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Troisième séjour aux Philippines entre terre et ciel à fleurter avec les beautés sous-marines autour des îles de Pandan et de Sangat. Voyage placé sous le signe de la malchance à Apo Reef avec une visibilité extrêmement mauvaise. Peut-être avons nous payé pour les superbes plongées des séjours précédents ? Poséidon fut plus clément à Coron où les impressionnantes épaves de la 2nde Guerre Mondiale n'ont pas failli à leur réputation, avec de fortes émotions lors de la pénétration de ces monstres de fer. Les Philippines, on y plonge sans faim et on pense déjà à retourner dans ce pays où la gentillesse et le sourire des habitants sont toujours au rendez-vous.
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* Excursion sur l'île d'Apo
* Les plongées à Apo Reef
* L'île de Sangat
* Plongées sur les épaves
* Plongée au lac Barracuda
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* Infos pratiques Pandan
* Infos pratiques Sangat
CONSULTER AUSSI :
* La galerie d'Apo Reef et de Coron : Photos
* Les autres voyages plongée aux Philippines : Leyte et Cabilao - Puerto Galera
* Les autres pays : Etat-Unis - Indonésie - Malaisie - Thaïlande
UN LONG VOYAGE TRES EPROUVANT : En venant de Bangkok, le voyage jusqu'à l'île de Pandan est très long, même s'il reste moins éprouvant que de France. Partis de chez nous vers 21h, nous atteignons Pandan après plus de 18h de voyage exténuant : 4 h de vol (Bangkok - Manille), 1h30 de route (Manille - Batangas), 2h30 d'attente, 2h30 de bateau (Batangas - Abra Del Ilog), 3h30 de bus sur des routes en terre très poussiéreuses à travers rivières asséchées, rizières et villages (Abra Del Ilog - Sablayan), 15 min de tricyle de la gare routière jusqu'au port et 20 min de bateau (Sablayan - Pandan).
UNE ILE PARADISIAQUE : Mais la récompense est belle : l'île est un véritable paradis sur terre. Bungalows nichés dans une végétation tropicale, longue plage de sable blanc, eaux turquoises abritant des tortues, petit sentier de randonnée reliant les extrémités de l'île. Une allée en sable bordée de fleurs exotiques et de plantes grasses sépare les bungalows de la plage. Des hamacs en forme de coquille d'osier font le bonheur des adeptes du farniente.
NOTRE PETIT NID DOUILLET : Ce n'est pas le grand luxe mais si c'est le prix à payer pour 9 jours de retour à la nature, alors, cela en vaut la chandelle ! Pas de véhicules motorisés, pas de route, pas de discothèque. Seulement le chant des oiseaux et des coqs au réveil ... et un peu le ronronnement du générateur car faut bien s'éclairer tout de même !
UN MINI ZOO SURPRENANT : les vedettes sont les quelques tortues venant se nourrir tous les matins et fins d'après midi sur l'étendue d'herbes à seulement 5 m de la plage et 2 ou 3 m de profondeur. Les tortues pondent de novembre à janvier et les oeufs sont recueillis par les habitants de l'île. Les bébés tortues sont dorlotés jusqu'à 2 mois dans des petits bacs avant d'être relâchés dans la mer. Moins sous les feux de la rampe, les pigeons émeraude font pourtant partie d'une espèce rare et difficile à observer : ceux de Pandan se promènent sans crainte devant les bungalows et le restaurant. Chili, le ménate, qui a élu domicile près du restaurant, n'a pas froid aux yeux et n'hésite pas à sauter sur les tables pour voler du beurre, son mets favori. Quand Chili ne miaule pas comme le chat de l'île (qui miaule très rarement), il gratifie les clients de quelques mots du jargon local (hohai, avant de de faire la sieste).
BELLE BALADE : Sans être extraordinaire, la balade de l'autre côté de l'île, le long d'un sentier peu fréquenté, nous emmène vers une petite crique déserte, en passant par une plantation de cocotiers agrémentée de quelques maisons en bambou, puis, une forêt clairsemée.
DES FILIPINOS TOUJOURS SOURIANTS : Une bonne humeur dont nous ne nous lassons pas. Personnel de l'hôtel comme clients, tous se sont montrés d'une agréable compagnie. Et de façon surprenante, les plongeurs étaient minoritaires sur l'île.
UNE ILE ROBINSON : La minuscule coquille qui nous a servi de navette de transfert du bateau à l'île d'Apo Reef supportait à peine la charge de 8 passagers et son moteur a lâché à plusieurs reprises. Abritant une base d'études météorologiques en cours de rénovation, l'île reçoit peu de visiteurs. Un vrai paradis aux eaux limpides !
MARCHE VERS LE LAGON : Bong, un des mousses, nous guide à travers une impressionnante mangrove débouchant sur un joli lagon. Une agréable excursion entre deux plongées. Les plages sont parsemées d'énormes et étranges oursins de paille (qui ne piquent pas).
VUE DU PHARE : J'ai su vaincre mon vertige et accéder au phare où nous attendait une vue époustouflante sur le lagon, les plages et le petit canyon de roche volcanique.
UNE VISIBILITE DEPLORABLE : Apo Reef est réputé pour offrir l'une des meilleures visibilités des Philippines (20 à 40 m en général). Eh bien nous avons eu le pire de ce qu'un plongeur peut avoir à Apo Reef : 5 à 10 m dans une eau très chargée, comme s'il neigeait ! Et ce n'est pas faute d'avoir essayé : deux sorties à la journée et une croisière d'une nuit / deux jours. Soit 4 jours et 12 plongées au total sur Apo Reef, et aucune amélioration de la visibilité ! Le jour de notre arrivée, celle-ci était encore bonne (25-30 m) et un groupe avait même aperçu deux requins marteau ! Il semblerait que nous ayons payé pour toutes les belles plongées de l'an dernier. C'est donc dans une eau trouble que nous avons entraperçu des requins pointe blanche et un requin gris. Selon les guides locaux, mars-avril restent les meilleurs mois de l'année pour la visibilité. Janvier et février sont généralement satisfaisants mais peuvent connaître une dégradation de la visibilité qui ne devrait revenir à la normale qu'après la pleine lune, période marquée par de forts courants.
Je me suis donc royalement ennuyée pendant les plongées et j'ai eu souvent très froid, à ne plus sentir les pieds. Habituée aux 29-30°C de la Thaïlande, j'ai eu quelques difficultés à supporter les 25-26°C d'Apo Reef (les plongeurs d'Europe doivent bien rire en lisant mon compte-rendu, eux qui plongent dans des carrières sombres à 5°C). Avec une belle visibilité, le site doit être impressionnant : les coraux, proches de ceux de Bunaken, sont prolifiques et en bonne santé ; il est fréquent de voir des requins, surtout des pointes blanches ; certains sites, notamment South East Corner (notre préféré), regorge de milliers de poissons de récif. A Apo Menor, les plongeurs chanceux pourront rencontrer des raies manta (nous en avions vue une à la surface mais rien sous l'eau). A Ego Wall, des requins marteau remontent parfois vers les 25 m.
A l'exception des requins, je déplore l'absence d'une faune réellement excitante : pas de petites bêbêtes spéciales comme les poissons crapeau, les scorpions feuille, les pygmées hippocampe, les anguilles ruban. Par ailleurs, de violents typhons en 2008 ont transformé quelques parties d'Apo Reef et la grande majorité des sites de Pandan en de véritables champs de bataille où les coraux morts se chevauchent. Et la faune à Apo Reef se montre très craintive, bien plus que celle des autres endroits où nous avons plongé. Dans ces conditions, difficile donc de rapporter de belles photos. A Pandan, où une plongée d'évaluation est obligatoire, les sites ne valent pas vraiment le détour. A l'exception d'un beau banc de barracudas et des tortues adultes qui paissent tous les jours sur l'herbier à 5 m de la plage, les paysages sous-marins se révèlent désolants : coraux morts recouverts d'une vase persistante. Un couple de plongeurs retournant régulièrement à Pandan depuis plus de 9 ans nous a dit avoir été émerveillés autrefois par les sites de Pandan, avant le passage du typhon en 2008.
Même si la visibilité avait été meilleure, Apo Reef ne se classe pas parmi mes sites préférés. Sipadan en Malaisie, les Similans en Thaïlande, Bali en Indonésie et Leyte aux Philippines offrent des plongées bien plus excitantes avec du gros, de beaux coraux colorés et une faune plus diversifiée.
DES CORAUX PASSE-TEMPS : Avec une visibilité déplorable et l'absence de faune sous-marine réellement excitante ou originale, à l'exception de quelques requins pointe blanche, les plongées m'ont paru tellement longues et ennuyeuses que les seuls sujets photographiables, et capables de me faire oublier le froid (26°C), furent les coraux colorés d'Apo Reef.
AMBIANCE FOLLE SUR LE BATEAU : Bonne humeur, rires et soleil ont rythmé le voyage d'un nuit à Apo Reef sur le bateau Pikoy. Quatre nationalités pour sept plongeurs : Ina et Bjorg les allemands, un jeune couple suédois, Dominik le polonais, et nous. Dondon le cuisinier nous a régalé de plats copieux, savoureux et équilibrés. Reuel a été un guide de palanquée compétent, et le capitaine et ses mousses toujours aux petits pour nous. Tout le monde a dormi sur le pont supérieur, sur des matelas confortables et des draps propres. Le vent et la fraîcheur des températures ont un peu dérangé notre courte nuit. Ne trouvant pas le sommeil, je suis restée une bonne heure sur le pont inférieur à profiter, seule, de la belle nuit étoilée, bercée par les douces envolées musicales de Pink Floyd. Seule la visibilité a fait défaut et déçu les plongeurs impatients que nous étions.
SEULS AU MONDE ... AVEC DES SINGES : A trois quarts d'heure de bateau rapide de Coron, l'île de Sangat est un emplacement de choix pour les plongeurs férus d'épaves (5 à 30 min) mais que nous ne recommanderions cependant pas aux non plongeurs (malgré les nombreux commentaires élogieux). L'île est certes belle et agréable, le calme et le retour à la nature y sont garantis, mais le rapport qualité-prix n'est guère satisfaisant : accueil impersonnel et sans chaleur, pas de véritable volonté de faire plaisir au client, bungalows propres mais basiques, plage peu propice à la baignade et au snorkelling, excursions à prix élevés. Bref, nous ne regrettons pas d'y avoir séjourné mais n'y retournerons certainement pas.
Le seconde attraction de l'île après les épaves sont les singes que tiennent à l'écart des parties communes un couple de dobermans inoffensifs. Tous les matins, les singes s'aventurent près des bungalows à la recherche d'écorce d'arbres, d'insectes et de fruits, et il est fréquent de les voir voler d'arbre en arbre ou copuler sans pudeur. Les petits restent plutôt en retrait, sur des rochers situés derrière les bungalows. Et il n'est pas rare de les voir par quinzaine. Toujours bien fermer son bungalow donc afin d'éviter tout pillage intempestif. Au coucher du soleil, après les plongées, nous avons emprunté une passerelle en bambou coincée entre les rochers et la mer et débouchant sur la plage privée de la villa familiale du resort. La mer étant un peu agitée durant notre séjour, nous n'avons pas eu le courage de prendre les canoë kayaks et d'aller à la source d'eau chaude.
NOTRE BUNGALOW DE CHARME : Pas de ventilateur, pas d'air conditionné, pas d'eau chaude, de l'électricité dans les chambres uniquement de 18h à 6h30, tel est le prix à payer pour un retour assuré à la nature. Seulement le chant des oiseaux au réveil sans oublier, quelques matins, les cris apeurés des singes pourchassés par le couple de dobermans. Une légère brise nocturne, se muant quelque fois en vents violents, a rendu nos nuits bien fraîches.
LA CROISIERE S'AMUSE : Les repas sont bien cuisinés, copieux, à l'heure, et toujours à volonté ! Les charmantes serveuses, toujours en sarongs colorés, se montrent douces, souriantes et particulièrement attentionnées. Le 1er janvier, une soirée spéciale fut organisée à l'occasion des anniversaires de la mère et de la petite amie du propriétaire anglais Andy. Buffet fleuri de bougainvilliers et énorme cochon en broche accompagné de curry savoureux et de fruits exotiques ont fait le bonheur de tous les clients. Et la musique entraînante de l'orchestre local invité a achevé la digestion.
UN PEU D'HISTOIRE : Après une lourde perte de sa flotte durant l'été 1944, le commandement japonais décida d'envoyer les navires survivants vers la Baie de Coron. L'information fut cependant interceptée par les forces navales américaines. Le 24 septembre 1944, 120 bombardiers américains coulèrent 11 navires de guerre et de ravitaillement japonais. Seul un navire put échapper à la ténacité des bombardiers américains et trouver refuge à Hong Kong. Neuf des navirés coulés se trouvent près de l'île de Sangat, à 10 min de bateau pour le plus proche et une demi-heure pour le plus éloigné. En 2004, Sangat et ses environs furent déclarés officiellement parc national protégé.
VUE EXTERIEURE DES EPAVES : Sur les 9 vestiges de la 2nde Guerre Mondiale localisés dans les eaux de Sangat, 6 sont vraiment impressionnants, mesurant entre 140 m et 200 m de long et reposant dans les 26 à 40 m de profondeur : Olympia Maru, Morazan, Kogyo Maru, Irako Maru, Akitsushima et Okikawa Maru. Mais seul l'Akitsushima est un navire de guerre, les autres étant plutôt des navires de ravitaillement. Maru, qui signifie rond et cercle en japonais, est le suffixe pour les noms de bateaux fabriqués au Japon avec du matériel japonais. Ceux n'ayant pas ce suffixe correspondent aux navires battant pavillon japonais mais ayant été réquisitionné hors du Japon.
Avec un fond vaseux, la visibilité est en général médiocre (moins de 10 m) voire mauvaise certains jours (moins de 5 m). Situées dans la même zone, chaque épave se révèle pourtant différente de ses voisines et possède ses spécificités tant au niveau de la faune que de la flore sous-marine. Malgré une visibilité fort limitée, les plongées se sont révélées plus excitantes et plus variées qu'à Apo Reef.
Nous plongerons sur 5 des 6 monstres de fer situés à Sangat :
* OLYMPIA MARU (27 m) : mon épave préférée pour ses coraux bleu ciel en forme de champignons ; elle est recouverte de coraux colorés et abrite de nombreux poissons, notamment des rascasses volantes et des poissons rasoir.
* OKIKAWA MARU (26 m) : beaucoup de coraux et de nudibranches
* KOGYO MARU (34 m) : peu de coraux et de vie mais pénétrations nombreuses et impressionnantes
* MORAZON (26 m) : coraux salade sur la coque extérieure mais peu de vie et de couleurs et quelques pénétrations très étroites
* IRAKO MARU (40 m) : énorme banc de carangues, pénétration facile mais profonde. Ce fut donc la plus courte et la moins passionnante de nos plongées.
Mon seul regret, ne pas avoir eu l'opportunité de voir l'Akitsushima, le seul véritable navire de guerre, soit disant parce que la pleine lune approchant, le courant devenait trop fort (alors que l'épave était tout à fait encore faisable, nous le confirmera plus tard le gérant allemand). Disons plutôt que Bing, l'instructeur filipino aux commandes ce jour-là, affairé à la construction d'un bateau de croisière pour son patron, n'avait pas envie de se casser la tête pour organiser un voyage là-bas. Le gérant allemand du centre de plongée, Jojo, absent 2 jours durant notre séjour, se montre plus accueillant et fera tout son possible pour satisfaire les clients (contrairement à Bing, vous l'aurez bien compris !).
PENETRATION DES EPAVES : Nous ne sommes pas du tout qualifiés pour la pénétration d'épaves et Christophe est claustrophobe. Mais les pénétrations des épaves de Sangat sont faciles, les ouvertures assez larges et les plongeurs voient toujours la lumière du jour. Les guides de palanquée connaissent bien les épaves et ne sont jamais très loin en cas de problème à l'intérieur des monstres de fer. Pourtant la plus petite de la palanquée, j'ai été coincée deux fois dans la même épave (le Morazan) : mal engagée dans une ouverture très étroite, ma bouteille s'était coincée en haut, mais le guide est tout de suite venu me libérer. Le tout est de ne pas s'affoler et de rester calme. Le pied d'un plongeur s'est pris au piège dans une ligne de pêche. Là encore, le guide de palanquée l'en a dégagé immédiatement. Mais il est vrai que certains passages intérieurs du Morazan, très courts et très étroits, nous ont semblé guère adaptés à des novices et surtout à des plongeurs corpulents.
Si les pénétrations du Morazan sont les plus délicates, celles du Kogyo Maru restent les plus excitantes et les plus impressionnantes. Passage dans un cargo, une salle des machines, une hélice, entre deux chaudières ou un étroit couloir reliant deux salles, les pénétrations nous ont enchantés. Mais une lampe puissante, une cagoule et des gants sont indispensables pour apprécier les épaves sans se blesser. Passant sur le pont supérieur des navires, nous avons l'impression de survoler ces colosses de fer dont certains renferment encore des matériels et équipements bien conservés comme le Bulldozer du Kogyo Maru, les tonneaux éventrés de l'Olympia Maru ou les énormes chaudières du Morazan.
La coque de l'un de nos deux appareils photos ayant été victime d'un dysfonctionnement mécanique (les touches macro et flash restaient coincées), Christophe a eu la bonne idée d'utiliser l'appareil avec un grand angle, sans flash ni bras, pour de belles photos d'ambiance en noir et blanc. Le monochrome restranscrit à la perfection l'atmosphère à la fois oppressante et mystérieuse des pénétrations.
PAS DE GROS MAIS UNE PETITE FAUNE DIVERSIFIEE : Enfin, un peu de couleurs ! Pas de gros ni de bêbêtes rares, si ce n'est la seiche flamboyante découverte par hasard par l'assistant guide sur le Morazan, mais la faune des épaves de Sangat m'a semblé plus variée que celle d'Apo Reef.
DES CORAUX ETONNANTS : Fleurs, tubes, éventails, cerveau, champignons, cotons tige, corne de cerf, antennes de martien, bulles d'air, les formes des coraux rencontrés sont étranges. Bien sûr, ils sont moins variés et colorés que ceux d'Apo Reef mais habillent avec élégance les épaves. Mes préférés restent les champignons bleu ciel de l'Olympia Maru et les fleurs blanches de l'Okikawa Maru.
EN BATEAU VERS L'ILE DE CORON : Une demi-heure en bateau rapide ou 45 minutes en bangka de croisière (bateau à balancier) à partir de l'île de Sangat, le lac Barracuda, située sur l'île de Coron, offre une plongée originale et différente des épaves : des eaux douce et salée sont réparties sur 4 couches marquées par des températures variées, les plus élevées avoisinant les 38°C !
UNE ENTREE DE REVE : Si le Paradis existait, l'entrée du Lac Barracuda pourrait être sa porte. Après une demi-heure d'une navigation tranquille sous un soleil dardant, apparaît un cirque d'eau turquoise dominé par une succession de pitons effilochés et tranchants. Une petite cabane en bois fait office d'accueil du site où des rangers peu affables récoltent les 100 Pesos de droit d'entrée du lac (tarif par pers.). Une marche d'un quart d'heure nous emmène vers la minuscule rikiki plage où les plongeurs et snorkelleurs se mettent à l'eau. Sans bouteille de plongée sur le dos, la balade le long de marches en bois et de rambardes en bambou ne présente aucune difficulté, si ce n'est de faire attention aux roches tranchantes. Mais avec une bouteille, le chemin devient plutôt risqué (mais faisable avec une lente progression). Heureusement, le capitaine de notre bateau nous propose ses services moyennant une modique rétribution de 100 Pesos pour l'acheminement aller et retour de chaque bouteille.
UNE SUPERBE VISIBILITE A LA SURFACE : Les 4 premiers mètres d'eau douce du lac se révèlent fort agréables : l'excellente visibilité me permet d'obtenir de belles photos des participants de l'excursion. Et la température de l'eau, ni trop chaude, ni trop fraîche, nous permet même de plonger sans combinaison. Une grande première pour moi qui suis une frileuse en deça de 27°C !
DES PAYSAGES SOUS-MARINS LUNAIRES : En deçà de 4 m, l'eau devient salée, la visibilité se dégrade progressivement, tout en restant bonne jusqu'à 20 m, et la température plus élevée sans toutefois devenir insupportable. La thermocline, ligne marquant un changement net de la température de l'eau, est visibible à certains endroits et sur certaines photos où les sujets se trouvant en dessous de cette ligne sont flous contrairement à ceux situés au-delà de celle-ci. Nous passons 68 minutes sous l'eau, irons jusqu'à 29 m avec une température maximale de 33 °C (le fond est à 34 m avec une température extrême à 38°C). La faune sous-marine y est plutôt rare à l'exception de quelques crevettes et poissons chat qui croiseront notre chemin. Branches fossilisées, voutes granitiques, falaises plongeantes et eau d'un bleu opaque accentuent la gravité des paysages. Nous longeons les bords du lac, sans nous aventurer en son centre denué de reliefs (et d'intérêt !).
NOTRE SEXY GUIDE DE PALANQUEE SE MET LA TETE DANS LA VASE : Elsie, la petite amie du patron anglais Andy, également guide de palanquée à ses heures perdues, est une fort belle plante d'un mètre et demi, sans charme, excentrique, un tantinet vulgaire avec ses tenues courtes aux décolletés provocateurs et son accent nasillard américain. Mais elle nous a bien amusé en plantant la tête entière, détendeur inclus, dans la vase. Fier de son exploit, Elsie a tenu que nous, ses clients, immortalisions ce moment hors du commun et franchement rigolo. C'est surtout le détendeur qui a dû être content !
TOP MODELS SOUS-MARINS : Nous avions apporté les appareils photos sans les flashs externes, de peur de les abimer sur le chemin accidenté vers le lac. Les photos ont donc été prises au grand angle, sans aucun flash. Branches, crevasses, plateaux, voûte naturelle, alignements de rochers, les nombreux reliefs du lac offrent de belles opportunités photographiques.
VERS LES LAGONS JUMEAUX : L'excursion plongée au lac Barracuda inclue normalement la visite des autres sites de l'île Coron : la petite plage de Banol, les lagons jumeaux, le lac Kayangan et les sources d'eau chaude, avec éventuellement un pique-nique ou un barbecue sur une plage. Mais le manque total de professionnalisme et la paresse d'Elsie, pressée de rentrer au resort pour le déjeuner, nous fera manquer ces sites, à l'exception des Lagons jumeaux dont nous entrapercevons l'entrée, après seulement insistance de notre part. Avec peu de regret cependant car le retour avancé à l'hôtel nous permettra de passer une après-midi reposante sur Sangat, à lire, trier les photos, faire sécher notre équipement plongée, finir les bagages et surtout profiter de la quiétude de l'île. Mais si Christophe n'avait pas eu un début d'otite, j'aurai insisté pour passer la journée sur Coron !
Durant ce séjour de 16J/15N, dont 10 jours de plongée, nous avons effectué chacun 22 plongées sur 13 sites différents.
* PANDAN : 9 nuits (15 au 24 janv) - 14 plongées
* SANGAT : 6 nuits (25 au 31 janv.) - 8 plongées
SAISON DE LA PLONGEE : de janvier à mai (les typhons touchent le pays en général de juin à janvier et la saison des moussons sévit de juin à septembre) mais il n'est pas rare que des orages éclatent pendant la saison sèche. La visibilité à Apo Reef est cependant meilleure durant les mois de mars et d'avril.
ARGENT :
* 1 Euro = 64 PHP - 1 USD = 44 PHP - 1 Euros = 1,45 USD - 1 Baht = 1,3624 PHP
* Les changeurs de la rue Mabini, au centre ville de Manille, offrent des taux intéressants pour ceux qui ont le temps d'y faire un tour.
TRANSPORTS AERIENS :
Eviter de voler avec Zest Airways (anciennement Asean Spirit) et SEAIR, deux compagnies aériennes à la maintenance douteuse. Les plus fiables au niveau sécurité sont :
* Philippines Airlines : www.philippineairlines.com
* Cebu Pacific : www.cebupacificair.com
* Air Philippines : http://www.airphils.com/ (filiale de Philippines Airlines)
LIENS UTILES :
* http://www.tourism.gov.ph/ : Site officiel de l'Office de Tourisme des Philippines
* http://www.philsite.net/philippine_airline.htm : Horaires des vols aux Philippines
* http://schedule.ph/browse : Horaires des bateaux aux Philippines
* www.typhoon2000.ph : Site consacré aux typhons
* http://www.dutchpickle.com/ : tuyaux sur les principales régions touristiques des Philippines
------ L'HOTEL : PANDAN ISLAND RESORT ------ (www.pandan.com)
* NOTRE AVIS : Un très bon rapport qualité prix mais il faut s'attendre à des chambres basiques ! Bonne ambiance relax dans un environnement paradisiaque
* LES PRIX : 1 400 Pesos (21,9 Euros) pour une chambre double standard / 900 Pesos (14 euros) pour 3 repas
* NOTRE CHAMBRE : face à la mer, c'est la 2è à droite de la réception
* LES PLUS :
- Un petit paradis au charme décadent comme il est rare de trouver de nos jours.
- Accueil sympathique et chaleureux : Denis, l'un des deux gérants français, prend le temps de discuter avec les clients le soir, autour d'un verre ; le personnel filipino est souriant, discret et disponible.
- Prix très raisonnables des chambres, des repas, des boissons alcoolisées (90 Pesos le pastis et 150 Pesos le kir) et du linge (50 Pesos le kilo, lavage à la main)
- Organisation quotidienne bien orchestrée : repas à l'heure ; le ménage est fait tous les jours (même si je n'ai pas bien compris la fréquence de changement des serviettes et des draps : 2 jours, 3 jours, en fonction de l'humeur des femmes de ménage ou bien du stock de linge disponible ?) ; les seaux d'eau douce pour la douche sont remplis tous les après-midis.
- Chambres en retrait sous la verdure, toutes avec vue sur la plage, la mer et les cocotiers
- Les repas sont copieux, équilibrés et servis à l'heure : 7h30, 13h et 19h30 avec la possibilité de commander des encas jusqu'à 15h. Les jours de départ de croisière plongée, le resto ouvre à 6h30. Et même quand on arrive en retard, il en reste toujours. Il y a en général une soupe, deux féculents (riz, et pâtes ou pomme de terre sous toutes ses formes), une viande, un poisson grillé, des légumes cuits, deux types de salade, des fruits frais coupés et quelque fois du tiramisu maison !
- L'eau du robinet de la salle de bains et de la douche est de l'eau de mer mais toutes les SDB disposent d'un large seau rempli d'eau douce tous les jours
- S'il n'y a pas d'eau potable dans les chambres, elle est à volonté dans le restaurant lors des repas. Les prix des bouteilles d'eau sont peu élevés pour une île au milieu de nulle part : 40 Pesos celle d'un litre, 110 et 140 Pesos les bonbonnes de 4 et 6 L
- Des tortues, à 5 m de la plage, que l'on voit tous les jours avec un simple masque et tuba.
- Le ménate Chili qui fait rire tout le monde en miaulant comme un chat et en lançant à tout bout de champs les quelques rares mots appris en anglais (Hello) et en tagalog (t'es pas beau). Attention, il est très rapide pour voler de la nourriture directement dans les assiettes et pas peureux pour un sou. Il adore le beurre et ne craint qu'une chose : un pistolet à eau que le personnel a toujours à portée de main quand Chili devient trop envahissant.
- La formule Pandan a l'air de bien fonctionner puisque nous avons rencontré deux couples dont c'était le énième séjour à Pandan. Et tous les autres voyageurs étaient charmés par l'endroit.
- Denis et Dominique ont toujours répondu très vite à mes nombreux emails et dieu sait combien j'en ai envoyés !
* LES MOINS :
Des inconvénients somme toute mineurs, à l'exception de la propreté des étagères dans les chambres
- Chambre basique très aérée au sol et aux murs où il est donc fréquent de rencontrer de vilaines bêbêtes. Cafards, j'y suis habituée après 2 ans en Birmanie. En revanche, énorme araignée d'environ 15 cm de diamètre (pattes incluses), c'est moins excitant, d'autant plus que nous avons appris, quelques jours plus tard qu'elle était venimeuse !
- Propreté relative : les draps et la SDB sont propres mais les étagères de la nôtre était très sales et poussiéreuses
- L'île pourrait être plus calme : tous les matins, on se réveille avec les toussotements du générateur de l'hôtel. En fait, au bout de quelques heures, on n'y fait plus vraiment attention. La musique au bar pourrait être moins forte le soir, surtout pour les bungalows les plus proches de la réception. Mais le plus gênant a été le cocorico de 2 coqs pendant 5 jours, tous les matins à partir de 5h du matin, se relayant toutes les 20 secondes ! Heureusement, le 2nd coq a été mangé par le python en cage de l'île et les cocorico sont devenus moins fréquents. Et quand c'est la fête à Sablayan, la ville face à Pandan, de l'autre côté de la mer, c'est un boum boum techno qui dure toute la nuit, boum boum discret et étouffé, cependant vite oublié après une journée de plongée.
- Pas d'eau chaude et le rinçage à l'eau douce se fait avec une petite coupelle, ce qui n'est peut être pas du goût de tout le monde, mais cela ne nous a guère gênés durant ces 9 jours, si ce n'est le soir (les matins et soirées à Pandan étaient bien frais en janvier !).
- Le restaurant propose des repas buffet ou à la carte. Le petit déjeuner est à la carte. Le dîner est toujours un buffet, ce qui n'est pas toujours le cas du déjeuner. Et le resort demande aux clients de prendre un buffet par jour.
- Jojo le cuisinier est sympathique mais ses plats ne sont pas fameux, tantôt trop salés, tantôt trop sucrés et ses poissons très fades car pas du tout assaisonnés mais c'est acceptable et les quantités généreuses. Après tout, on ne vient pas sur l'île pour la nourriture.
- Il y a de l'électricité 24h sur 24h mais le voltage dans les chambres (12 V) est trop faible pour la lecture et charger les batteries d'appareils électroniques. Prévoir une lampe frontale pour lire et les batteries peuvent être chargées au centre de plongée de 8h à 17h (les prises étant réservées au personnel le soir mais en cas d'urgence, possibilité de charger aussi la nuit). Le chargement des batteries d'ordinateurs portables et de lecteurs de DVD sont facturés 40 Pesos (téléphones et appareils sont gratuits).
- Le restaurant ouvre vers 6h30 lorsque des voyages à Apo Reef sont organisés. Le départ des bateaux étant prévu pour 7h, les plongeurs ont peu de temps pour petit déjeuner. Le bateau part dont toujours avec 20 min de retard.
- Couper les noix de coco et les énormes branches mortes pour éviter que quelqu'un ne soit assommé ! Près de notre bungalow, deux feuilles de cocotier avec de gigantesques pics pointus ont fait un vrai vacarme en tombant.
- Quelques infos incorrectes communiquées aux clients : erreur pour les prix des repas sur la liste des tarifs internet (petit déjeuner à la carte et non 200 Pesos, 2 buffets à 800 Pesos et non 600 Pesos) ; Il nous a été dit que les horaires des bateaux pour Batangas - Abra Del Ilog n'étaient pas fixes (mais ils sont affichés derrière le bar) et qu'il était impossible de faire Manille - San José - Pandan dans une même journée à cause de l'arrivée tardive de l'avion à San José (mais tous les clients l'ont fait d'une seule traite, avec une arrivée de nuit à Pandan, vers 21h)
- Pas de wifi mais un poste pour les clients, ouvert jusqu'à 18h. Mais c'est déjà bien d'avoir internet sur l'île !
------ MARIPOSA DIVERS ------
* LES PRIX : 1 200 Pesos (18,75 Euros) par plongée avec bouteille et plombs ou 12 200 Pesos (190 Euros) pour 11 plongées sans équipement dont une gratuite. Comme les plongées sur Pandan ne sont pas terribles et qu'il n'y a pas toujours des voyages sur Apo prévus tous les jours, il ne vaut mieux pas prendre le package 6-11 jours plongées illimitées (les jours non plongés en raison de problèmes de santé ou autres seront quand même pris en compte dans la note finale)
* NOTRE AVIS : Club vivement recommandé
* FONCTIONNEMENT :
- Le centre possède 2 bateaux de plongée : Karla (7 pers.) et Pikoy (10 pers.)
- Un voyage sur Apo Reef à la journée comprend 3 plongées et le déjeuner.
- Un séjour d'une nuit à Apo Reef inclut 6 plongées et les repas. Les voyages plongée et transfert sur Coron ou Sangat se répartissent sur 2 nuits avec également 6 plongées.
* LES PLUS :
- Le centre est convivial avec un espace réservé aux plongeurs désireux de discuter après les plongées ou consulter des ouvrages de faune et flore sous-marines.
- Le club est bien géré par Anthony, un filipino qui travaille pour le centre depuis plus de 19 ans et se montre soucieux de la satisfaction des clients.
- Les guides de palanquée sont comptétents, souriants et patients
- Les 2 bateaux de plongée, Pikoy et Karla, sont confortables, spacieux et bien entretenus
- Les plongées durent une heure maximum et les guides laissent volontiers sous l'eau les binômes ayant encore de l'air tandis que le reste du groupe remonte avant.
- Prix raisonnables des plongées : 1 200 Pesos sans équipement ou 1 550 Pesos avec matériel (18,75 - 24.3 Euros) la plongée.
* LES MOINS :
- Les voyages à Apo Reef ne sont pas programmés tous les jours. En y allant en période de grande affluence, les plongeurs auront la chance de plonger plus souvent sur Apo Reef.
- Au prix fixe des plongées, se rajoute le coût du bateau, dépendant du nombre de passagers, faisant ainsi varier les prix des voyages à Apo Reef d'un jour à l'autre.
- La plongée obligatoire d'évaluation, effectuée sur Pandan vers 9h30 ou 14h30, et soit-disant destinée à vérifier le niveau des plongeurs, n'a en fait aucune valeur pédagogique : les exercices imposés (vidage de masque, respiration alternée) ne sont même pas pratiqués pendant la plongée. Et cela n'a pas empêché les guides de palanquée d'emmener à 28-29 m des open water normalement limités à 18 m. De plus, la plongée d'évaluation fait perdre une journée de plongée à Apo Reef, s'il y en a une programmée le même jour.
- Pas de bacs sur les bateaux pour les appareils photos
- L'eau potable, quasiment toujours incluse dans les tarifs des centres de plongée en Asie du Sud-Est (sauf aux Maldives), n'est pas comprise dans les voyages à Apo Reef. Les prix sont corrects (40 Pesos pour une bouteille d'un litre) mais c'est le principe qui paraît bizarre.
- Les packages de 6-11 jours de plongées illimtées ne valent pas la peine : pas flexibles (6 jours sans interruption) ; les jours non plongées sont facturés ; obligation de prévenir le club à l'avance sans possibilité de changer de formule en cours de route
- Certaines parties du pont supérieur sont exposées au vent et aux courants d'air, pas très bien pour y passer la nuit
- Les coûts des transferts en voiture privée à partir d'Abra et de San José vers Sablayan sont plus élevés que ceux proposés sur place.
------ COMMENT SE RENDRE A PANDAN A PARTIR DE MANILLE ------
* Via Batangas :
- Manille - Batangas : voiture / 1h30 - 2h / 2 500 Pesos par voiture
- Batangas - Abra Del Ilog : bateau / 2h30 / 208 PHP par pers pers.
- Abra Del Ilog - Sablayan : bus ou minivan / 3h30 / 165 PHP (bus) par pers. ou 2 000 PHP (minivan) pour 2 pers
- Sablayan gare routière à embarcadère : tricycle / 15 mins. / 30 PHP par pers
- Sablayan - Pandan : bateau / 20 mins. / 200 PHP pour 2 pers.
* Via San José :
- Manille - San José : avion / 1h
- San José - Sablayan : bus ou minivan
- Sablayan - Pandan : bateau / 20 mins.
------ SANGAT ISLAND RESORT ------ (www.sangat.com.ph)
* NOTRE AVIS : Joli resort dans un environnement agréable mais le service pourrait être meilleur vu les prix élevés. Un mauvais rapport qualité prix. On n'y reviendra pas et on ne recommande certainement pas, sauf peut-être aux plongeurs fanas d'épaves et ayant quelques moyens financiers !
* LES PRIX : 94 USD ou 4 500 PHP par pers. par nuit (logement et repas inclus)
* NOTRE CHAMBRE : Malunggay, calme et avec vue sur la mer, l'avant dernière près de la plage privée
* LES PLUS :
- Beau site entouré de pitons rocheux habités par des singes
- Du calme, du calme et du calme accompagné de la mélodie du vent et du clapotis des vagues
- Bungalow basiques mais propres et bien aérés. Demander ceux en bord de plage
- Repas copieux, équilibrés, bien cuisinés et servis à l'heure
- De la Wifi gratuite au bar
- Possibilité de charger ses batteries 24h/24h au bar et de 18h à 6h30 dans les chambres.
- Des serveuses prévenantes et souriantes
- Une architecture des bâtiments en harmonie avec la nature. Restaurant et bar agencés de manière convivial. Pas de musique trop forte le soir.
- Des hamacs placés devant les bungalows
* LES MOINS :
C'est surtout l'indifférence du personnel qui nous a le plus choqué, surtout à ce prix !
- A l'exception de Jojo le jovial instructeur allemand, des 3 serveuses, de Rohan l'assistante et des deux barmen, le reste du personnel est plutôt indifférent et triste (contrairement à celui de Pandan Island Resort toujours attentionné avec le sourire au lèvres). L'assistant filipino, qui ne nous a addressé qu'une fois la parole pour essayer de nous vendre un billet d'avion, ne s'est même pas donné la peine de nous saluer au moment du départ alors qu'il était à seulement 2 m de nous.
- Aucun prix n'est affiché au resort. Si le site internet mentionne des prix en USD, ceux appliqués sur les factures à la fin du séjour sont en Pesos.
- Une taxe de 12%, mentionnée nulle part dans les emails et sur le site internet a été appliquée à la facture finale (logement et plongées) d'un couple de français qui a protesté avec véhémence. Seule une taxe de 5% sera finalement a été calculée sur les boissons, ce qui sera également le cas de notre facture.
- A l'exception d'une balade sur la plage, la chasse aux singes, et le canoë kayak vers la source d'eau chaude, y'a vraiment pas grand chose à faire sur l'île
- Parsemée d'algues, la plage face au resort n'est pas du tout propice à la baignade ni au snorkelling
- Prix élevés des excursions : 76,5 USD ou (env 5 000 Pesos) par bateau pour visiter l'île de Coron (650 Pesos par pers pour se joindre à un tour organisé).
- L'île de Coron, la principale attraction des environs, se trouve à 15 mins de bateau lent de la ville de Coron contre 50 min de Sangat.
- Pour un tel prix, on s'attend à avoir l'eau chaude, du shampoing et du gel douche dans les SDB. Seuls des petits savons sont fournis.
- Cinq boissons alcoolisées nous ont été facturées par erreur. Et l'assistante avait oublié d'inclure le nitrox. Pas très sérieux.
- L'hôtel possède une jetée mais le jour du départ, à marée basse, le batelier nous a fait partir de la plage et a mis le moteur en marche alors que nous étions juste derrière ce denier, nous éclaboussant généreusement au passage.
- Sur le bateau nous emmenant vers Coron, il a fallu utiliser des ponchos pour protéger nos sacs des embruns. Il faudrait que le resort prévoit des toiles de protection pour les bagages.
------ LE CENTRE DE PLONGEE ------
* LES PRIX : 1 600 PHP ou 35 USD la plongée sans équipement ; 8,5 USD ou 400 PHP pour le nitrox par bouteille ; 50 PHP de droit d'entrée sur chaque épave
* NOTRE AVIS : Seul Jojo l'instructeur allemand semble soucieux des clients. Le club est mal géré lorsqu'il n'est pas présent.
* FONCTIONNEMENT :
- Un speed boat est utilisé pour les plongées
- Deux plongées sont proposées par jour : 9h et 14h avec la possibilité d'en faire 4 par jour
- Min 2 pers. pour une sortie plongée au Lac Barracuda. Le prix de la plongée comprend le coût du transfert en bateau et normalement la visite de la plage de Banol et des Lagons jumeaux.
- Le nitrox s'avère utile à Sangat !
* LES PLUS :
- Les épaves sont à 10-30 min de bateau de l'île de Sangat (contre 50 min-1h10 de Coron), le bateau revient donc au resort après chaque plongée
- Infrastructures propres et bien aérées pour les appareils photos et les équipements plongée
- Les guides de palanquée font attention aux plongeurs et interviennent très vite en cas de problème durant les pénétrations d'épaves.
* LES MOINS :
- Le personnel filipino du centre n'est pas vraiment accueillant ni disponible : Bing l'instructeur en charge du club lors de l'absence de Jojo était davantage préoccupé par la construction du prochain bateau croisière pour son patron que par la satisfaction des clients ; Kalui le divemaster n'est guère loquace ; Elsie la copine du grand patron passe son temps devant son ordinateur portable. Après chaque plongée, les membres du personnel disparaissent très rapidement, sans prendre le temps de discuter avec les clients du programme des prochaines plongées. Aucun moyen donc de demander un renseignement. Jojo, toujours de bonne humeur, est le seul du club qui prend le temps de répondre aux questions des clients.
- L'instructeur et les divemasters locaux ne semblent guère motivés par leur boulot voire se montrent indifférents : le dernier jour, Bing nous affirmait qu'en raison des forts courants de la pleine lune, il n'était pas possible de plonger sur l'Akitsushima, le seul véritable navire de guerre de la flotte japonaise coulée autour de Sangat. Le lendemain, Jojo l'allemand, de retour de week end, nous informait que nous aurions peut-être eu un peu de courants mais que la plongée aurait été tout à fait faisable. De même, Bing ne voulait pas organiser une matinée plongée au Lac Barracuda avec seulement 2 plongeurs (nous deux), ce que Jojo a accepté. Et après la plongée au Lac Barracuda, il a fallu insister pour que le bateau nous emmène voir les Lagons jumeaux, normalement inclus dans une excursion sur l'île de Coron. Et encore, Elsie la guide de palanquée ne nous a pas proposé de nous y attarder pour pénétrer dans les lagons ! Bref, le personnel filipino du centre de plongée organisent parfois les excursions en fonction de ce qui les arrange et non des souhaits des clients.
- Les mesures de sécurité ne sont pas toujours respectées par les guides : Kalui nous a fait passer dans des endroits très étroits dans le Morazan, surtout qu'aucun d'entre nous n'était certifié plongée en épave et n'avait l'équipement nécessaire. Et lors de la plongée sur l'Irako, l'épave la plus profonde, Elsie n'a pas suivi le premier groupe, a emprunté un autre chemin qui nous faisait retomber sur les autres plongeurs dans la salle des machines où Christophe a été pris dans un embouteillage à 37 m et a dû se retrouver en décompression de 3 ou 4 mins en attendant que les plongeurs du premier groupe sortent de la salle (tout en nous donnant des coups de palme sur la tête et le visage).
------ COMMENT SE RENDRE A SANGAT ------
* A PARTIR DE MANILLE :
- Manille - Busuanga : vol - 1h
- Busuanga - Coron : voiture - 30 min
- Coron - Sangat : bateau - 45 min
* A PARTIR DE L'ILE DE PANDAN :
- Pandan - Sangat : bateau - 6h - 27 500 PHP, déjeuner inclus (solution avantageuse seulement pour un minimum de 4 passagers)
- Repasser par San José puis Manille et obligation de dormir à Manille