de la secte Shingon.
* La montée en téléphérique du Mont Misen au dessus d'une épaisse fôrêt vierge et la vue d'en haut sur la baie d'Hiroshima.
* La Pagode rouge aux 5 étages
* Le parc de Momijidani au pied du Mont Misen
Liens utiles :
* http://www.miyajima.or.jp/miyakan2/index.html
* http://www.miyajima-wch.jp/index_f.html
Durée de séjour conseillé : 1 journée à partir d'Hiroshima (les hôtels sur l'île sont chers)
S'y rendre : à partir d'Hiroshima, 50 mins en train + bateau JR (gratuit pour les détenteurs du JR Pass) ou à 1h en tramway
Se déplacer : à pied
Tuyaux :
* La balade proposée par l'Office de Tourisme local est bien faite. Retirer la carte à l'arrivée à l'embarcadère. Brochures disponibles en français.
* Les huîtres sont la spécialité de Miyajima (env 400 Y / 2,6 E les 3 petites). On en trouve dans les restos du Omotesando Shopping Arcade (à droite, en sortant de l'embarcadère). En février, il y a un festival des huîtres avec des prix réduits.
* Une autre spécialité culinaire, sucrée cette fois-ci : le "momiji manju", un gâteau en forme de feuille d'érable fourré d'une pâte d'haricot rouge ou de thé vert.
* C'est aussi l'un des endroits au Japon où l'on rencontre des cerfs en liberté, dans les parcs, les rues et même à l'embarcadère !
* Déguster une soupe de nouille dans le café du Mont Misen : la soupe est bon marché (600 Y - 4 E) mais quelconque. C'est la vue sur les forêts, la côte et les autres îles qui est intéressante.
VOIR AUSSI : Logement - Logement dans les temples à Koyasan
Entouré de 8 montagnes et de forêts de cèdres géants, Koyasan est depuis le début du 9è siècle le siège de l'Ecole ésotérique bouddhiste de Shingon qui compte actuellement plus de 10 millions de membres et est enseigné dans près de 4 000 temples à travers tout le Japon. Son créateur, Kobo Daishi, est enterré à Koyasan et serait, selon ses disciples, encore vivant, méditant dans sa tombe !
Le trajet d'Hiroshima à Koyasan s'avère fastidieux avec les nombreux changements TGV-métro-train local-téléphérique-bus. Non contente d'arriver enfin à mon hôtel (le temple Ekoin), je découvre une chambre de style japonais, coquette, propre et lumineuse donnant sur un jardin de rochers et de bonzaïs.
Je file en bus au cimetière d'Oku-no-in, apâtée par les magnifiques photos de mon guide. Des tombeaux d'aspect moderne jalonnent l'allée partant de l'entrée principale, à quelques mètres de l'arrêt de bus. Un japonais fantaisiste a même fait ériger sa pierre tombale en forme de fusée spatiale. Les tombeaux deviennent plus anciens au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans la forêt de pins.
L'allée mène vers le Toro-do, le magnifique et principal temple du complexe, avec ses centaines de lanternes en bronze dont deux brûleraient depuis plus de 900 ans ! L'endroit est absolument magique : entouré d'un cimetière ancien et d'une rivière et dominé par de majestueux cèdres géants, le Toro-do s'enveloppe d'une légère brume en fin d'après-midi.
Je repars par le même chemin mais j'arrive trop tard pour le dernier bus. Une marche de 40 mins suffit à me ramener au temple Ekoin où un bon bain chaud m'attend. Les douches et le bain communs se trouvent dans un bâtiment différent de celui de ma chambre. Il faut traverser la cour du temple. Il fait à peine 5°C et les couloirs du temple ne sont pas chauffés. De retour dans la chambre, un copieux dîner végétarien est servi par un bonze.
La chambre est chauffée au gaz et les émanations se font sentir au bout de quelques minutes. Les murs, qui ne sont que des portes coulissantes en papier, laissent filtrer la conversation de mes discrets voisins anglophones. Mais la chambre se révèle être bien confortable après une longue journée de marche. Avant de tomber dans les bras de Morphée, je me réchauffe les jambes et les pied grâce à la table basse électrique chauffante. Les japonais font là encore preuve d'une ingénueuse créativité pragmatique.
Après un réveil aux aurores, la participation à la prière du matin et la cérémonie du feu suivis d'un petit déjeuner végétarien, j'affronte le froid glacial et consacre la matinée à la visite des temples du centre ville : Kongobuji, Danjo Garan, Daimon. Très vite, le vent et une pluie persistante m'incitent à écourter la balade en ville pour repartir au cimetière d'Oku-no-in. J'emprunte cette fois-ci le chemin qui mène du Toro-do à mon hôtel (le temple Ekoin). La petite allée traverse une épaisse forêt de cèdres géants, bordée de chaque côté par des tombeaux de familles aisées, de bonzes et de samouraïs. Absorbée par les photos, je me retrouve bientôt seule au beau milieu de centaines de tombes avant de m'apercevoir que la plupart des visiteurs sont rentrés s'abriter de la pluie. Un petit frisson m'envahit. Et c'est avec soulagement que je rejoins la grande route.
Pour ma 2è nuit à Koyasan, je dois changer d'hôtel car le temple Ekoin est complet. Je la passe au temple Henjokoin, à deux pas de là. Le temple est moins coquet mais l'accueil plus chaleureux, la chambre mieux isolée et la vue bien plus pittoresque : ma chambre donne sur un petit étang et le versant d'une colline ornée d'arbustes taillés et d'immenses cèdres. Devant prendre un train pour Kyoto, je ne participerai pas à la prière le lendemain.
Liens utiles :
* http://www.shukubo.jp/eng/index.html
* http://www.nankai.co.jp/koyasan/english/index.html
Durée de séjour minimum conseillé : 1,5 jours et 1 nuit (avec le train, on arrive le 1er jour en fin de matinée). Pour ceux qui ont les moyens, c'est toujours mieux de passer une nuit de plus et de repartir le 3è jour en début de matinée. Je suis restée 1,5 jours et 2 nuits, cela m'a permis d'éviter de courir pour les visites.
S'y rendre à partir de Kyoto :
* Kyoto - Osaka en shinkansen (16 mins)
* de la gare d'Osaka à la station Namba à pied et en métro (30-40 mins )
* de Namba à Gokurakubashi en train local sur la ligne Nanka (1h45 en Ltd Express)
* de Gokurakubashi à Koyasan en téléphérique (5 min). Trajet inclus dans le billet de train
* de la station du téléphérique à l'hôtel (15-20 mins en bus)
Se déplacer : à pied entre les temples de la ville mais en bus pour se rendre du centre ville au cimetière d'Oku-no-in.
Tuyaux :
* Se rendre à Koyasan à partir de Kyoto ou d'Osaka. Laisser sa grosse valise à son hôtel à Kyoto ou Osaka et n'emporter qu'un petit sac à dos avec des affaires pour 1 ou 2 nuits (j'étais arrivée d'Hiroshima avec ma grosse valise et compte tenu des nombreux changements, ce fut un peu éprouvant).
* Les réservations de chambres pour certains temples doivent obligatoirement passer par le Koyasan Tourist Association (+81 (0)736 56 26 16).
* Un pass est vendu au Koyasan Tourist Association et permet de visiter à des tarifs réduits les 6 principaux temples et musées du centre ville.
* Internet est gratuit au Koyasan Tourist Association
* La plupart des restos du centre ville coûtent cher. Il y en a un près du Daimon Gate, bon marché, traditionnel, et fréquenté surtout par des japonais. Il sert des plats végétariens mais aussi de la viande. L'enseigne est en japonais mais en venant du centre ville, c'est sur le trottoir de droite, un peu avant d'arriver au Daimon Gate. Des plats en plastique sont disposés en vitrine à l'entrée.
Mes 2 hôtels : les temples Ekoin et Henjokoin
Pour les descriptions, voir la rubrique "Mon voyage de 13J/13N"
VOIR AUSSI : "Hanami" ou les cerisiers en fleur - Rencontre avec des geishas à Kyoto
Dès sa création, à la fin du 8è siècle, Kyoto devient la capitale du Japon, cédant la place aux villes de Kamakura durant 2 siècles (du 12è au 14è) et à Tokyo du 17è au 19è siècle. La ville resta pendant près de 12 siècles (du 8è au 19è) le lieu de résidence principale de la famille impériale. Aujourd'hui, Kyoto symbolise la richesse culturelle du Japon avec 17 sites inscrits au Patrimoine de l'Humanité, plus de 1 600 temples bouddhistes et 4 000 sanctuaires shintos.
Après 3,5 jours et 4 nuits passés à Kyoto, je suis repartie subjuguée et complètement conquise mais frustrée de ne pas avoir eu plus de jours pour visiter les nombreux sites restants. Kyoto est une ville comme une autre avec des bâtiments en béton et en verre, sans vraiment de charme, mais c'est un vrai régal pour les amoureux de temples et de jardins.
Venant de Koyasan, j'arrive à Kyoto en début d'après midi. L'hôtel n'est pas facile à trouver. Et je me trompe de bus pour me rendre au temple de Kinkabuji, le fameux "Pavillon d'Or", un des sites les plus photographiés du Japon. A la place, j'ai à peine le temps de visiter le Temple Ninnaji où les parterres de cerisiers ne sont pas encore fleuris. Avec l'énergie restant, je poursuis cette très courte 1ère journée à Kyoto avec la visite de nuit du château Nijo-jo. Les cerisiers y sont déjà en fleur et l'allée illuminée de torches projette les visiteurs dans le passé, au temps des shoguns et des samouraïs.
L'accueil au Ryokan Nakajimaya est chaleureux et l'ambiance très familiale puisque les propriétaires habitent sur place. Il faut se déchausser avant d'entrer et prendre les pantoufles mis à la disposition des clients. C'est drôle car les pantoufles japonaises n'ont pas de pied droit ni de pied gauche, on peut les intervertir. Un yukata avec un obi (peignoir en coton avec sa ceinture) est disposé dans chaque chambre. La décoration est sobre mais la chambre confortable : une table basse, des chaises à la japonaise, une penderie, un futon et une couette que la propriétaire déplie chaque soir. Les douches et les toilettes sont à partager mais c'est propre. La lunette des WC est même chauffante ! Très appréciable par temps froid car seules les chambres sont chauffées, pas les couloirs ni les salles communes. Les murs ne sont pas épais car ce sont de simples portes coulissantes en papier. Et le plancher en bois du 1er étage grince affreusement. Mais cela ne fait que rajouter du charme et de l'authenticité à l'expérience du logement chez l'habitant !
Le 2è jour à Kyoto, je suis à la lettre la balade à pied décrite dans le Lonely Planet pour le quartier de Higashiyama sud. Et oh surprise, je rencontre en moins de 3 heures 9 geishas parées d'élégants kimonos multicolores. Folle de joie, je m'empresse de les mettre en boîte, toujours avec leur autorisation. J'assiste même à la fin d'une cérémonie traditionnelle de mariage au Yasaka-jinja. Les bus sont pleins à craquer et un taxi m'emmène à temps au Théâtre de Kobu Kaburen-jo, dans le quartier des geishas de Gion pour le spectacle de Miyako Odori. Les danses de cerisiers, réalisées par des troupes de geishas, sont envoutantes et sublimes. Les danses sont précédées d'une décevante cérémonie de thé. A la nuit tombée, le quartier s'illumine de petites lanternes blanches et rouges. La rue Hanami-koji avec ses maisons de thé traditionnelles en bois et celle de Shirakawa Minami-dori bordée de restaurants branchés et de cerisiers le long d'un ruisseau sont bien les plus jolies de Kyoto.
L'excursion du jour suivant, au nord du quartier d'Higashiyama, m'emmène le long du Chemin des Philosophes (Tetsugaku-no-michi) où se retrouvent de nombreux japonais à la saison des cerisiers en fleur. Les temples ne manquent pas et deux figurent parmi les plus beaux de la ville : Ginkaku-ji (la Pavillon d'Argent) réputé pour son jardin de mousse et Nanzen-ji avec son jardin zen. Le temps se refroidit légèrement et je décide de dîner dans le quartier de Ponto Cho, l'autre quartier des geishas à Kyoto. Je n'en vois aucune mais l'étroite petite rue avec ses maisons de thé et ses restos branchés incite plutôt à faire la fête. Après un festin de sashimis et de sushis, je rentre à la pension familiale par la rue Kiyamachi, une rue parallèle à celle de Ponto Cho et parsemée (encore) de cerisiers.
Le lendemain, je pars très tôt pour Nara où je passe un nuit. En revenant de Nara, j'effectue une visite éclair au quartier d'Arashiyama pour voir le magnifique temple Tenryu-ji et la bambouseraie où a été tourné le film chinois "Tigre et Dragon". L'endroit est noir de monde, venu admirer le hanami le long du fleuve. En début d'après midi, je retrouve mon ami Takashi à la pension. Nous nous sommes rencontrés au Laos il y 2 ans et demi et avons gardé contact depuis. Il habite à Osaka et parle couramment anglais grâce à un long séjour universitaire à Toronto. Nous dînons dans un resto traditionnel dans la rue Kiyamachi. Au menu, saké et sashimi de sole suivis de plats pimentés dont je ne me souviens plus des noms. Coucher tôt car départ pour Tokyo le lendemain.
Liens utiles :
* www.kyotoguide.com
* www.kyoto.travel
* http://www.pref.kyoto.jp/visitkyoto/en/
* http://kaiwai.city.kyoto.jp/raku/modules/english/index.php
* http://www.city.kyoto.jp/koho/eng/access/transport.html : le bus à Kyoto
* www.templefees.com : listes des tarifs et des horaires des temples et musées à Kyoto
Durée de séjour conseillé : 6 jours (consacrer 1 jour pour chacun des quartiers suivants : Higashiyama sud, Higashiyama nord, nord ouest de Kyoto, Arashiyama, sud-est, centre + shopping). J'y suis restée un peu moins de 3,5 jours et c'est avec un pincement au coeur que j'ai quitté la ville car il me restait encore de bien jolis endroits à visiter !
S'y rendre : en shinkansen, à 1h50 d'Hiroshima et à 2h40 de Tokyo (direct)
Se déplacer : combiné avec le métro, le bus est le meilleur moyen de transport à Kyoto. La carte des bus est donc très utile. Il existe des pass de transports à la journée pour des trajets illimités : bus (500 Y) ou bus + métro (1 200 Y).
Tuyaux :
* Le "Kyoto Tourist Information Center" se révèle très utile pour prendre des plans, des fascicules et consulter le calendrier des festivités. Mais pour les réservations de spectacles, il faut aller au Kyoto City Tourist Information Center, à deux pas du 1er. Tous deux se trouvent dans la gare centrale.
* Mon hôtel se situait en plein centre ville, à la jonction de Shijo-dori et de Karasuma-dori, les 2 artères commerciales de Kyoto. C'est très pratique car la plupart des lignes de bus passent par là, avec en plus le métro (station Shijo) menant directement à la gare centrale.
* Le "Sagano Romantic Train" est à faire pour profiter des paysages de vallée et de montagne de la région, notamment au printemps et en automne. Le train part de la gare d'Arashiyama et les billets sont à acheter à la Kyoto City Tourist Information situé dans la gare centrale de Kyoto. Réserver bien à l'avance car cette balade a du succès. On peut revenir en train ou en bateau.
* En avril, certains temples, parcs et châteaux restent ouverts au public le soir. Voir la liste au "Kyoto Tourist Information Center".
*Un bon resto de sushis et de sashimis avec des sets à des prix défiant toute concurrence. Le nom est écrit en japonais mais je vais essayer de vous le situer : en venant de l'avenue Shijo-dori, prendre la rue perpendiculaire de Kiyamachi jusqu'au bout. A l'intersection avec l'avenue Sanjo-dori, tourner à droite et le resto se trouve sur le trottoir d'en face, près du fleuve. On ne peut pas le rater avec sa trentaine de plats en plastique en vitrine.
Mon hôtel : Ryokan Nakajimaya (pour les détails, voir la rubrique "Mon voyage de 13J/13N")
VOIR AUSSI : Le parc aux daims à Nara
Ancienne capitale du japon (710-785) avant l'apogée de Kyoto, la ville de Nara a connu une brève mais florissante période sous l'influence du Bouddhisme, devenue religion nationale dès le 6è siècle. Nara est surtout connue pour avoir été le quartier général du clan Yamato dont sont issus les premiers empereurs du pays. Bien que dénuée de charme mais empreinte d'une certaine douceur de vivre, Nara mérite plus d'attention que les voyages à la journée de Kyoto effectués par la grande majorité des touristes.
Après 55 mins de train de Kyoto et 20 mins de marche de la gare JR, j'atteins la Pagode aux 5 étages (temple Kofukuji), symbole de la ville avec les daims du parc. Une petite mammie vend des cookies pour daims et quasiment tous les japonais se laissent prendre au jeu. Et ce n'est pas pour déplaire à nos amis les daims, grassement nourris. Certains vont même jusqu'à poursuivre leurs bienfaiteurs ou donner de gentils coups de tête dans leur dos pour obtenir d'autres cookies.
Un peu plus loin, au Santuaire d'Himuro, une vingtaine de japonais du 3è âge, tous dotés d'appareils photos sophistiqués et parés d'enormes zoom, le tout monté sur des trépieds professionnels, mitraillent sans se lasser le cerisier géant à l'entrée du site. Ma pause déjeuner se fait au Jardin d'Isui-en, le plus joli de la ville avec son jardin de mousse, ses ponts et ses anciennes maisons en bois.
Mais LE monument à visiter à Nara est le temple Todai-ji, le plus grand bâtiment en bois du monde. Il renferme un des plus grands bouddhas en bronze au monde (16 m de hauteur), datant du 8è siècle. Et les 2 autres statues de bouddhas recouvertes d'or ainsi que les statues géantes en bois de gardiens de temple n'en sont pas moins impressionnantes par leur beauté et la minutie du travail. J'attrappe même un torticolie en les photographiant.
Les principaux temples et sanctuaires se trouvent dans un parc dont la particularité est d'abriter des centaines de daims en liberté, considérés par les japonais comme faisant partie du Patrimoine National. C'est très agréable de s'y promener, notamment pendant la saison des cerisiers en fleur et en fin d'après midi lorsque les daims se rassemblent en troupeaux pour brouter et se déplacer dans le parc sans prêter aucune attention aux badauds.
Epuisée, je pars à la recherche de mon hôtel, qui se situe près du Temple Kofukuji. Le lendemain, avant de prendre le train pour Kyoto, j'effectue une visite éclair et très matinale au Sanctuaire de Kasuga, réputé pour ses centaines de lanternes en bronze. La balade me fait traverser le parc, peuplé, à cette heure si matinale (il est à peine 7h), de quelques coureurs et de petits troupeaux de daims. Le Sanctuaire n'est malheureusement pas ouvert mais je parviens tout de même à apercevoir quelques rangées de lanternes. Retour à Kyoto où je dois retrouver mon ami Takashi venu d'Osaka pour l'après-midi.
Liens utiles :
* http://www.pref.nara.jp/nara_f/
* http://www.city.nara.nara.jp/b_hp/english/
Durée de séjour minimum conseillé : 2 jours et 1 nuit (la plupart des touristes visitent Nara à la journée à partir de Kyoto mais 2J/1N permet de profiter pleinement des temples, du parc aux daims et de la douceur de vivre de la ville).
S'y rendre : prendre le train local. Nara a deux gares : celle du JR (Japan Rail) et celle de Kintetsu, toutes deux près des sites. Pour les détenteurs du pass JR, cela prend 55 mins à partir de Kyoto, sinon, 35-40 mins avec la ligne Kintetsu.
Se déplacer : à pied. Sinon, il existe un bus qui s'arrête aux principaux sites.
Tuyaux :
* Si vous décidez de dormir à Nara, laissez la grosse valise à votre hôtel à Kyoto et n'emporter que le nécessaire pour une nuit.
* En fin d'après midi, les daims en liberté du parc se rassemblent et se déplacent par petits troupeaux.
* Il est très facile d'approcher les daims : avec des cookies, ils se laissent toucher. Le bruit d'un sac en plastique va capter leur attention et ils 'approcheront mais ne se laisseront pas caresser s'il n'y a aucune nourriture pour eux.
* Des petites mammies vendent des cookies pour daims devant les principaux temples : 150 Y le paquet (moins d'un euro).
Mon hôtel : Cotton 100%
site web : http://www2.odn.ne.jp/cotton
Pour la description, voir la rubrique "Mon voyage de 13J/13N"
VOIR AUSSI : Le marché aux poissons à Tokyo - Humour et folie à la nippone
Anciennement appelé "Edo", Tokyo devient la capitale du Japon dès 1868, marquant ainsi le début de l'ère Meiji, le retour de l'empereur sur la scène politique nationale et la fin de l'époque des shoguns (dictateurs militaires). Gravement atteint par les bombardements américains durant la 2è Guerre Mondiale, Tokyo a su se reconstruire et imposer une image de ville dynamique et moderne tout en devenant une plateforme mondiale de la technologie et de l'animation.
On ne vient pas à Tokyo pour la beauté de ses temples ni de ses jardins (bien qu'il y en ait quelques-uns de fort jolis). Kyoto et les alentours de Tokyo, notamment Nikko et Kamakura, remplissent déjà à merveille leur rôle de destinations culturelles privilégiées. Se rendre à Tokyo, cela correspondrait plutôt à plonger au coeur de la folie, de l'excentricité et de la bizarrerie japonaises. Nul doute que vous trouverez surprenant de croiser en l'espace d'une journée d'élégantes femmes habillées en kimonos et des adolescentes extravagantes déguisées en personnages de mangas. Et encore plus étrange est le passage du quartier commercial de luxe de Ginza aux immenses tours du quartier d'affaires de Shinjuku, avant d'atterrir dans les rues populaires d'Asakusa. Changer de quartier à Tokyo revient à changer de planète. Les Tokoïdes constitueraient à eux seuls de véritables et très intéressants sujets d'étude ethnographique et psychologique.
J'arrive à Tokyo en début de week-end. Le trajet de la gare de Tokyo à mon hôtel, situé à Asakusa, me fait réaliser que les trajets en métro d'un quartier à l'autre peuvent se révéler assez longs. Le réseau de métro à Tokyo est très dense. Les lignes fusent de partout et passer du métro au train (c'est comme passer du métro au RER à Paris mais en pire) relève parfois de l'exploit : les changements de ligne se font soit en restant dans la station, soit en sortant pour changer de station mais toujours avec de longues minutes de marche et une multitude d'escalateurs à affronter. Malgré tout, Tokyo me plaît : de mes premiers contacts, je sens comme une espèce d'effervescence contenue qui va peu à peu se libérer au fil du week end.
Au temple bouddhiste de Senso-ji, le plus ancien de Tokyo, l'activité bat déjà son plein avec un spectacle de danse traditionnelle et un concours de beauté qui rassemblent de nombreuses tokoïdes parées de leurs plus beaux kimonos. Des "jinrikshas" (sorte de pousse pousse) proposent aux badauds des tours guidés du quartier tandis que les promeneurs se pressent dans les marchés en plein air et couvert de la rue Nakamise.
Le quartier de Ginza est la prochaine étape : je me sens toute minuscule au milieu des interminables avenues commerciales aux imposantes boutiques de luxe : Gucci, Chanel, Armani, Vuitton, autant de noms qui font briller les yeux des japonais rien qu'à leur évocation. Je n'achète rien car tout y est vraiment trop cher, même la nourriture. Cependant, Ginza fait partie des visites incontournables à Tokyo, notamment le week-end lorsque les avenues deviennent piétonnes et noires de monde.
A quelques pas des grandes artères commerciales et avec une demi-heure d'avance, j'arrive au Kabuki-za pour assister à un spectacle de théâtre japonais traditionnel. Une queue attend déjà mais le portier m'annonce que la séance est déjà complète et qu'il me faudra attendre pour la dernière séance qui est dans 2 heures. Fatiguée mais déterminée, je rejoins une troupe de mécontents dans la queue. Oui, je suis assez folle pour faire 2h de queue debout pour voir un spectacle de Kabuki : si ce n'est pas aujourd'hui, cela ne sera jamais car je ne reste pas longtemps à Tokyo et mes visites des prochains jours sont éloignées de Ginza. Les portes s'ouvrent enfin vers 19h. Les places n'étant pas réservées, je me rue sur une place assise. D'autres n'ont pas cette chance et devront rester debout pendant toute la durée de l'acte, soit plus d'1h50. Autrefois joué par des femmes et maintenant exclusivement par des hommes, le Kabuki est un spectacle de théâtre comique ou dramatique, basé sur des histoires populaires ou un répertoire historique. Les magnifiques décors, les somptueux costumes et les maquillages accentuent les aspects à la fois tragiques et burlesques des personnages. Chaque pièce dure de 4 à 5 h mais n'assistant qu'à un des actes, je n'y reste qu'1h40. Les plus courageux ont emmené des plateaux repas et mangent pendant les entractes. La pièce à laquelle j'assiste doit être comique car les japonais se tordent de rire. Des audiophones sont à louer pour les étrangers mais je refuse car la voix du traducteur aurait gâché l'originalité de la prestation des acteurs. La pièce s'achève par un des personnages principaux en kimono, chevauchant, dans les airs, une souris géante et jetant des confettis sur le public. Je n'ai rien compris au spectacle mais la longue attente valait la peine rien que pour le jeu des acteurs, les décors et l'ambiance bon enfant.
Le lendemain, je me rends de bonne heure à Shinjuku, le centre des affaires de Tokyo. Le quartier se réveille à peine : c'est dimanche. Au sanctuaire d'Hanazono, je tombe sur un minuscule marché aux puces. Deux anglais m'informent qu'un autre marché, plus grand, se tient dans le quartier d'Harajuku, près du sanctuaire de Togo. Vers la gare de Shinjuku, dans le grand magasin de photos "Yodobashi", je relève quelques prix d'appareils pour Christophe avant de partir pour Harajuku.
Au marché aux puce à Harajuku, je trouve enfin mon bonheur : un obi pour 1 500 Y (9,7 euros) et un simple mais joli kimono pour la modique somme de 8 000 Y soit 52 Euros (les kimonos neufs et faits sur mesure peuvent dépasser la folle somme de 3 000 Euros et les obis, à eux seuls, peuvent coûter plus de 2 000 Euros !). Mais stupides que je suis, j'ai fait tremper le kimono à l'eau froide avec de la lessive. Résultat : les couleurs ont légèrement déteint ! Ne faîtes pas comme moi, faîtes les laver à sec ! Mais je ne désespère pas de pouvoir réparer un jour cette bêtise !
Le portefeuille sensiblement allégé, je me laisse entraîner dans la folie du parc Yoyogi. Les Cosplay-Zoku sont de sortie : ces adolescentes déguisées en personnages de mangas exhibent sans complexe leur excentricité. Petit chaperon rouge, soubrettes à l'air coquin, rocker hard trash ou infirmière gothique le temps d'un week-end, elles redeviennent des étudiantes ou collégiennes normales en semaine. Mal de vivre, hobbie, ou simple moment de folie ou les trois à la fois, je ne comprends pas bien mais c'est plutôt amusant et très original !
Noir de monde venu pique niquer sous les cerisiers, le parc cache encore d'autres surprises de plus en plus comiques au fil de ma balade : un groupe de personnes, habillées façon années 50, jupes bouffantes pour les filles et cheveux gominés et banane sur la tête pour les hommes, se trémoussent au rythme de rocks endiablés. Plus loin, c'est une rave party en plein après-midi, avec beaucoup d'alcool, peut-être un peu de drogue et éventuellement du sexe plus tard. A quelques mètres de là, fusil à l'épaule, des hommes en uniforme militaire blanc, répètent des relèves de garde.
Juste à côté, 3 jeunes se filment en train de répéter en public une chorégraphie ridicule de boys band tandis qu'une jeune fille les accompagne en interprètant des tubes de dance. Et impossible d'aller se soulager car devant toutes les toilettes, une queue d'au moins cinquante personnes bloque l'entrée. Le long du parc, sont dispersés des groupes de rock et de hard. Perdu au milieu de cette cacaphonie, un jeune aux allures romantiques joue des balades sur son synthétiseur, accompagné de grosses enceintes et d'un micro. Mon chemin croise celui d'une jeune femme habillée en rose et promenant 2 minuscules chiens eux aussi cinglées dans des tenues rose pâle. Nos amis canins ont même leur propre enclos dans le parc, où, sur une surface d'une centaine de mètres carrés, maîtres et chiens viennent lier connaissance.
Dans ce cadre verdoyant, parsemé de personnages originaux et haut en couleur, l'ensemble est vraiment détonnant ! Et le lendemain (lundi), lorsque je prends le métro, j'ai l'impression d'avoir rêver tous les gens que j'ai rencontrés ce dimanche au parc de Yoyogi : têtes baissées, yeux cernés, courbés sous le poids des excès du week-end et tous de noir et de gris vêtus, des centaines de tokoïdes s'extirpent tant bien que mal des rames de métro pour partir au travail. C'est l'heure de pointe, je me fais bousculer de tous les côtés. Retour à la normale avant le prochain week-end de folie.
Le reste de mon séjour à Tokyo défilera sans autre grain de folie, sous la pluie et le vent :
* excursion à la journée à Kamakura le 3è jour (voir récit ci-dessous)
* visite du marché aux poissons et départ pour Hiroshima le lendemain. THE END.
Liens utiles :
* http://www.tourism.metro.tokyo.jp/french/
* http://www.metropolis.co.jp/
* http://www.tokyo.to/
* http://www.tokyoq.com/
Durée de séjour conseillé : 6J/6N sans compter les excursions aux alentours de Tokyo (Kamakura, Nikko, Hakone, Disneyland). Le JNTO publie un petit fascicule (très utile) sur les balades à pied à Tokyo et ses environs. Voici un résumé des principaux quartiers à visiter (en 2 jours à Tokyo, j'ai visité les 4ers quartiers, à l'exception de Mitaka, mais avec plus de temps et compte tenu des temps de transport en métro, c'est mieux de consacrer une journée pour chaque quartier) :
* "ASAKUSA" marqué par son ambiance bon enfant et populaire (temple de Senso-ji, marché de souvenirs, restos bon marché et parc de Sumida)
* "GINZA" pour ses immenses avenues bordées de magasins de luxe (commencer la journée par la visite de Tsukiji, le marché aux poissons, suivie d'une balade à Ginza et finir par un spectacle de Kabuki)
* "SHINJUKU et MITAKA" avec le parc de Shinjuku, le quartier rouge de Kabukicho et les grands magasins d'appareils photos pour le 1er et le parc Inokashira et le Musée Ghibli du réalisateur de film "Le voyage de Chihiro" (film d'animation récompensé par un oscar) dans le quartier de Mitaka.
* "HARAJUKU et AOYAMA" pour un voyage au coeur de la folie japonaise (les Cosplay-Zoku, des adolescentes déguisés en personnages de mangas ainsi que le Meiji-jingu, le sanctuaire le plus populaire de Tokyo).
* "CENTRE de Tokyo" avec le Palais Impérial et son jardin ainsi que les parcs de Kitanomaru et de Chidorigafuchi.
* "UENO" avec son immense parc et ses musées dont l'excellent Tokyo National Museum.
* "RYOGOKU et AKIHABARA": Ryogoku le quartier des Sumos sans oublier le célèbre Musée Edo et Akihabara, le quartier de l'électrononique et des mangas.
S'y rendre : en shinkansen, à 2h40 de Kyoto et d'Osaka
Se déplacer : en métro (pour gagner du temps, prendre le PASMO, une carte rechargeable) et en train (la ligne JR Yamanote fait le tour de la ville en passant par les quartiers les plus fréquentés). Le bus n'est pas très pratique en raison des embouteillages et des longues distances entre les différents quartiers à visiter.
Tuyaux :
* "ASSISTER à un SPECTACLE de KABUKI" : Le théâtre de Kabuki-za, situé dans le quartier de Ginza, est le plus réputé ("http://www.shochiku.co.jp/play/kabukiza/theater/". Compte tenu de la très longue durée des spectacles (de 4 à 5h), le théâtre permet aux non-initiés d'assister à des actes à différents moments du spectacle. Les actes durent de 1h30 à 1h50. Tickets allant de 600 à 1000 Y (4 à 6,5 Euros). Attention, venir à l'avance pour être sûr d'obtenir des places pour la séance choisie et surtout avoir une place assise.
* "ASSISTER à un SPECTACLE de NO"
* "ETRE sur TOKYO un WEEK END" :
1/ voir les Cosplay-Zoku qui ne sont au parc Yoyogi que le week-end.
2/ l'impressionnante avenue du quartier de luxe de Ginza, Chuo-dori, devient piétonne.
3/ flâner dans les marchés aux puces qui se tiennent les dimanches, jusqu'à 14h-15h (la liste des marchés aux puces se trouvent dans la brochure "Balades à Tokyo" publiée par le JNTO).
* "les COMBATS de SUMO" n'ont lieu qu'aux mois de janvier, mai et septembre, au stade de Ryogoku Kokugikan. Certains sumos retraités ouvrent des restaurants traditionnels de fondu japonaise.
* "AKIHABARA et SHINJUKU ouest" sont les 2 quartiers de l'électronique à Tokyo. Faire attention au voltage et à la garantie des appareils qui sont propres au Japon.
Mon hôtel : Hotel Asakusa Mikawaya (à ne pas confondre avec le Rykoan Mikawaya)
site web : http://www.asakusamikawaya.co.jp/English.html
Pour la description, voir la rubrique "Mon voyage de 13J/13N"
Capitale du Japon pendant près de 2 siècles (de 1185 à 1333), Kamakura attire les visiteurs pour ses 5 temples zen mais surtout pour le Daibatsu, le Grand Bouddha en bronze du 13è siècle.
La promenade à la journée à Kamakura constitue une bonne coupure avec la folie urbaine de Tokyo : les visiteurs sont peu nombreux ; les temples sont entourés de jardins fleuris et verdoyants ; le charme provinvial de Kamakura ajoute une touche de douceur à l'excursion. Malheureusement, le beau temps n'est pas au rendez-vous : quelques grosses averses font irruption sans crier gare et m'obligent même à écourter le programme des visites en omettant volontairement le temple Hase-dera, un des principaux temples de la région.
Les visites commencent dès l'arrivée à la gare Kita-Kamakura : le 1er temple mais aussi le principal des 5 temples zen de la ville, le temple Engaku-ji, se situe juste à la sortie de la gare. Si Kencho-ji, classé 2è sur la liste des temples zen, est impressionnant par son enfilade d'édifices, Engaku-ji charme les visiteurs par ses petites maisons, ses autels et son cimetière entourés de jardins et d'arbustes fleuris dominés par des cèdres géants.
Les autres temples (Tokei-ji, Jochi-ji et Enno-ji), de taille plus modeste et moins fréquentés, n'en sont pas moins intéressants. Au printemps, les fleurs de toutes les couleurs recouvrent les jardins de mousse. L'excursion se poursuit avec la visite du sanctuaire de Tsurugaoka Hachiman-gu, le symbole de la vieille capitale. Le site est grand, avec une succession de temples, de jardins et un étang où flotte un îlot parsemé de drapeaux.
Morte de faim et de froid, je me réfugie dans un resto de soupe de nouille, près de la gare de Kamakura. Le Musée des Trésors Nationaux tombe aux oubliettes et la journée s'achève avec la visite du Dabaitsu, le Grand Bouddha. A 15 mins en bus de la gare, la statue est plutôt impressionnante. Du haut de ses 11,4 mètres, c'est le 2è plus grand Bouddha du Japon après celui de Nara. Les tongs en paille qu'aurait porté Bouddha sont même exposées (voir photo). Une touche d'humour à la japonaise pour cette fin de journée pluvieuse ?
Liens utiles :
* http://www.tourisme-japon.fr/explorer/destinations/tokyo2-kamakura.html
Durée de séjour minimum conseillé : voyage à la journée à partir de Tokyo.
S'y rendre : à 1h de Tokyo en train local. Il y a 2 gares : celle de Kita Kamakura et celle de Kamakura.
Se déplacer : à pied (les balades commencent en général à la gare de Kita Kamakura et se terminent par la visite du Daibatsu, le Grand Bouddha. Rentrer à Tokyo par la gare de Kamakura).
Tuyaux :
* S'acheter un bento (plateau repas japonais) et déjeuner dans l'un des temples ou des jardins de la ville. La grande majorité des restos se trouvent entre le sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gu et la gare de Kamakura, donc en fin de parcours des balades conseillées par les guides touristiques.
* Pour ceux qui restent 2 jours à Kamakura, il existent 2 petites balades à pied sympas : celle qui permet d'atteindre le Grand Bouddha et une autre qui commence au Kencho-in et qui rejoint le temple Zuisen-ji. La visite des temples se combine aussi avec celle de l'île d'Enoshima.
Voir les cerisiers en fleur était le principal but de mon voyage au Japon. Le planning a été établi en fonction du calendrier des floraisons publié sur le site anglophone www.japan-guide.com Le calendrier concerne plusieurs villes et mentionne non seulement les dates des 1ères floraisons mais également les meilleures périodes et les meilleurs endroits pour voir le "hanami", sans oublier les explications détaillées sur les différentes variétés de cerisiers au Japon.
Yoshino , à 1h20 en train de Nara et 2h de Kyoto, est la destination star pour le hanami. Malheureusement, étant situés dans une région montagneuse (donc plus froide que les grandes villes), les cerisiers devaient fleurir au moins une semaine après mes passages à Kyoto et à Nara.
Heureusement, j'arrive à temps pour une pleine floraison des cerisiers à Kyoto et à Nara mais trop tôt à Hiroshima et vers la fin à Tokyo et Kamakura (les pétales commençaient à tomber mais c'est aussi joli).
Assister au hanami à Kyoto à la meilleure période a largement suffi à combler mes attentes (car Kyoto est, avec raison, la plus belle ville du Japon). Mes endroits favoris à Kyoto pour le hanami :
- Le Chemin des Philosophes (ou Tetsugaku-no-michi) dans le quartier nord de Higashiyama : c'est une très agréable et jolie balade le long d'un canal bordé de boutiques et de restaurants où l'on peut goûter aux glaces à la fleur de cerisier, au thé vert et au thé brun.
- La rue Shirakawa Minami-dori (à Gion, dans le quartier sud de Higashiyama) : sans conteste la plus jolie rue de Kyoto avec son ruisseau bordé de cerisiers et de maisons traditionnelles en bois reconverties en restaurants japonais à la mode. On y dîne avec une magnifique vue sur les cerisiers en fleur.
- La rue Kayamachi (dans le centre ville, près du fleuve, parallèle à la rue Ponto Cho et perpendiculaire à la rue Shijo-dori) avec son alignement de restaurants branchés.
Quelques coins amusants et très animés pour le hanami : le parc de Maruyama - Arashiyama
Quelques jolis sites culturels avec des parterres entiers de cerisiers : le chateau Nijo - le Temple Ninna Ji
Il est surtout amusant d'observer l'engouement des japonais pour les cerisiers : des tableaux sont affichés dans les lieux publics afin de permettre de suivre la progression du hanami dans les grandes villes ; des échantillons sont prélevés tous les ans en vue de déterminer les dates de floraison ; les japonais se ruent de bonne heure dans les grands parcs de Kyoto et de Tokyo pour réserver leurs places et déplient d'immenses bâches bleues pour pique niquer sous les cerisiers en fleur ; les plus âgés traversent tout le Japon, emportant appareils photos sophistiqués, zooms, flash et pied afin d'immortaliser l'instant magique.
Le "hanami", saison des cerisiers en fleur, symbolise l'arrivée du printemps au Japon. Mais c'est oublier la pléthore de fleurs multicolores qui jonchent les sols des jardins et des campagnes japonaises : magnolias, campanules, violettes, rhododendrons etc ... Une véritable explosion de couleurs ! Les photos parlent d'elles mêmes.
Il est possible de loger dans les temples bouddhistes un peu partout au Japon mais KOYASAN est l'endroit où cette expérience unique se révèle la plus authentique. Le tarif standard est de 9 500 - 10 000 Y (61-65 Euros) pour une personne en chambre privée, petit déjeuner et dîner végétariens inclus. Les chambres de style japonais (avec tatami, futon, portes coulissantes en papier et table chauffante pour les jambres) sont spacieuses et très propres. Certaines offrent une vue sur de beaux jardins. Les douches et les bains sont communs ou privés selon les temples.
Chaque temple est géré par quelques bonzes, avec parfois une aide extérieure au niveau de la gestion des réservations et de la cuisine. Les plus jeunes bonzes ont la charge du ménage dans les parties communes et les chambres. L'accueil est toujours chaleureux et on trouve toujours un ou deux bonzes parlant l'anglais dans chaque temple.
Le touriste de passage doit bien évidemment respecter quelques règles de bienséance (comme pour le logement chez l'habitant) : laisser ses chaussures à l'entrée, se chausser avec les pantoufles mises à la disposition par le temple, garder propres les parties communes, ne pas pénétrer dans les pièces privées et dédiées au culte sans y être invité. Mais l'extrême discrétion des bonzes et la liberté d'aller et venir à sa guise me font vite oublier que je loge dans un temple.
La journée commence par la prière du matin, généralement vers 6h30 ou 7h selon les temples. Le touriste est invité, sans aucune obligation, à y participer. Mais je contaste que la majorité des personnes y assistent. Un discret gong marque le début de la prière. Au temple Ekoin, où je loge la 1ère nuit et considéréré comme l'un des plus beaux de Koyasan, la prière a lieu dans une immense pièce où sont suspendues des centaines de lanternes en bronze. Le bonze supérieur mène la prière tandis que ses subordonnés entonnent de solennels chants bouddhistes.
Après la prière qui a duré environ 45 mins, nous sommes priés de suivre le "bonze en chef" et un de ses disciples pour assister à la cérémonie du feu, destinée à procurer de l'énérgie au temple et aux participants. Elle a lieu dans tous les temples mais à des fréquences différentes. Au Temple d'Ekoin, la cérémonie du feu se tient tous les matins, mais seulement une fois par mois au temple Henjokoin où je passe ma 2nde nuit. Sans être impressionnant, le rite se résume à la récitation de prières entrecoupées de chants accompagnés d'un petit tambour tandis que le bonze supérieur jette des bouts de bois séché sur le feu.
De retour dans la chambre vers 7h45, un bonze m'apporte un petit déjeuner végétarien composé de riz, de légumes, de tofu, de soupe et de thé. La spécialité culinaire de Koyasan est le tofu au sésame (goma-tofu) et le tofu local (koya-tofu). Le dîner, servi à partir de 17h-18h, également dans la chambre, se révèle bien copieux : riz, soupe miso, hot pot aux légumes et aux vermicelles, 2 sortes de tofu, tempura, 4 petites assiettes de crudités marinées dans du vinaigre (algues, betterave, cornichon, radis, graines de soja, cacahuètes), fruits. Dé-li-cieux ! Après chaque repas, un bonze passe dans les chambres : après le dîner pour faire les lits ; après le petit déjeuner pour ranger les futons.
Compte tenu du tarif déjà elévé des chambres standard, je ne prends que des chambres sans douches ni WC. Les douches communes se trouvent en général dans le bâtiment principal et sont ouvert à partir de 17h jusqu'à 21h-22h (les toilettes sont toujours à côté des chambres). Au Ekoin, je dois traverser, par 5°C, la cour d'entrée pour atteindre les parties communes où je découvre avec plaisir des douches propres et surchauffées. Deux japonaises dénudées sont en train de se laver méticuleusement et sans pudeur. Ne faîtes pas comme moi : entrez tout déshabillé et non en maillot de bain, lavez vous avec les douchettes avant de sauter dans le bain commun. Les japonaises alternent douche et bain à plusieurs reprises. Un mini siège est disposé devant chaque douchette, avec une cuvette, du shampoing, de l'après shampoing et du gel douche. L'eau très chaude du bain arrive comme une bénédiction après ma longue journée de marche. Sèche-cheveux et serviette sont fournis. Vêtu du yukata et du obi du temple (peignoir japonais avec sa ceinture), chacun repart dans sa chambre pour une douce nuit sur de confortables futons recouverts de moelleuses couettes.
Les geishas ("geiko" dans le langage de Kyoto) et les maikos (apprentis geishas) se trouvent principalement à Tokyo et à Kyoto mais c'est à Kyoto que j'ai eu la chance d'en rencontrer. A Kyoto, elles ne seraient plus que quelque 100 geishas et 80 maikos contre 1 000 au total dans tout le Japon. Avec un nombre décroissant, elles sont surtout visibles à Kyoto dans le quartier de Gion, notamment dans la rue Hanami-koji avec ses maisons de thé traditonnelles en bois.
Il semblerait qu'il ne soit pas toujours évident de les apercevoir puisque des séances photos avec des geishas sont organisées spécialement pour les touristes. Lors d'une de mes balades, je tombe sur un de ces "geishas safaris" : une cinquantaine de touristes chinois se ruent devant les cerisiers en fleur de la rue Shirakawa Mininami-dori pour immortaliser 2 jolies geishas. Les organisateurs les ont fait poser sous les cerisiers, devant un temple shinto, puis, leur ont demandé de marcher le long de la rue. C'est vraiment dommage de constater que les geishas soient présentées, dans ces séances, comme des animaux de cirque !
Mais, pendant le "hanami", la saison des cerisiers en fleur, il est apparemment plus courant de les rencontrer : en à peine 3 heures, en suivant la balade conseillée par le Lonely Planet dans le quartier sud de Higashiyama, je croise 9 geishas et maikos. Fardées de blanc et magnifiques dans leurs kimonos multicolores, toutes acceptent gentiment de poser. Seules quelques-unes sont jolies et mignonnes. Certaines sont accompagnées d'une jeune femme vêtue de façon contemporaine : est-ce leur mère, leur "manager" ou simplement une amie ? Je n'ai pas réussi à le savoir.
Le printemps (avril et mai) et l'automne (novembre) sont également l'occasion d'assister à des danses de geishas dans l'une des 5 écoles de Kyoto. Pour ma part, j'ai eu la chance d'avoir pu obtenir une place pour le "Miyako Odori", les danses de cerisiers au Théâtre Kobu Kaburen-jo près de Gion Corner. Le spectacle est absolument de toute beauté : les danses, accompagnées de chants et de musique traditionnelles jouées par une vingtaine de femmes, sont réalisées dans de somptueux décors sans oublier les costumes qui exigent plusieurs mois de travail. En payant un supplément, il est aussi possible de voir la cérémonie du thé : bien décevante, elle se révèle en fait être une séance photos avec 2 geishas répétant de simples gestes. Se déroulant une demi-heure avant les danses, la cérémonie dure à peine 5 mns et il est déjà temps de laisser la place au groupe suivant.
LE SAVIEZ-VOUS ?
* Les geishas sont des dames raffinées d'excellente compagnie réservées à une clientèle aisée et dédiant sa vie à la pratique des arts traditionnels japonais (danser, servir le thé, jouer de la musique, chanter, raconter des histoires, réciter des poèmes). En japonais, "Gei" signifie "arts" et "Sha" "personne".
* Elles étaient très nombreuses aux 18è et 19è siècles mais leur nombre actuel tend à décroître.
* Les premiers geishas étaient des hommes dont la mission étaient de divertir les clients des maisons de thé.
* Les geishas ne sont ni des courtisanes ni des prostituées. Elles sont avant tout des artistes. La clientèle des geishas se composent à la fois d'hommes, de femmes et de familles aisées. Et on distingue une prostituée d'une geisha par le port de l'obi (la ceinture nouant le kimono) : une geisha le portera dans le dos, la prostituée devant pour pouvoir l'enlever plus facilement et plus souvent.
* Le monde des geishas est organisé à la façon d'une corporation, avec des heures fixes de travail et une organisation tenant à jour leurs rendez-vous, leurs honoraires et leurs horaires. Toutes les geishas sont recensées au Bureau d'Enregistrement de Gion.
* "De tous les arts pratiqués par la Geisha, la danse est le plus révéré. Toutes les Geishas doivent étudier la danse, mais seules les plus douées et les plus belles d'entre elles, se verront encouragées à se spécialiser dans cet art, plutôt que dans celui du chant ou de la musique."
* L'âge légal pour commencer un apprentissage de geisha et entrer dans une Okiya est de 3 ans et 3 jours.
* Chaque geisha appartient à une maison, une "Okiya".
* Deux personnes sont omniprésentes dans la vie d'une geisha : la "Grande Soeur", geisha confirmée prenant sous son aile une apprentie geisha et le "Danna", protecteur d'une geisha qui lui règlera toutes ses dettes et ses dépenses et auquel elle peut se lier par une cérémonie.
Quelques sites bien documentés sur les geishas :
* http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Sections&op=viewarticle&artid=22
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Geisha
* http://www.le-japon.com/geishas.html
- http://www.hanamiweb.com/geisha.html
A lire :
* "The Memoir of a Tokyo-born Geisha " de Kiharu Nakamura , une des geishas les plus renommées
* "Geisha of Gion" de Mineko Iwasaki, une ex-geisha.
* "Geisha" de Arthur Golden, adpaté au cinéma par Steven Spielberg (le bouquin est bien meilleur que le film car donner des rôles de geishas à des actrices chinoises, mêmes les plus célèbres, a été un vrai gâchi !)
Assister au "Miyako Odori" (danses des cerisiers réalisées par une troupe de geishas) : www.miyako-odori.com
Les tickets s'achètent soit sur place, soit au Kyoto City Tourist Information Center situé dans la gare centrale : 1 900 Y (12,5 E) en place 2nde classe non réservée / 3 800 Y (24,5 E) en place 1ère classe réservée / 4 300 Y (28 E) en classe spéciale avec la cérémonie du thé (plus une petite assiette, du thé et un gâteau offerts).
Lien utile :http://web-japan.org/nipponia/nipponia36/fr/feature/feature10.html
Patrie des sushis et des sashimis, le Japon est un grand consommateur de poissons crus. Et TSUKIJI, le marché aux poissons à Tokyo, est à ce titre une des attractions incontournables de la capitale japonaise pour les amateurs de sushis et de sashimis. Ouvert tous les jours sauf le dimanche ainsi que les 2è et 4è mercredis de chaque mois, Tsukiji se tient de 5h à 13h, avec les ventes aux enchères de thons géants commençant dès 5h. L'activité bat son plein avant 8 h.
Avec une pluie battante et un vent violent le jour de mon départ de Tokyo, je n'ai malheureusement pu assister aux ventes aux enchères de thons considérées comme le clou de la visite. Une très brève accalmie me permet quand même de me rendre au marché vers 9h30. Le marché est immense et une joyeuse ambiance y règne entre les petits camions zizagant entre les passants (je manque de me faire renverser !) et les clients se faufilant entre les stands pour trouver leurs produits. Les vendeurs s'affairent avec dextérité pour découper et conditionner les poissons.
Crabes géants, oursins, pommes des mers, pieuvres, seiches, rascasses et thons aguichent les passants par leur fraîcheur. Je tombe même sur un marchand de fugus, des poissons aux prix exorbitants très prisés des japonais (de 50 à plus de 250 Euros pour un menu). Manger du fugu procure aux plus courageux quelques frissons : le fugu est en effet un poisson contenant un poison mortel et seuls les chefs dotés d'un diplômé d'Etat sont autorisés à le cuisiner. La grande majorité des fugus vient de la ville de Yamaguchi. Osaka est également une grande consommatrice de fugus. Mon ami Takashi, de passage à Kyoto, a tenté en vain de trouver un restaurant de fugu afin de m'en faire goûter. Ouf, il ne connaît pas assez bien Kyoto pour dénicher les bons coins !
Mon dernier repas de poissons crus au Japon se fait à Tsukiji. Après la visite du marché, je m'offre un copieux petit déjeuner dans la rue Uogashi Yokocho, située à l'entrée du marché : une soupe miso et un grand bol de riz recouvert de moelleuses tranches de thon et de délicieux oursins. Les produits viennent directement du marché et cela se voit.
Site officiel du parc de Nara (Nara koen) : www.pref.nara.jp
A moins d'une heure en train de Kyoto, l'ancienne capitale Nara est non seulement connue pour son imposant temple bouddhiste du Todai-Ji mais également pour son agréable parc aux daims. Fondé en 1880 et mesurant 4 kms d'est en ouest et 2 kms du nord au sud, le parc abrite des centaines de daims en liberté. Considérérés comme les messagers des dieux shintoïstes (le Shintoïsme est une religion polythéïste, devenue religion d'Etat au Japon et cohabitant depuis le 6è siècle avec le Bouddhisme), les daims font désormais partie du Patrimoine National japonais.
Tout est à l'effigie des daims : les bus de la ville, les gâteaux, les jouets et les porte-clés vendus dans les magasins de souvenirs. A l'entrée des principaux temples, on peut acheter des cookies pour daims. Les daims ne sont pas timides et se laissent facilement approcher, en particulier dès qu'ils entendent le bruit d'un sac plastique ou sentent l'odeur d'un cookie. Les cornes des plus âgés ont été sciées afin d'éviter tout accident. En fin d'après midi, ils se rassemblent en troupeaux pour circuler dans le parc, au milieu des badauds japonais qui ne s'étonnent plus de cette cohabitation harmonieuse. C'est bien la première fois que j'approche des daims de si près !
Jonglant entre traditions millénaires et excentricité de la vie moderne, le Japon offre un kaléisdoscope de portraits colorés et surprenants. A Kyoto, les plus chanceux croiseront le chemin de geishas vêtues de superbes kimonos. A Tokyo, d'élégantes jeunes femmes parées de leur kimono des jours de fête arpentent les immenses avenues de Ginza, le quartier chic de la capitale tandis d'extravagantes adoslecentes revendiquent leur appartenance au Cosplay-zoku (Costume Play Gang) en s'exhibant, tous les week-ends, dans le quartier jeune et branché de Harajuku's Jingu-bashi, dans des costumes les plus fous inspirés de mangas et de clips japonais.
Sympathiques, drôles, craquants, élégants ou complètement disjonctés, tous ont accepté de poser le temps d'une photo. Les japonais adorent prendre des photos mais apprécient aussi de se faire prendre en photo.
Après mon expérience au parc Yoyogi, à Tokyo, je saurai maintenant que l'orginalité et la folie japonaises ne sont pas que des mythes ! Les disjonctés, timbrés, barjots, excentriques et fous existent bel et bien au Japon. Je n'ai jamais rencontrer une aussi grande concentration. Ils sont en effet nombreux, principalement à Tokyo, et sont diurnes, notamment le week-end. Leur pétage de plomb m'ont tellement plu que je leur consacre même une rubrique ! Mais ce vent de folie conserve une touche très japonaise : toujours avec une pointe d'humour, leur déconnexion de la routine quotidienne revêt un aspect presque surréaliste, comme ces personnages de mangas qui habitent les adolescentes du Cosplay-Zoku le temps d'un week-end. En image, voici quelques anecdotes marrantes et personnages haut en couleur rencontrés lors de mon séjour au Japon :
Le FUGU, poisson globe ou poisson ballon, est un met raffiné et onéreux au Japon (50 à 250 Euros le menu). L'intérêt essentiel de sa dégustation réside les risques encourus : le fugu contient en effet une neurotoxine appelée tétrodotoxine et pouvant provoquer une paralysie foudroyante des systèmes respiratoires et nerveux. Cette toxine est présente dans le foie, les instestins et les gonades du fugu. Il n'existe aucun antidote. En milieur articifiel, le fugu ne produit pas cette toxine qui provient en fait d'une bactérie contenue dans les algues rouges de type jania (Rhodophita) que les poissons ingurgitent. Le fugu se déguste en sashimi, en nabe (sorte de hot pot) mais aussi sous forme de lamelles déshydratées. Du saké est également produit en y faisant mariner une nageoire de fugu. La chair du fugu est blanche, translucide, et Christophe, qui en a déjà mangé, me dit qu'elle n'a pas vraiment de goût. La peau est parfois utilisée en salade. Seuls les chefs dotés d'un diplôme d'Etat délivré par le Ministère de la Santé (crée en 1958) sont autorisés à manipuler et cuisiner le fugu. En 2006, on a recensé 14 décès dûs à l'ingurgitation du fugu. Au Japon, le 9 février est le jour du fugu.
Devanture d'un restaurant populaire à Kyoto (quartier de Gion) réprésentant un petit garçon poursuivi et déculotté par un chien. A l'intérieur, les clients mangent assis, face à des mannequins. Chaque table est pourvue d'un mannaquin grandeur nature, homme ou femme. Est-ce fait pour permettre aux clients solitaires de ne pas se sentir seuls ?
Les Cosplay-Zoku sont des adolescentes déguisées en personnages de mangas le temps d'un week-end, avant de retrouver leur vie normale la semaine. Au parc Yoyogi, à Tokyo, j'ai rencontré le petit chaperon rouge, des punkettes trash montées sur des semelles compensées de 25 cm, des soubrettes aux airs coquins et une infirmière gothique.
Ces 3 adolescents exécutent sans complexe une chorégraphie ridicule de boys band tout en se filmant en plein milieu du parc Yoyogi, à Tokyo. Une jeune fille les accompagne en interprétant des tubes pop. Des japonais se sont même arrêtés pour prendre des photos. C'est dire l'originalité de la scène !!!
Toujours au parc Yoyogi à Tokyo, un dimanche, je croise ce groupe d'hommes habillés en uniforme militaire blanc. Ils répètent sans se lasser des relèves de garde. A chacun son passe-temps !!!
Et juste à côté des militaires du dimanche en uniforme blanc, se trémoussent une cinquantaine de jeunes et moins jeunes au rythme de morceaux de techno délirante. Le tout, avec beaucoup d'alcool, peut-être un peu de drogue et éventuellement du sexe plus tard !!! J'aperçois même une femme enceinte planer de bonheur !
Plus classiques, ces rockers se déhanchent joyeusement, accompagnés de tubes endiablés d'Elvis Presley. Jupes bouffantes pour les femmes, cheveux gominés et banane pour leur partenaires masculins. Alors que tout se déroule dans la bonne humeur, un agent de police intervient mais ce dernier est vite entraîné à contrecoeur sur la piste de danse.
Dans tous les temples japonais, je retrouve des statues religieuses au visage enfantin et jovial, chaudement vêtues. Les bonzes les habillent de bonnets, d'écharpes et de robes tricotées. Certains portent même des petites bavettes en tissu. Et j'ai lu quelque part que c'était vraiment pour que ces statues n'attrapent pas froid !
A l'entrée des maisons, dans les jardins des temples, ou encore devant les restaurants, un panda accueille souvent les visiteurs. Debout, assis, couché, le panda semble être le nain de jardin des japonais. Certains sont même habillés en bonze ou en samouraï. Celui ci-contre tient une bouteille de saké et un blagueur lui a rajouté une cigarette à la bouche !
Le sens du détail à la japonaise est effrayant : les jardins de terre sont façonnés à la main par des jardiniers minutieux, prenant très au sérieux leur tâche. Plusieurs aplanissent la terre à l'aide d'un instrument en bois pendant que d'autres arrosent la terre pour la rendre plus malléable. Friands de jardins de mousse, les japonais établissent même des listes de "mousses VIP".
Très répandus à Tokyo et bon marché, les capsules hotels sont surtout fréquentés par les ouvriers, les japonais incapables de rentrer chez eux après une soirée trop arrosée et ceux qui ont raté le dernier train. La plupart sont réservées exclusivement aux hommes, quelques-uns sont mixtes. Conçus avec une vision plutôt futuriste, les capsules sont alignées sur plusieurs rangées superposées les unes aux autres. Les douches et wc sont à partager et les capsules hotels les plus luxueux proposent un sauna. Chaque capsule possède un rideau, un lit, une TV, une radio, un réveil et une lampe. L'inconvénient est qu'il faut quitter sa capsule le matin et on ne peut y retourner qu'en milieu d'après midi. Mais un grand coffre est fourni à chaque client pour laisser ses affaires personnelles.